«Nous sommes à mettre au point des composantes qui permettront, entre autres, de sabler et de polir des pièces», souligne le pdg et cofondateur de Robotiq, Samuel Bouchard.
«Nous sommes à mettre au point des composantes qui permettront, entre autres, de sabler et de polir des pièces», souligne le pdg et cofondateur de Robotiq, Samuel Bouchard.

Robotiq parmi les «meilleurs de la planète»

Ses ingénieurs parcourent le monde pour dénicher des fournisseurs qui vont leur permettre de rassembler tous les morceaux de robots nécessaires. «On ne travaille qu’avec les meilleurs sur la planète», insiste Yves Proteau.

Parmi les «meilleurs de la planète», il s’en trouve un à Lévis. 

Fondée en 2008 par trois étudiants du Laboratoire de robotique de l’Université Laval, Robotiq conçoit et fabrique des composantes pour les robots collaboratifs : des pinces adaptatives, des capteurs d’effort, des caméras et des logiciels de suivi de rendement.

En 2018, une société d’investissement américaine dépliait 31 millions $ pour permettre à Robotiq de poursuivre son ascension – l’entreprise de 140 employés est aujourd’hui présente dans une cinquantaine de pays – et de développer d’autres produits. Ses clients se trouvent principalement dans l’industrie de la fabrication de pièces pour les constructeurs automobiles.

«Nous sommes à mettre au point des composantes qui permettront, entre autres, de sabler et de polir des pièces», souligne le pdg et cofondateur de Robotiq, Samuel Bouchard.

Robotiq est aussi partenaire de l’École de technologie supérieure dans la création de la Chaire de recherche industrielle en robotique collaborative qui explorera les différentes applications possibles de cette technologie utilisant la robotique, la mécanique, l’électronique et les sciences cognitives pour assister l’humain dans ses tâches quotidiennes.

En étroite collaboration avec Robotiq, APN Global s’affaire à mettre la dernière touche à un robot qui, à partir d’une pince adaptative à deux doigts et d’une caméra conçues par l’entreprise de Lévis, manipulera, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, des petites pièces d’un moteur d’avion. 

«Notre mission est d’aider les manufacturiers à affronter leur défi le plus important : le manque de main-d’œuvre. Nous le faisons en leur proposant le recours à des robots collaboratifs prêts à l’emploi (plug and play) nécessitant un minimum d’interventions pour l’utilisateur. Il faut que ça soit simple», mentionne Samuel Bouchard.