Les élus du Kamouraska ont utilisé le bois comme principal matériau pour la construction de l’Édifice Claude-Béchard, situé à Saint-Pascal.

Construction en bois: les municipalités doivent donner l’exemple

MATANE — «Si chacune des municipalités et des MRC donne l’exemple en utilisant du bois pour leurs constructions publiques, on va contribuer à une économie forte de la forêt», estime le président du Regroupement des communautés forestières et premier vice-président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Yvon Soucy.

«Elles donnent aussi l’exemple aux entreprises privées», poursuit-il. L’utilisation du bois dans les nouvelles constructions publiques est d’ailleurs l’élément phare du plan d’action 2018-2019 élaboré par le Regroupement des communautés forestières. La publication d’un guide sur l’utilisation du bois, qui représente 2,8% du PIB du Québec, est aussi dans les cartons.

Le plan d’action repose sur quatre axes:

1) conserver et favoriser une industrie essentielle;

2) favoriser des mesures concrètes pour intégrer davantage de bois dans les projets municipaux d’énergie et de construction;

3) aménager la forêt pour combattre les changements climatiques;

4) développer les économies de la forêt. Une déclaration commune est née de ce plan d’action que la FQM enjoint les municipalités à adopter. «Près de 200 municipalités et MRC l’ont adoptée», se réjouit le président du Regroupement.

La MRC du Kamouraska, pour laquelle Yvon Soucy est le préfet, donne l’exemple dans la construction de bâtiments publics en bois. L’Édifice Claude-Béchard, qui abrite d’ailleurs les bureaux de la MRC, en est un exemple. Une autre construction en bois sera mise en chantier l’été prochain à La Pocatière. Au coût de 2,4 millions$, la mise en chantier de la Maison d’accueil touristique du Kamouraska privilégiera l’utilisation du bois.

Les priorités de l’UMQ

À l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le comité forêt priorise deux grands dossiers: le bois d’oeuvre et le caribou forestier. Le comité forêt adhère en totalité aux recommandations du forestier en chef. D’ailleurs, sa recommandation phare, qui porte sur les bois mal aimés, préoccupe le comité, qui réunit une quinzaine de maires.

«Certains types de bois ont moins de valeur et trouvent moins preneur dans l’industrie forestière traditionnelle, explique Jean-Maurice Matte, qui est membre du comité forêt. Il faut trouver des alternatives économiques pour ces volumes de bois qui sont laissés sur les parterres de coupe. On souhaite qu’il y ait plus d’effort qui soit fait par les gouvernements pour étudier et accompagner les industries qui veulent tendre vers ce type de production.»