Sur une photo murale trônant au nouveau siège social de Souris Mini à Québec, une fillette, riant de bon cœur, accueille le visiteur. «C’est moi!», intervient Annie Bellavance, la présidente fondatrice de l’entreprise.

Souris Mini: 30 ans et toutes ses dents!

Le Soleil salue le retour du collègue Gilbert Leduc dans notre section Affaires. Retraité depuis quelques mois, Gilbert a laissé un excellent souvenir dans le monde des affaires de la grande région de Québec. À titre de collaborateur, notre collègue signera occasionnellement des textes pour mieux faire connaître des gens d’affaires et des entreprises d’ici.

Sur une photo murale trônant dans le hall d’entrée du nouveau siège social de Souris Mini à Québec, une fillette, riant de bon cœur, accueille le visiteur. 

«C’est moi!», intervient Annie Bellavance, la présidente fondatrice du designer et détaillant spécialisé dans les vêtements pour enfants. «J’avais huit ans. Regardez ma robe. Ma mère l’avait achetée chez Clément.»

Sur la photo murale immortalisant, cette année, le 30e anniversaire de Souris Mini, les frimousses des enfants et des petits-enfants de la femme d’affaires s’y retrouvent également.

«J’aime toujours habiller les enfants. Avec mon équipe, nous avons constamment de nouvelles idées. Une saison se termine et nous sommes excités par la nouvelle qui s’en vient», raconte celle qui a plongé tête première dans le monde de la création de vêtements parce qu’elle était insatisfaite de la marchandise offerte dans les magasins.

Pour Annie Bellavance et son conjoint Steeve Beaudet, qui est aussi copropriétaire de Souris Mini, ce 30e anniversaire prend une saveur particulière.

En décembre 2017, l’entreprise se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Ses dettes totalisaient près de 18 millions $. «Nous étions pris à la gorge avec des baux à long terme qui affectaient notre rentabilité», explique Mme Bellavance. 

«Nous n’avions pas le choix de nous placer à l’abri de nos créanciers pour nous donner le temps de préparer un plan stratégique visant à repositionner certaines de nos activités afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la clientèle.»

Confiance et transparence

En juin 2018, l’entreprise annonçait qu’elle était maintenant sortie de sa mauvaise passe. Pour y arriver, elle a fermé neuf boutiques et remercié une centaine d’employés. «C’est plate, mais il a fallu agir de la sorte pour assurer la survie de l’entreprise.»

Aujourd’hui, la compagnie possède 21 boutiques et fait travailler 250 personnes.

Souris Mini a pu renégocier ses baux. Elle a aussi accueilli dans son actionnariat deux hommes d’affaires de Québec, Michel Cadrin et Denis Dussault. Ils ont pris la relève du Fonds de solidarité FTQ et de la BDC qui ont décidé de ne plus les accompagner.

Mme Bellavance a toujours cru que son entreprise allait s’en sortir. 

«Un entrepreneur doit parfois prendre des décisions difficiles pour le bien de l’entreprise. Nous l’avons fait à plusieurs reprises depuis 30 ans. Nous avons toujours réussi à surmonter les épreuves. Même s’il a fallu aller cogner à des portes pour attirer de nouveaux investisseurs, nous ne nous sommes jamais laissés abattre.»

Aujourd’hui, le couple Bellavance-Beaudet détient le tiers de l’entreprise. MM. Cadrin et Dussault en ont acheté un tiers chacun.

«Tout au long de notre passage obligé, nous avons choisi d’être transparents et d’agir comme un bon père de famille le ferait. Déjà nous connaissions les grandes lignes de notre plan stratégique. Nous savions exactement où nous voulions aller. Et nous n’avons jamais cessé de créer et de produire.»

sourismini.com