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Voie rapide pour la commercialisation

La vente récente de deux entreprises locales du secteur des sciences de la vie et des technologies de la santé à des multinationales ne doit pas être inscrite dans la colonne des mauvaises nouvelles selon Québec International.

«Au contraire, cela permettra une accélération des processus de commercialisation des innovations réalisées ici à Québec», affirme Justin Mallet, directeur du développement des affaires de Québec VITEA, le créneau d’excellence en sciences de la vie et en technologies de la santé chez Québec International.

Rafraîchissons-nous la mémoire.

Le printemps dernier, l’américaine Meridian Bioscience mettait le grappin sur GenePOC, une entreprise de Québec fondée par le docteur Michel G. Bergeron qui a mis au point un système de diagnostic moléculaire permettant de détecter les maladies infectieuses en l'espace d'une heure sur les lieux de soins.  Une transaction de 160 millions $.

Puis, à l’automne, une autre multinationale du pays de l’Oncle Sam, Stryker, achetait TSO3 pour près de 70 millions $. Cette dernière fabrique des appareils permettant la stérilisation à l’ozone des équipements médicaux.

«Les PME sont confrontées à des enjeux de financement et d’accès aux marchés», indique Justin Mallet. «Dans le domaine de la santé, c’est particulièrement long et coûteux de pousser une innovation jusqu’à son utilisateur.»

Chez Endoceutics, par exemple, les études de phases deux et trois de l’Intrarosa ont coûté près de 20 millions $ et il a fallu attendre une décennie avant que le produit soit homologué aux États-Unis, note le président et chef de la direction, Dennis Turpin.

«GenePOC était rendue à l’étape de commercialiser son système de diagnostic aux États-Unis. Oui, elle aurait pu le faire elle-même, mais l’entreprise aurait dû investir des sommes colossales pour se doter d’une force de vente. Son acquéreur, Méridian, détient cette expertise. Même chose pour Stryker qui est implantée partout sur la planète», poursuit M. Mallet.

Et les conséquences de ces transactions sur les emplois ici à Québec ?

«Lorsqu’une multinationale achète une PME qui se consacre au développement de produits innovateurs, elle n’a pas intérêt à délocaliser les activités en matière de R-D, surtout lorsque cette PME évolue dans un écosystème riche comme le nôtre», insiste Justin Mallet en rappelant que des multinationales comme Mitsubishi Tanabe Pharma (Medicago) et Becton & Dickinson (BD Diagnostics) ont investi massivement à Québec après y avoir fait des emplettes il y a quelques années.

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Endoceutics : Poursuivre la mission de Fernand Labrie

«Âgé de 81 ans, le docteur Labrie pensait qu’il était éternel. À le voir mener tous ses projets, nous le pensions aussi», raconte Dennis Turpin.

Admis en décembre 2018 dans un hôpital de Québec pour soigner une infection, Fernand Labrie rendait l’âme, quelques jours plus tard, le 16 janvier 2019.

Arrivé en juin 2018 chez Endoceutics, l’entreprise biopharmaceutique fondée en 2006 par le Dr Labrie, Dennis Turpin a rapidement été désigné par la famille du chercheur et entrepreneur à la suite du décès de ce dernier pour veiller à la poursuite des affaires de la compagnie qui fabrique et commercialise à l’échelle planétaire l’Intrarosa, un traitement à base de prastérone s’adressant aux femmes ménopausées souffrant d’atrophie vaginale.

«Le Dr Labrie avait préparé un plan de relève au cas où un malheur allait lui arriver», explique M. Turpin qui occupe maintenant le poste de président et chef de la direction d’Endoceutics.

Pendant 20 ans, Dennis Turpin avait été à l’emploi d’AEterna Zentaris. Il avait notamment occupé le poste de premier vice-président et chef de la direction financière de l’entreprise des sciences de la vie fondée par Éric et Luc Dupont. En février 2016, il devenait vice-président et chef de la direction financière du Port de Québec.

«Je suis arrivé chez Endoceutics pour faire de la planification stratégique aux côtés du docteur Labrie», expose M. Turpin dont la mission première à la suite du décès du fondateur d’Endoceutics a été de redéfinir la formule de gouvernance de la compagnie afin de clarifier les rôles de chacun des dirigeants et d’assurer le partage de l’information.

«Même s’il contrôlait lui-même beaucoup de leviers au sein d’Endoceutics, le docteur Labrie avait su s’entourer de spécialistes de haut niveau pour gérer les différentes sphères d’activités de sa compagnie.»

Dennis Turpin précise que des membres de la famille Labrie occupent des postes stratégiques au sein de l’entreprise dont Claude (président du conseil et directeur de la recherche scientifique), le fils de Fernand Labrie, et le petit-fils de ce dernier, Olivier Roy (directeur).


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Medicago : Bientôt la lumière au bout du tunnel

Il y a un peu plus de neuf ans, Medicago menait les premiers essais cliniques pour déterminer si son nouveau vaccin contre la grippe saisonnière était efficace et sans danger pour la population.

Vraisemblablement d’ici le mois de juillet, la biopharmaceutique de Québec saura si Santé Canada homologuera son vaccin contenant quatre souches de grippe qui, contrairement à la façon de faire traditionnelle dans l’industrie, n’est pas préparé à partir de virus cultivés sur des œufs embryonnés de poule, mais plutôt de plantes.

S’il reçoit le feu vert, Medicago pourrait produire ses premiers vaccins à temps pour l’automne 2020.

«C’est vrai, la route est longue», avoue Jean-Luc Martre, vice-président exécutif, Marketing et Développement des affaires chez Medicago. Bon an mal an, l’entreprise fondée à Québec et acquise en 2013 par la pharmaceutique japonaise Mitsubishi Tanabe Pharma, investit entre 60 et 80 millions $ dans l’espoir de mener à bon port des programmes de recherche et de développement.

Outre la grippe saisonnière, Medicago planche, à partir de sa technologie innovante, sur la production de vaccins pour combattre la grippe pandémique et des maladies comme le rotavirus et le norovirus ainsi que d’anticorps dédiés, notamment, à la lutte contre le cancer.

«Nous nous penchons aussi activement sur un projet de développement d’un vaccin universel contre l’influenza», souligne M. Martre. «Un vaccin dont la durée de protection sera plus longue et qui s’attaquera aux principales souches circulantes.»

L’utilisation de la plateforme de production sur plante permet notamment à Medicago de fabriquer des vaccins rapidement. Alors que la production traditionnelle à base d'œufs peut prendre de quatre à six mois, Medicago peut produire les siens dans un délai de cinq à six semaines.

Donc, si tous les astres demeurent alignés dans le ciel de l’entreprise de Québec, Medicago espère être en mesure, en 2020, de répondre à l’appel d’offres du gouvernement du Canada qui, bon an mal an, achète 11 millions de doses de vaccins contre la grippe saisonnière. Elle se mesurera au Sanofi Pasteur, GSK et Sequirus de ce monde.

À «brève échéance», la compagnie devrait déposer ses demandes d’homologation aux États-Unis et en Europe. «Nous espérons commercialiser notre vaccin aux États-Unis en 2021 et l’année suivante en Europe», fait valoir M. Martre.

Les premiers vaccins quadrivalents de Medicago seront fabriqués à son usine située en Caroline du Nord aux États-Unis.

Chantier de 245 millions $

C’est vraisemblablement en 2023 que la future usine de fabrication de 245 millions $ érigée actuellement dans l’Espace d’innovation d’Estimauville à Québec entrera dans la danse.

La construction de l’usine, qui aura une capacité de production pouvant atteindre de 20 à 40 millions de doses de vaccins quadrivalents par année, devrait se terminer à la fin de 2021. Il s’en suivra les méticuleuses étapes de validation des équipements de l’usine de 44 000 mètres carrés.

Alors qu’elle prévoyait, au départ, rapatrier dans ses nouvelles installations les activités menées actuellement dans le Parc technologique du Québec métropolitain, Medicago a changé son fusil d’épaule. Elle a plutôt décidé de doubler la superficie de ses installations dans le parc techno.

«Nos besoins en recherche et développement sont importants», informe Jean-Luc Martre en signalant que l’entreprise compte maintenant 306 employés  - deux fois plus qu’en 2015 – dont 200 femmes. D’ailleurs, quatre des huit membres du comité de direction de Medicago sont des femmes.


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Une pépinière nommée Frima

«Hein ! Je peux-tu prendre ça en photo ?» Un brin surpris, mais combien fier, Steve Couture prend connaissance d’une cartographie illustrant la croissance de la filière du jeu vidéo à Québec.

Frima, l’entreprise qu’il a cofonde en 2003, a donné naissance à près d’une dizaine de studios dans la capitale. Pensons à Chainsawesome, à Bishop, à Polymorph Games, à Sabotage ou à Happy Camper. Une véritable pépinière.

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Arts et divertissement numériques: des milliards chez nous

«Que diriez-vous si nous passions d’une économie de fabricant à une économie de propriétaire ? Et si nous nous mettions à créer des marques commerciales qui vont rapporter des milliards $ et non plus seulement à recevoir des contrats de service pour concevoir et pour développer des produits pour Harry Potter ou Bob L’éponge pour lesquels nous ne récoltons qu’une faible partie du produit des ventes.»

Steve Couture est en verve. Il ne s’est pas tourné les pouces depuis avril 2017, alors qu’il annonçait son départ de la direction de Frima, le studio de conception et de production de jeux vidéo qu’il avait cofondé en 2003 avec Philippe Bégin et Christian Daigle.

Il s’est associé à Go-Élan, une entreprise de Bécancour qui fabrique des modules de jeux pour enfants destinés aux parcs et terrains de jeux. «Go-Élan voulait intégrer des jeux vidéo à ses équipements pour en faire des modules de jeux interactifs. Pendant 15 ans, chez Frima, j’ai fait jouer 200 millions d’enfants sur la planète assis sur un divan. Je leur dis maintenant d’aller jouer dehors !»

«Notre produit connaît un succès extraordinaire. Je veux l’amener à l’international», affirme l’homme d’affaires de 44 ans.

Par ailleurs, sans trop faire de bruit, Steve Couture, qui a gardé ses billes chez Frima, coule les fondations d’une nouvelle entreprise de divertissement. 

Avec des partenaires de l’extérieur de la Belle Province, il veut mettre sur pied une firme dont la raison d’être sera la création et, surtout, l’exploitation commerciale de propriétés intellectuelles. «Mon objectif est de créer des marques mondiales qui vont rapporter un milliard $».

À Québec, la majorité des entreprises de l’industrie des arts numériques et du divertissement numérique sont à la remorque des besoins exprimés par les multinationales étrangères. Elles font le développement de produits (servicing) pour ces géants. L’argent provenant de la commercialisation de propriétés intellectuelles n’atterrit pas ici, mais plutôt chez les éditeurs et les distributeurs qui sont aux États-Unis ou en Europe.

«Il faut maintenant que nous développions nos propriétés intellectuelles et que la création de valeur ne se fasse plus seulement du côté de l’exécution du travail de production. Il faut viser le sommet de la chaîne de valeur, c’est-à-dire en veillant à former des champions en matière de distribution et de commercialisation des marques», insiste Steve Couture. 

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Arts numériques et divertissement à Québec en chiffres

67 entreprises de l’industrie  des arts numériques et du divertissement à Québec

3600 emplois liés a ce secteur dont 2235 emplois directs

47% de progression du niveau d’emplois dans ce secteur ici entre 2016 et 2018

170 millions $ de chiffre d’affaires global des cinq plus gros joueurs à Québec en 2019

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L’exploit de Polymorph Games

Polymorph Games est en voie de prouver qu’un petit studio de Québec peut distribuer lui-même, et ce à l’échelle planétaire, un jeu vidéo conçu et réalisé par une poignée d’artisans dans ses locaux de la rue Saint-Joseph. Et, du même coup, d’empocher tous les revenus des ventes de son projet phare appelé Foundation.

«Depuis un peu moins d’un an, nous avons déjà vendu 200 000 copies (30 $ chacune) de notre jeu de simulation de construction d’une cité médiévale», expose Philippe Dion qui, en février 2016, fondait Polymorph avec Léo Carnaut-Delord. Les deux entrepreneurs oeuvraient auparavant au sein de Frima.

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Laver, relaver et encore relaver du Souris Mini

À sa façon, Souris Mini contribue à la réduction du gaspillage vestimentaire.

«Parce qu’ils sont de qualité, nos produits sont parmi ceux qui se transigent le plus sur le marché de la revente», estime Annie Bellavance. «Il y en a beaucoup sur Kijiji. Il y a même des sites privés qui se spécialisent dans la revente de nos vêtements.»

C’est pourquoi, à l’occasion de son 30e anniversaire, l’entreprise de Québec mise sur une nouvelle devise publicitaire : Souris Mini, c’est la marque qui se partage.

Pour l’illustrer, le détaillant a récemment réalisé une séance de photos pour une nouvelle collection dans un lavoir. «Nos vêtements peuvent être lavés et relavés à répétition sans altérer leur allure.»

Mme Bellavance est toujours fière de constater lorsqu’elle se promène, l’hiver, qu’un enfant porte encore un habit de neige provenant des collections des années précédentes. «Cet habit a dû être porté par deux, trois ou quatre bambins.»

La présidente fondatrice exerce elle-même un contrôle serré de la qualité des tissus et de la confection de ses produits. «Nous avons des bureaux en Chine et en Inde depuis de nombreuses années. Je ne cède jamais un pouce sur la qualité de mes produits.» 

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Un nom à retenir : diaMentis

L’entreprise diaMentis a été fondée en 2015 et compte une vingtaine d’employés, principalement des médecins, des psychiatres, des ingénieurs et des industriels du domaine médical.

Elle constitue l’aboutissement d’un programme de recherche mené à l’Université Laval portant sur le développement d’un outil d’aide au diagnostic permettant une meilleure prise en charge des patients atteints de troubles mentaux. C’est à partir d’un simple examen de l’œil que le diagnostic peut être établi.

«Il n’existe aucun test ou outil biologique pour aider à établir le diagnostic pour des personnes souffrant de schizophrénie ou de dépression majeure», fait valoir diaMentis. «Les diagnostics reposent essentiellement sur l’observation et l’identification clinique de symptômes ainsi que sur la capacité du patient à répondre adéquatement aux questions posées par le médecin.»

Ce projet d’innovation technologique, une affaire de 12,3 millions $, vient de recevoir un coup de pouce de 2 millions $ du gouvernement du Québec. diamentis.com

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Souris Mini: Plus que jamais le Canada, les États-Unis et l’Europe

Souris Mini continue d’être ambitieuse. Sa détermination de conquérir le Canada, les États-Unis et l’Europe ne vacille pas.

Il n’y a pas si longtemps encore, le détaillant mijotait un plan pour ouvrir des boutiques à Toronto, à Calgary et à Vancouver.

Chat échaudé craignant l’eau froide, il ne veut plus s’enchaîner à des baux à long terme.

Même si Souris Mini accentue son virage numérique, Annie Bellavance croit à la nécessité pour une entreprise comme la sienne d’avoir pignon sur rue. 

«Dans la vente de vêtements pour les enfants, les clients ont besoin de voir la marchandise et de se faire conseiller par du personnel compétent. C’est pourquoi nous croyons à la pertinence des magasins éphémères, ces points de vente qui s’ouvrent pour une courte durée dans des locaux vacants des centres commerciaux.»

Si l’ouverture de nouvelles boutiques est mise entre parenthèses, Souris Mini sort des boules à mites une stratégie qui lui avait permis, jadis, d’accéder à de nouveaux marchés.

«À compter de janvier, nos produits, au Canada, seront distribués dans d’autres boutiques de vêtements pour les enfants. Au Québec, par contre, ils continueront d’être vendus exclusivement dans nos commerces», explique Annie Bellavance.

Évidemment, Souris Mini carbure au commerce en ligne. L’entreprise y réalise plus du quart de son chiffre d’affaires.

Dans les prochains jours, l’entreprise comptera sur un site Internet dernier cri qui lui permettra, entre autres, de mieux comprendre les habitudes d’achat des consommateurs afin d’être en mesure de leur proposer des produits correspondant à leurs besoins. Une capacité logistique accrue permettra d’accroître le taux de fidélisation de la clientèle.

Par ailleurs, à l’échelle internationale, Souris Mini étendra sa présence en s’associant à de grands réseaux de distribution spécialisés dans la vente en ligne de vêtements pour les enfants.

«Certains réseaux comptent plus de 300 marques reconnues», signale Mme Bellavance en indiquant que Souris Mini commencera à afficher ses produits sur ces nouvelles places d’affaires virtuelles à compter du printemps.  

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Souris Mini: 30 ans et toutes ses dents!

Le Soleil salue le retour du collègue Gilbert Leduc dans notre section Affaires. Retraité depuis quelques mois, Gilbert a laissé un excellent souvenir dans le monde des affaires de la grande région de Québec. À titre de collaborateur, notre collègue signera occasionnellement des textes pour mieux faire connaître des gens d’affaires et des entreprises d’ici.

Sur une photo murale trônant dans le hall d’entrée du nouveau siège social de Souris Mini à Québec, une fillette, riant de bon cœur, accueille le visiteur. 

«C’est moi!», intervient Annie Bellavance, la présidente fondatrice du designer et détaillant spécialisé dans les vêtements pour enfants. «J’avais huit ans. Regardez ma robe. Ma mère l’avait achetée chez Clément.»

Sur la photo murale immortalisant, cette année, le 30e anniversaire de Souris Mini, les frimousses des enfants et des petits-enfants de la femme d’affaires s’y retrouvent également.

«J’aime toujours habiller les enfants. Avec mon équipe, nous avons constamment de nouvelles idées. Une saison se termine et nous sommes excités par la nouvelle qui s’en vient», raconte celle qui a plongé tête première dans le monde de la création de vêtements parce qu’elle était insatisfaite de la marchandise offerte dans les magasins.

Pour Annie Bellavance et son conjoint Steeve Beaudet, qui est aussi copropriétaire de Souris Mini, ce 30e anniversaire prend une saveur particulière.

En décembre 2017, l’entreprise se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Ses dettes totalisaient près de 18 millions $. «Nous étions pris à la gorge avec des baux à long terme qui affectaient notre rentabilité», explique Mme Bellavance. 

«Nous n’avions pas le choix de nous placer à l’abri de nos créanciers pour nous donner le temps de préparer un plan stratégique visant à repositionner certaines de nos activités afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la clientèle.»

Confiance et transparence

En juin 2018, l’entreprise annonçait qu’elle était maintenant sortie de sa mauvaise passe. Pour y arriver, elle a fermé neuf boutiques et remercié une centaine d’employés. «C’est plate, mais il a fallu agir de la sorte pour assurer la survie de l’entreprise.»

Aujourd’hui, la compagnie possède 21 boutiques et fait travailler 250 personnes.

Souris Mini a pu renégocier ses baux. Elle a aussi accueilli dans son actionnariat deux hommes d’affaires de Québec, Michel Cadrin et Denis Dussault. Ils ont pris la relève du Fonds de solidarité FTQ et de la BDC qui ont décidé de ne plus les accompagner.

Mme Bellavance a toujours cru que son entreprise allait s’en sortir. 

«Un entrepreneur doit parfois prendre des décisions difficiles pour le bien de l’entreprise. Nous l’avons fait à plusieurs reprises depuis 30 ans. Nous avons toujours réussi à surmonter les épreuves. Même s’il a fallu aller cogner à des portes pour attirer de nouveaux investisseurs, nous ne nous sommes jamais laissés abattre.»

Aujourd’hui, le couple Bellavance-Beaudet détient le tiers de l’entreprise. MM. Cadrin et Dussault en ont acheté un tiers chacun.

«Tout au long de notre passage obligé, nous avons choisi d’être transparents et d’agir comme un bon père de famille le ferait. Déjà nous connaissions les grandes lignes de notre plan stratégique. Nous savions exactement où nous voulions aller. Et nous n’avons jamais cessé de créer et de produire.»

sourismini.com