Les gens de la forêt, ce sont aussi ceux qui y pratiquent des activités récréotouristiques.

Qui sont les gens de la forêt?

MATANE — Au Québec, près de 60 000 emplois directs découlent des métiers de la forêt et du bois. En y additionnant les emplois indirects et ceux du domaine récréotouristique, tout comme ceux liés à l’exploitation de produits forestiers non ligneux, ce nombre grimpe à 120 000. Mais, qui sont ces gens de la forêt?

Pour la vice-doyenne aux études de la faculté de foresterie, géographie et géomatique de l’Université Laval, les travailleurs d’usine font eux aussi partie des gens de la forêt, au même titre que ceux qui approvisionnent ces usines. Selon Nancy Gélinas, les communautés autochtones qui vivent dans les zones forestières sont également des gens de la forêt.

Il ne fait pas oublier, selon elle, les gestionnaires de zones d’exploitation contrôlée (ZEC). Parmi les utilisateurs, il y a des chasseurs, des villégiateurs, des ornithologues, des excursionnistes et tous ceux qui développent des activités d’écotourisme ou de cueillette de champignons.

Pour le président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, les quelque 60 000 personnes qui vivent directement de la forêt et les quelque 220 municipalités qui en dépendent ont un impact sur les grands centres. «Que ce soit à Montréal ou à Québec, il y a plusieurs entreprises qui gravitent autour de l’industrie forestière», stipule Stéphane Forget.

Le président du comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec, Pierre Corbeil, résume les gens de la forêt et le territoire qu’ils se partagent au trio «terrain de jeu, gagne-pain et garde-manger».