Nicolas Bégin, l’homme derrière Hit the Floor

Danseur, chorégraphe, professeur, entrepreneur, Nicolas Bégin a eu plusieurs postes dans l’industrie de la danse au fil des années. Bien qu’il se soit bâti une réputation enviable comme danseur, Hit the Floor représente sa plus grande source de fierté.

Depuis son adolescence, Nicolas est passionné par la danse. Tout en poursuivant sa carrière de danseur, il entame un baccalauréat en administration des affaires.

Dans l’optique de pouvoir combiner sa passion pour les finances, mais aussi pour la danse, il prend la décision de se lancer en affaires.

Sa carrière de danseur l’ayant amené à participer à des compétitions à travers le monde, Nicolas a vite réalisé que plusieurs d’entre elles avaient des problèmes de gestion et de préparation.

À défaut de vouloir ouvrir sa propre école de danse, il décide de créer Hit the Floor et ainsi donner à la communauté de la danse un lieu de rassemblement annuel. 

Son bagage personnel est, selon lui, l’une des raisons du succès de Hit the Floor.

«J’ai été danseur, donc je sais de quoi ils ont besoin lors d’une compétition comme celle-ci. Mes décisions de gestionnaire sont grandement influencées par mon background de danseur.» Le succès de Hit the Floor est très important pour Nicolas, mais il souhaite également aider les danseurs à rayonner à l’échelle internationale. 

Des voyages inspirants pour Nicolas Bégin

Toujours en quête d’améliorer la qualité des spectacles, Nicolas n’hésite pas à voyager dans le monde afin de s’inspirer des autres compétions. 

«C’est important de se tenir au courant des nouvelles tendances dans le milieu de la danse, pour être certains d’amener des artistes que les gens vont vouloir voir. C’est un peu le même principe qu’avec le Festival d’été», affirme M. Bégin en entrevue.

Dans l’optique d’améliorer sa programmation, il tient à être à jour sur les nouvelles tendances dans l’industrie de la danse. 

Pourtant depuis que Hit the Floor est reconnu comme un phénomène mondial, il a un peu plus de difficulté à être inspiré.

«Mes derniers voyages m’ont un peu déçu, car je ne me sentais pas inspiré. Mon objectif va être maintenant d’aller voir des spectacles qui n’ont pas forcément un lien avec la danse. »

En dehors des voyages, il lit régulièrement sur la gestion des affaires, en plus d’être en relation constante avec des entrepreneurs du Québec et d’ailleurs afin de pouvoir partager sa vision de son entreprise.

L’évènement grandit

Bien que Nicolas Bégin soit une figure importante derrière Hit the Floor, il considère aujourd’hui que la notoriété de la compétition a dépassé de loin la sienne.

Ce faisant, il travaille davantage dans l’ombre, se concentrant principalement sur l’avenir de l’évènement.

«J’essaie d’être plus en retrait depuis quelques années, mais au départ je me suis mis de l’avant et ç’a été utile, car j’étais une vedette au Québec dans le milieu de la danse», explique M. Bégin.

Dans sa manière de gérer Hit the Floor, Nicolas fait toujours passer les intérêts de la compétition avant les siens.  «Hit the Floor ne m’appartient pas, c’est l’équivalent d’une personne externe et nous travaillons tous à son bien-être.  […] Des fois j’aimerais choisir des artistes qui me plaisent personnellement, mais je dois penser à ceux que veut voir notre clientèle. […] Hit the Floor est maintenant plus grand que moi», confie M. Bégin.

Celui-ci se réjouit que la compétition soit parvenue à se distinguer sur quatre points essentiels à ses yeux : la qualité organisationnelle, l’expérience des danseurs, une grosse plateforme numérique, et une compétition multi styles. 

Le milieu de la danse au Québec

Interrogé sur la popularité croissante de la danse au Québec, Nicolas croit qu’il ne s’agit pas d’une simple tendance.

«Je ne crois pas que c’est une tendance, mais plutôt une vague qui ne cesse de grossir depuis 10 ans. Le nombre d’écoles de danse a grandement augmenté et la danse est devenue par le fait même beaucoup plus accessible.  On y fait  une meilleure promotion sur les médias sociaux.»

Il ajoute à ça que le grand public semble avoir découvert davantage ce milieu artistique grâce à des nouvelles émissions de télévision. Il perçoit aussi les effets de cette popularité grandissante chez les spectateurs de Hit the Floor.

«Les gens ne viennent plus simplement pour encourager un(e) proche qui participe à la compétition, mais aussi pour nourrir leur intérêt pour la danse.»