Les fondateurs de la firme de jeux video Polymorph Games, Philippe Dion et Leo Carnaut Delord.

L’exploit de Polymorph Games

Polymorph Games est en voie de prouver qu’un petit studio de Québec peut distribuer lui-même, et ce à l’échelle planétaire, un jeu vidéo conçu et réalisé par une poignée d’artisans dans ses locaux de la rue Saint-Joseph. Et, du même coup, d’empocher tous les revenus des ventes de son projet phare appelé Foundation.

«Depuis un peu moins d’un an, nous avons déjà vendu 200 000 copies (30 $ chacune) de notre jeu de simulation de construction d’une cité médiévale», expose Philippe Dion qui, en février 2016, fondait Polymorph avec Léo Carnaut-Delord. Les deux entrepreneurs oeuvraient auparavant au sein de Frima.

Foundation a connu un départ canon. Une collecte de fonds sur la plateforme de financement participatif Kickstarter avait permis à Polymorph de récolter 167 000 $ pour lancer son jeu qui est disponible sur la boutique en ligne Steam. Une opération qui a dépassé les attentes les plus optimistes des deux entrepreneurs qui espéraient amasser 75 000 $.

«Nous espérons atteindre 500 000 copies vendues d’ici deux à trois ans. Ce qui représenterait un exploit pour un petit studio comme le nôtre», affirme Philippe Dion en indiquant que les dix employés de Polymorph travaillent d’arrache-pied afin de poursuivre le développement de Foundation en y apportant des mises à jour et en y ajoutant du contenu complémentaire. «Il faut maintenir l’intérêt des joueurs et la visibilité du produit.»

Miser sur des propriétés intellectuelles comporte son lot d’embûches. «Le financement pour la production d’un jeu vidéo est un défi», signale Philippe Dion en mentionnant que l’entreprise, à ses débuts, misait sur la réalisation de contrats de programmation afin de financer les premiers pas de Foundation.

Y-aura-t-il un Foundation 2 ?Philippe Dion ne l’écarte pas. «Il reste encore du travail à faire avec le premier ».