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Laver, relaver et encore relaver du Souris Mini

À sa façon, Souris Mini contribue à la réduction du gaspillage vestimentaire.

«Parce qu’ils sont de qualité, nos produits sont parmi ceux qui se transigent le plus sur le marché de la revente», estime Annie Bellavance. «Il y en a beaucoup sur Kijiji. Il y a même des sites privés qui se spécialisent dans la revente de nos vêtements.»

C’est pourquoi, à l’occasion de son 30e anniversaire, l’entreprise de Québec mise sur une nouvelle devise publicitaire : Souris Mini, c’est la marque qui se partage.

Pour l’illustrer, le détaillant a récemment réalisé une séance de photos pour une nouvelle collection dans un lavoir. «Nos vêtements peuvent être lavés et relavés à répétition sans altérer leur allure.»

Mme Bellavance est toujours fière de constater lorsqu’elle se promène, l’hiver, qu’un enfant porte encore un habit de neige provenant des collections des années précédentes. «Cet habit a dû être porté par deux, trois ou quatre bambins.»

La présidente fondatrice exerce elle-même un contrôle serré de la qualité des tissus et de la confection de ses produits. «Nous avons des bureaux en Chine et en Inde depuis de nombreuses années. Je ne cède jamais un pouce sur la qualité de mes produits.» 

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Un nom à retenir : diaMentis

L’entreprise diaMentis a été fondée en 2015 et compte une vingtaine d’employés, principalement des médecins, des psychiatres, des ingénieurs et des industriels du domaine médical.

Elle constitue l’aboutissement d’un programme de recherche mené à l’Université Laval portant sur le développement d’un outil d’aide au diagnostic permettant une meilleure prise en charge des patients atteints de troubles mentaux. C’est à partir d’un simple examen de l’œil que le diagnostic peut être établi.

«Il n’existe aucun test ou outil biologique pour aider à établir le diagnostic pour des personnes souffrant de schizophrénie ou de dépression majeure», fait valoir diaMentis. «Les diagnostics reposent essentiellement sur l’observation et l’identification clinique de symptômes ainsi que sur la capacité du patient à répondre adéquatement aux questions posées par le médecin.»

Ce projet d’innovation technologique, une affaire de 12,3 millions $, vient de recevoir un coup de pouce de 2 millions $ du gouvernement du Québec. diamentis.com

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Souris Mini: Plus que jamais le Canada, les États-Unis et l’Europe

Souris Mini continue d’être ambitieuse. Sa détermination de conquérir le Canada, les États-Unis et l’Europe ne vacille pas.

Il n’y a pas si longtemps encore, le détaillant mijotait un plan pour ouvrir des boutiques à Toronto, à Calgary et à Vancouver.

Chat échaudé craignant l’eau froide, il ne veut plus s’enchaîner à des baux à long terme.

Même si Souris Mini accentue son virage numérique, Annie Bellavance croit à la nécessité pour une entreprise comme la sienne d’avoir pignon sur rue. 

«Dans la vente de vêtements pour les enfants, les clients ont besoin de voir la marchandise et de se faire conseiller par du personnel compétent. C’est pourquoi nous croyons à la pertinence des magasins éphémères, ces points de vente qui s’ouvrent pour une courte durée dans des locaux vacants des centres commerciaux.»

Si l’ouverture de nouvelles boutiques est mise entre parenthèses, Souris Mini sort des boules à mites une stratégie qui lui avait permis, jadis, d’accéder à de nouveaux marchés.

«À compter de janvier, nos produits, au Canada, seront distribués dans d’autres boutiques de vêtements pour les enfants. Au Québec, par contre, ils continueront d’être vendus exclusivement dans nos commerces», explique Annie Bellavance.

Évidemment, Souris Mini carbure au commerce en ligne. L’entreprise y réalise plus du quart de son chiffre d’affaires.

Dans les prochains jours, l’entreprise comptera sur un site Internet dernier cri qui lui permettra, entre autres, de mieux comprendre les habitudes d’achat des consommateurs afin d’être en mesure de leur proposer des produits correspondant à leurs besoins. Une capacité logistique accrue permettra d’accroître le taux de fidélisation de la clientèle.

Par ailleurs, à l’échelle internationale, Souris Mini étendra sa présence en s’associant à de grands réseaux de distribution spécialisés dans la vente en ligne de vêtements pour les enfants.

«Certains réseaux comptent plus de 300 marques reconnues», signale Mme Bellavance en indiquant que Souris Mini commencera à afficher ses produits sur ces nouvelles places d’affaires virtuelles à compter du printemps.  

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Souris Mini: 30 ans et toutes ses dents!

Le Soleil salue le retour du collègue Gilbert Leduc dans notre section Affaires. Retraité depuis quelques mois, Gilbert a laissé un excellent souvenir dans le monde des affaires de la grande région de Québec. À titre de collaborateur, notre collègue signera occasionnellement des textes pour mieux faire connaître des gens d’affaires et des entreprises d’ici.

Sur une photo murale trônant dans le hall d’entrée du nouveau siège social de Souris Mini à Québec, une fillette, riant de bon cœur, accueille le visiteur. 

«C’est moi!», intervient Annie Bellavance, la présidente fondatrice du designer et détaillant spécialisé dans les vêtements pour enfants. «J’avais huit ans. Regardez ma robe. Ma mère l’avait achetée chez Clément.»

Sur la photo murale immortalisant, cette année, le 30e anniversaire de Souris Mini, les frimousses des enfants et des petits-enfants de la femme d’affaires s’y retrouvent également.

«J’aime toujours habiller les enfants. Avec mon équipe, nous avons constamment de nouvelles idées. Une saison se termine et nous sommes excités par la nouvelle qui s’en vient», raconte celle qui a plongé tête première dans le monde de la création de vêtements parce qu’elle était insatisfaite de la marchandise offerte dans les magasins.

Pour Annie Bellavance et son conjoint Steeve Beaudet, qui est aussi copropriétaire de Souris Mini, ce 30e anniversaire prend une saveur particulière.

En décembre 2017, l’entreprise se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Ses dettes totalisaient près de 18 millions $. «Nous étions pris à la gorge avec des baux à long terme qui affectaient notre rentabilité», explique Mme Bellavance. 

«Nous n’avions pas le choix de nous placer à l’abri de nos créanciers pour nous donner le temps de préparer un plan stratégique visant à repositionner certaines de nos activités afin de répondre plus adéquatement aux besoins de la clientèle.»

Confiance et transparence

En juin 2018, l’entreprise annonçait qu’elle était maintenant sortie de sa mauvaise passe. Pour y arriver, elle a fermé neuf boutiques et remercié une centaine d’employés. «C’est plate, mais il a fallu agir de la sorte pour assurer la survie de l’entreprise.»

Aujourd’hui, la compagnie possède 21 boutiques et fait travailler 250 personnes.

Souris Mini a pu renégocier ses baux. Elle a aussi accueilli dans son actionnariat deux hommes d’affaires de Québec, Michel Cadrin et Denis Dussault. Ils ont pris la relève du Fonds de solidarité FTQ et de la BDC qui ont décidé de ne plus les accompagner.

Mme Bellavance a toujours cru que son entreprise allait s’en sortir. 

«Un entrepreneur doit parfois prendre des décisions difficiles pour le bien de l’entreprise. Nous l’avons fait à plusieurs reprises depuis 30 ans. Nous avons toujours réussi à surmonter les épreuves. Même s’il a fallu aller cogner à des portes pour attirer de nouveaux investisseurs, nous ne nous sommes jamais laissés abattre.»

Aujourd’hui, le couple Bellavance-Beaudet détient le tiers de l’entreprise. MM. Cadrin et Dussault en ont acheté un tiers chacun.

«Tout au long de notre passage obligé, nous avons choisi d’être transparents et d’agir comme un bon père de famille le ferait. Déjà nous connaissions les grandes lignes de notre plan stratégique. Nous savions exactement où nous voulions aller. Et nous n’avons jamais cessé de créer et de produire.»

sourismini.com