Le directeur général du 39e Salon international de l’auto de Québec, Charles Drouin, et le président du Salon et nouveau président de la Corporation Mobilis, Éric Dorval, demeurent positifs quant à l’avenir du Salon de Québec.

«Les salons continueront d’exister», selon le dg du Salon de l'auto de Québec

Du 3 au 8 mars, le Centre de foires et le Pavillon de la jeunesse d’ExpoCité accueilleront pour une autre fois le Salon international de l’auto de Québec (SIAQ). Malgré les signaux que l’on entend des autres principaux salons dans le monde, les organisateurs du Salon de Québec persistent à dire que l’événement est «l’incontournable de la semaine de relâche» et que de tels salons continueront d’exister.

Par contre, il faut souligner que celui de Detroit a décidé de déplacer ses dates en juin. Car le salon CES de Las Vegas entrait carrément en compétition avec l’événement américain qui était pourtant LE rendez-vous annuel. Sans oublier le Salon de Francfort qui a annulé sa tenue prévue en septembre prochain, en raison de la désaffection des constructeurs. Trois villes allemandes tenteront de récupérer le Salon : Hambourg, Berlin et Munich.

Plus près de nous, l’autre salon international, celui de Genève a été contraint d’annuler sa tenue en raison du coronavirus. Il devait ouvrir le 5 mars. «Je ne voudrais pas être à la place du promoteur du Salon de Genève en ce moment», affirme Charles Drouin, directeur général du SIAQ et aussi chef de la direction de la Corporation Mobilis. «Ça doit être l’enfer! Surtout quand tu prépares ton salon depuis un an, et même plus, et qu’à la dernière minute, il faut tout annuler.»

Cependant, M. Drouin persiste et signe. «Les salons continueront d’exister. Tout le monde est présent [à notre salon]. Je demeure positif et je vais continuer de l’être», ajoute-t-il. «On travaille encore plus fort. Les salons vont se positionner comme des événements. Depuis six ans, on a travaillé pour convertir le Salon de Québec en événement.»

En plus d’avoir «toutes les marques et tous les modèles sous le même toit», le promoteur plaide que le SIAQ n’a pas de parcours dirigé — comme peuvent avoir d’autres salons —, qu’il n’y a pas de pression et qu’il y règne un sentiment de liberté. «Et il permet aussi de rêver», dit M. Drouin, en soulignant la venue de 12 voitures de collections privées, totalisant plus de 20 millions $ (lire ici). «C’est un coup de circuit. Il y a eu beaucoup de travail pour faire venir tout ça ici!» s’exclame-t-il.

Il estime que les retombées économiques pour la tenue du Salon s’élèvent à 47 millions $. Plus de 2000 personnes travaillent au Salon pendant l’événement et 500 participent au montage.

«Il y a cinq ans, il y avait 50 remorques de 53 pieds qui apportaient du matériel. Maintenant, il y en a 100. Ce qui démontre la croissance de l’événement. Les constructeurs amènent dorénavant leurs gros kits d’exposition», justifie-t-il.

«Bougie d’allumage»

Le Salon de l’auto de Québec qui propose 220 000 pieds carrés d’activités et d’exposition est aussi la «bougie d’allumage» de la vente d’automobiles de la capitale et des régions environnantes.

«Il y a une explosion dans les concessions tout de suite après», confirme Éric Dorval, président du SIAQ et le nouveau président de la Corporation Mobilis. «Il s’agit d’une vitrine exceptionnelle, c’est le kickoff du printemps!»

Un autre argument dont les promoteurs avancent pour la pertinence du SIAQ, c’est la proportion de visiteurs en processus d’achat, 72 %. «On est les meilleurs», lance M. Drouin.

«À Québec les gens viennent plus pour magasiner», note M. Dorval. «Une personne sur 10 habitant la région vient au Salon de l’auto, tout en attirant des gens de tout l’Est-du-Québec et du Saguenay.»

Selon M. Drouin, 30 % de la clientèle du SIAQ est considérée comme touristique, si on se fie au critère des 40 kilomètres et plus.

Événement familial

De plus, par sa tenue durant la semaine de relâche, le SIAQ reste un «événement par excellence» pour la semaine de relâche.

La famille est au centre des préoccupations de la Corporation Mobilis, avec la Zone familiale Toyota et la Journée familiale Normandin. Tout est en place pour que les plus jeunes profitent de leur visite au Salon.

«Il y aura la zone de jeux vidéo où plusieurs types de consoles [PS4, XBox One] avec des jeux de course seront disponibles. Et Passe-temps 3000 revient avec sa piste de course électrique géante faisant 26 pieds sur 8», énumère M. Drouin.