Le président de Logisco, Michel Parent, sur l’un des chantiers de construction de l’entreprise à Saint-Romuald.
Le président de Logisco, Michel Parent, sur l’un des chantiers de construction de l’entreprise à Saint-Romuald.

Logisco: Trouver la lumière dans le brouillard

«À titre de président, mon travail consiste à prévoir les coups que nous jouerons dans deux ou trois ans. Avec la crise, les indicateurs sur lesquels je m’inspire pour faire mes prévisions sont passés par-dessus bord !», avoue le patron de Logisco, Michel Parent.

«Depuis les trois derniers mois, j’ai l’impression de piloter un navire en plein brouillard».

Dans la région de Québec, le développeur immobilier gère 174 immeubles, 4000 appartements, trois résidences pour aînés autonomes et semi-autonomes, deux hôtels et des espaces commerciaux totalisant plus d’un demi-million de pieds carrés. Tout ça avec un équipage de 350 employés.

«Notre plan de développement hôtelier a été mis sur la glace. Même chose pour nos projets d’ajout d’espaces commerciaux et de bureaux. Dans le cas des résidences pour les aînés, c’est encore l’inconnu. Par contre, je sais que le défi de trouver de la main-d’œuvre sera difficile surtout que le gouvernement s’engage à accroître le salaire des préposés aux bénéficiaires dans les établissements publics. Comment pourrons-nous demeurer compétitifs ? La capacité de payer de la clientèle a ses limites.»

Pour l’entreprise, les investissements, au cours des prochains mois, seront essentiellement consacrés à développer de nouveaux projets multi-résidentiels, un segment de marché «qui fonctionne comme jamais», affirme Michel Parent.

Au moment où le Québec se mettait sur pause et que les chantiers fermaient les uns après les autres pour une durée de quatre semaines, Logisco avait une lourde commande sur les bras : livrer 150 appartements à temps pour juin et juillet. Un défi qui sera relevé, assure M. Parent, avec moins de dix jours de retard dans le cas, par exemple, d’un projet de 80 unités à Lévis.  

La location d’appartements représentait aussi une préoccupation pour Michel Parent. Comment attirer de nouveaux clients s’ils ne peuvent pas venir visiter en personne un logement ? Un système de visites en ligne a été rendu rapidement accessible. La signature des baux peut même se faire électroniquement. 

«J’avais des doutes sur l’efficacité de cette technologie», soulève M. Parent «mais les résultats ont dépassé mes espérances. Nous avons réussi à louer 150 appartements de cette façon.»

LA LEÇON APPRISE

«Trouver, dans notre vie, un juste équilibre entre le travail, le repos, les loisirs et les humains qui nous entourent.»