Sophie Bourlard fabrique et commercialise des macarons personnalisables colorés naturellement faits avec du chocolat belge et sans additif alimentaire.

La pâtissière qui ne savait pas faire des macarons…

S’il y avait un gâteau que Sophie Bourlard n’arrivait jamais à réussir, c’était le macaron. Aujourd’hui, elle est à la tête de son entreprise qui s’appelle, vous l’aurez deviné, Les macarons de Sophie !

«Un macaron, c’était l’une des seules choses que je n’arrivais pas à faire», explique Sophie Bourlard, une Belge débarquée à Québec avec sa famille en 2010. «Jusqu’au jour où l’une de mes amies m’a offert un cours à l’école Ateliers & Saveurs.»

La préparation de macarons est alors devenue une passion pour cette femme qui se décrit comme «têtue et perfectionniste». Sophie Bourlard s’est alors mise à cuisiner des macarons. Beaucoup de macarons. «J’ai littéralement gavé ma famille et mes collègues. On me disait qu’ils étaient bons. Au boulot, je n’arrivais plus à me concentrer sur mes dossiers. Dans ma tête, je ne voyais défiler qu’une seule chose : des macarons.»

Poussée par la crise de la quarantaine, Sophie Bourlard quitte son poste d’adjointe administrative et fonde, en 2016, Les macarons de Sophie. Elle se spécialise dans la fabrication et la vente de macarons personnalisables colorés naturellement faits avec du chocolat belge et sans additif alimentaire.

Les commandes s’accumulent et bientôt sa cuisine devient trop exiguë. C’est alors que Mycélium viendra tout bousculer. Une initiative de la Ville de Québec et gérée par l’incubateur-accélérateur AG Bio Centre, Mycélium accompagne les entrepreneurs qui souhaitent commercialiser les produits alimentaires novateurs.

La pâtissière autodidacte fait partie de la première cohorte d’entrepreneurs hébergés par Mycélium dont les installations ont pignon sur rue dans Le Grand Marché et comprennent une cuisine de 1500 pieds carrés.

«Avant d’arriver chez Mycélium, je faisais des sous en vendant mes macarons, mais je n’étais pas structurée. Je n’avais pas identifié mon marché cible. Maintenant, je sais que je dois miser sur les entreprises et les institutions. Elles aiment voir leur logo dessiné sur des macarons qu’elles distribuent ensuite à leurs clients», explique Mme Bourlard en précisant que depuis son arrivée chez Mycélium, elle avait triplé sa cadence de production, fait bondir son chiffre d’affaires de 50 % et créé deux emplois.

La femme d’affaires s’est déjà mise à la tâche pour obtenir le financement lui permettant d’emménager dans de nouvelles installations. Gilbert Leduc (Collaboration spéciale)