Après une enivrante carrière de pilote d’hélicoptère militaire, Jean Le Bouthillier dirige Qohasm, une jeune société qui mis au point une plateforme de sécurité des données destinée aux institutions du secteur financier.
Après une enivrante carrière de pilote d’hélicoptère militaire, Jean Le Bouthillier dirige Qohasm, une jeune société qui mis au point une plateforme de sécurité des données destinée aux institutions du secteur financier.

Du pilotage d’un hélicoptère militaire à celui d’une jeune pousse

Pour Jean Le Bouthillier, aucune autre expérience ne réussira à lui apporter la sensation que procure le pilotage d’un hélicoptère militaire. Pas même la fondation d’une entreprise spécialisée en cybersécurité.

«Il n’y a rien de plus excitant que de piloter un hélicoptère», affirme le diplômé du Collège militaire royal du Canada de Kingston qui a notamment participé à des missions tactiques d’intervention au sein des forces spéciales de l’armée canadienne.

«J’aime évoluer dans un domaine qui exige un dépassement constant de ma part. Après avoir fait voler des hélicoptères, mon prochain défi était de fonder mon entreprise», exprime Jean Le Bouthillier qui, pour se préparer à sa nouvelle carrière, a obtenu une maîtrise en informatique, puis une maîtrise en administration des affaires de l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa.

C’est à Québec, sa ville natale qu’il a quittée à l’âge de 16 ans, que Jean Le Bouthillier a mis au monde Qohash, en janvier 2018, avec un collègue de l’Aviation royale canadienne, Guy Veilleux.

«Je voulais d’abord établir les pénates de l’entreprise à Waterloo ou à San Francisco, mais Guy m’a convaincu de revenir à Québec. J’y ai trouvé un écosystème entrepreneurial bien développé et surtout une volonté des milieux politiques et économiques d’intensifier les efforts pour aider les jeunes entrepreneurs à mener leur projet à bon port.»

Pendant un an, Qohash a séjourné dans l’incubateur-accélérateur d’entreprises technologiques de Québec, Le Camp. Elle y a développé Qostodian, une plateforme de sécurité des données destinée principalement aux institutions du secteur financier. Rapidement, la jeune pousse a su capter l’attention des sociétés de capitaux de risque canadiennes et américaines qui ont injecté «quelques millions $» pour permettre l’accélération du développement des outils technologiques mis au point par Qohash et leur commercialisation.

«De trois employés, nous sommes passés à 12 dès la première année», signale M. Le Bouthillier en mentionnant que l’entreprise vole maintenant de ses propres ailes et compte 25 travailleurs.

Un nombre qui pourrait encore augmenter en 2020 puisque la compagnie entend mener une nouvelle ronde de financement pour accélérer son incursion sur le marché américain. Gilbert Leduc (Collaboration spéciale)