Hugo Magnan, président de Cuisine Malimousse, et Daniel Bérubé, directeur du développement des affaires.
Hugo Magnan, président de Cuisine Malimousse, et Daniel Bérubé, directeur du développement des affaires.

Cuisine Malimousse : la crise comme tremplin

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Collaboration spéciale
«J’étais désemparé. J’avais réduit mon personnel de moitié. Je me voyais acculé à la faillite»

Président de Cuisine Malimousse, Hugo Magnan a eu les larmes aux yeux à quelques reprises depuis l’apparition de la COVID-19 dans nos vies. Tranquillement, les choses se tassent pour l’entreprise de fabrication de produits alimentaires de Saint-Augustin-de-Desmaures.

«Nos clients reprennent graduellement leurs affaires. La majorité de nos 52 employés sont de retour. Et notre mayonnaise de marque MAG fera bientôt son entrée dans les supermarchés.»

Le pain et le beurre de Malimousse, c’est sa mayonnaise. Son marché, c’est celui de la restauration. Il représente 60 % de son chiffre d’affaires. Dans la région de Québec, les restaurants Yuzu Sushi, Normandin, Chez Victor, Archibald, La Cage, Aki Sushi et St-Hubert, entre autres, utilisent les sauces mayonnaise de Malimousse pour accompagner certains mets.

«Les uns après les autres, nos clients nous appelaient pour annuler leur commande. Nous nous sommes retrouvés le bec à l’eau», raconte M. Magnan.

La nécessité étant la mère de l’invention, Malimousse a relancé un vieux projet : vendre sa mayonnaise dans les supermarchés. Ses trempettes, tartinades et mousses aux fruits s’y trouvent déjà.

«Il y a deux ans, nos approches avec les grands distributeurs n’avaient rien donné. Avec Hellmann’s et Kraft, le marché de la mayonnaise dite classique est intouchable pour un petit joueur comme nous», explique le président de l’entreprise que son père, Jacques Magnan, a fondée en 1989.

«Lorsque le gouvernement a commencé à livrer son message sur l’importance d’acheter des produits québécois, il y a eu une prise de conscience collective. Pour nous, l’occasion était belle de revenir à la charge auprès des distributeurs. Cette fois, ils nous ont écoutés et ils ont accepté de nous faire une place sur les tablettes à côté des marques nationales», raconte Hugo Magnan.

Les consommateurs pourront notamment acheter la mayonnaise MAG chez IGA et Metro.

LA LEÇON APPRISE

«C’est juste un virus, ça va passer, me disait ma jeune sœur. Il faut faire confiance à la vie.» 


Les consommateurs pourront notamment acheter la mayonnaise MAG chez IGA et Metro.