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Hit the Floor

Hit the Floor Lévis: neuf ans de passion

Du 15 au 20 mai, la neuvième compétition Hit the Floor se tiendra au Centre des congrès et d’expositions de Lévis. Des centaines de danseurs et des milliers de visiteurs y sont attendus pour cette activité qui ne cesse de gagner en popularité. Le Groupe Capitales Médias a rencontré Nicolas Bégin, l’initiateur de cet évènement.

Le 15 mai,  les amateurs de danse seront conviés pour la neuvième présentation de Hit the Floor Lévis. Cette compétition a su au cours de la dernière décennie conquérir le cœur des gens de Lévis, par sa programmation riche en talent et une organisation digne des plus grands évènements de danse au monde.

Fondé en 2010 par le danseur professionnel Nicolas Bégin, Hit the Floor se veut un rassemblement festif et familial pour tous ceux qui ont une passion pour la discipline artistique qu’est la danse.

Natif de la région, Nicolas Bégin est toujours aussi fier de voir l’évènement être de plus de plus en plus populaire au fil des années. «Je suis vraiment content,  je me sens chez nous à Lévis. Le centre des congrès de Lévis est notre lieu de rassemblement depuis neuf ans. Tout est plus facile, car leur personnel fait partie  d’une certaine manière de notre équipe. Les gens du Cosmos aussi sont des partenaires fidèles de Hit the Floor».

La popularité de l’évènement n’était pas gagnée d’avance en 2011, année du premier Hit the Floor Lévis, car Nicolas avait certes une expérience en danse et en gestion, mais il manquait d’expérience en événementiel. 

«J’avais sous-estimé l’intérêt que les gens allaient avoir pour l’évènement», confie M. Bégin à quelques jours de la prochaine compétition.

Par chance pour le danseur lévisien, la population, le milieu de la danse et la communauté des affaires ont tous répondu présents.

Neuf ans plus tard, le rêve de Nicolas Bégin de créer un lieu d’échange pour les gens de l’industrie de la danse s’est rapidement transformé en phénomène mondial.

Hit the Floor

Nicolas Bégin, l’homme derrière Hit the Floor

Danseur, chorégraphe, professeur, entrepreneur, Nicolas Bégin a eu plusieurs postes dans l’industrie de la danse au fil des années. Bien qu’il se soit bâti une réputation enviable comme danseur, Hit the Floor représente sa plus grande source de fierté.

Depuis son adolescence, Nicolas est passionné par la danse. Tout en poursuivant sa carrière de danseur, il entame un baccalauréat en administration des affaires.

Dans l’optique de pouvoir combiner sa passion pour les finances, mais aussi pour la danse, il prend la décision de se lancer en affaires.

Sa carrière de danseur l’ayant amené à participer à des compétitions à travers le monde, Nicolas a vite réalisé que plusieurs d’entre elles avaient des problèmes de gestion et de préparation.

À défaut de vouloir ouvrir sa propre école de danse, il décide de créer Hit the Floor et ainsi donner à la communauté de la danse un lieu de rassemblement annuel. 

Son bagage personnel est, selon lui, l’une des raisons du succès de Hit the Floor.

«J’ai été danseur, donc je sais de quoi ils ont besoin lors d’une compétition comme celle-ci. Mes décisions de gestionnaire sont grandement influencées par mon background de danseur.» Le succès de Hit the Floor est très important pour Nicolas, mais il souhaite également aider les danseurs à rayonner à l’échelle internationale. 

Des voyages inspirants pour Nicolas Bégin

Toujours en quête d’améliorer la qualité des spectacles, Nicolas n’hésite pas à voyager dans le monde afin de s’inspirer des autres compétions. 

«C’est important de se tenir au courant des nouvelles tendances dans le milieu de la danse, pour être certains d’amener des artistes que les gens vont vouloir voir. C’est un peu le même principe qu’avec le Festival d’été», affirme M. Bégin en entrevue.

Dans l’optique d’améliorer sa programmation, il tient à être à jour sur les nouvelles tendances dans l’industrie de la danse. 

Pourtant depuis que Hit the Floor est reconnu comme un phénomène mondial, il a un peu plus de difficulté à être inspiré.

«Mes derniers voyages m’ont un peu déçu, car je ne me sentais pas inspiré. Mon objectif va être maintenant d’aller voir des spectacles qui n’ont pas forcément un lien avec la danse. »

En dehors des voyages, il lit régulièrement sur la gestion des affaires, en plus d’être en relation constante avec des entrepreneurs du Québec et d’ailleurs afin de pouvoir partager sa vision de son entreprise.

L’évènement grandit

Bien que Nicolas Bégin soit une figure importante derrière Hit the Floor, il considère aujourd’hui que la notoriété de la compétition a dépassé de loin la sienne.

Ce faisant, il travaille davantage dans l’ombre, se concentrant principalement sur l’avenir de l’évènement.

«J’essaie d’être plus en retrait depuis quelques années, mais au départ je me suis mis de l’avant et ç’a été utile, car j’étais une vedette au Québec dans le milieu de la danse», explique M. Bégin.

Dans sa manière de gérer Hit the Floor, Nicolas fait toujours passer les intérêts de la compétition avant les siens.  «Hit the Floor ne m’appartient pas, c’est l’équivalent d’une personne externe et nous travaillons tous à son bien-être.  […] Des fois j’aimerais choisir des artistes qui me plaisent personnellement, mais je dois penser à ceux que veut voir notre clientèle. […] Hit the Floor est maintenant plus grand que moi», confie M. Bégin.

Celui-ci se réjouit que la compétition soit parvenue à se distinguer sur quatre points essentiels à ses yeux : la qualité organisationnelle, l’expérience des danseurs, une grosse plateforme numérique, et une compétition multi styles. 

Le milieu de la danse au Québec

Interrogé sur la popularité croissante de la danse au Québec, Nicolas croit qu’il ne s’agit pas d’une simple tendance.

«Je ne crois pas que c’est une tendance, mais plutôt une vague qui ne cesse de grossir depuis 10 ans. Le nombre d’écoles de danse a grandement augmenté et la danse est devenue par le fait même beaucoup plus accessible.  On y fait  une meilleure promotion sur les médias sociaux.»

Il ajoute à ça que le grand public semble avoir découvert davantage ce milieu artistique grâce à des nouvelles émissions de télévision. Il perçoit aussi les effets de cette popularité grandissante chez les spectateurs de Hit the Floor.

«Les gens ne viennent plus simplement pour encourager un(e) proche qui participe à la compétition, mais aussi pour nourrir leur intérêt pour la danse.»

Hit the Floor

Concilier travail et famille

Qui dit succès, dit beaucoup d’heures à investir en temps et en énergie. Nicolas Bégin n’y a pas échappé lors des débuts de Hit the Floor.

Travaillant régulièrement 80h par semaine, il dit avoir dû redéfinir ses priorités, surtout au moment de fonder sa famille. 

Lui, qui aura bientôt un troisième enfant, a attendu que les bases de la compétition soient assez solides avant de se lancer dans la paternité. Aujourd’hui, Nicolas Bégin dit avoir une vie bien organisée avec sa conjointe. De son propre aveu, ils ont établi des règles fondamentales qu’ils tentent de respecter le plus possible. L’objectif pour Nicolas est non seulement d’être plus souvent à la maison, mais d’y être aussi complètement.

«Quand je suis à la maison, mon objectif est d’y être à 100%, même si je peux avoir des idées qui me traversent l’esprit concernant le travail. C’est important d’être pleinement présent pour nos enfants.»

Hit the Floor

Hit the Floor Lévis en chiffres [VIDÉO]

  • 25 000 (21 000 visiteurs, 4000 danseurs) personnes attendues
  • Une centaine d’écoles de danse représentées à travers le Canada
  • 1236 routines présentées
  • 80 artistes et danseurs invités pour la production Showcase All-Stars
  • 150 bénévoles
  • 300 travailleurs
  • 5 millions $ en retombées pour la région
  • 30 000 $ remis en prix et bourses

Hit the Floor

Des danseurs par milliers

Des milliers de danseurs se relaieront sur la scène du Centre de congrès du Casino du Lac-Leamy lors de la compétition Hit The Floor Gatineau, qui se déroulera du 14 au 17 mars.

Au total, 3000 danseurs de tous âges et provenant d’une soixantaine d’écoles de danse québécoises et ontariennes viendront démontrer leur talent devant des juges d’expérience et une foule de dizaines de milliers de spectateurs.

Pour cette sixième édition de la compétition dans la région de Gatineau, plusieurs nouveautés s’ajoutent, notamment la mise en place d’un tarif journalier et la vérification du niveau des âges de tous les danseurs. Ainsi, les visiteurs auront le choix de débourser 15 $ par jour, ou encore 25 $ pour l’entièreté de la compétition, pour venir voir les danseurs se surpasser. 

« Ça sera plus convenable pour les gens qui souhaitent assister à l’événement, affirme le fondateur et directeur de Hit The Floor, Nicolas Bégin. Aussi, puisque Hit The Floor est vraiment axé sur les danseurs, on va vérifier tous les âges de tous les danseurs sur place pour que ce soit plus conforme au niveau de la réglementation. »

Pour ceux qui ne connaissent pas M. Bégin, il est lui-même un passionné de la danse. Il a notamment été le premier Québécois à participer à l’émission So You Think You Can Dance à Toronto. C’est en partie cette passion qui l’a incité à créer l’événement Hit The Floor.

« Je suis une espèce de bébite artistique rare, lance-t-il en riant. À travers les tournées que je faisais, j’ai complété un baccalauréat en finances et donc, j’ai développé une passion pour la finance et une passion encore plus grande pour la danse. C’est comme ça que j’ai décidé de mettre mes deux passions ensemble et de fonder Hit The Floor. »

Une visibilité sur le net

Selon l’organisateur Nicolas Bégin, ce qui démarque Hit The Floor des autres compétitions de danse, c’est la visibilité que la compétition offre aux danseurs.

Avec un compte Facebook comptant plus de 600 000 abonnés et un compte YouTube affichant plus de 250 000 abonnés et 43 millions de vues, Hit The Floor se veut l’une des plus grosses plateformes de danse au monde en matière de réseaux sociaux.

« On veut offrir une méga visibilité aux danseurs parce que c’est vraiment ça qu’ils recherchent le plus, indique-t-il. Nos succès sur les différents réseaux sociaux font en sorte qu’on est en mesure d’offrir cette visibilité-là aux danseurs. »

Hit the Floor

Une bonne dose de nostalgie

La nostalgie sera mise de l’avant, cette année, lors de l’événement Hit The Floor Gatineau.

L’évolution de la danse à travers les époques sera célébrée, le 16 mars, avec une journée thématique Remember — L’expérience Je me souviens, présentée par Tourisme Québec.

Ainsi, pour les participants et les spectateurs, ce sera le moment de se souvenir des artistes qui ont révolutionné le monde de la danse à travers leur musique au cours des dernières décennies. On voyagera des années 1940, avec le charleston, jusqu’au début des années 2000, alors que les populaires Backstreet Boys étaient en plein essor.

L’organisateur de l’événement, Nicolas Bégin, souligne que c’est l’idée d’intéresser un plus large public qui l’a poussé à créer cette journée.

Hit the Floor

Des mois de préparation

Au-delà de la compétition qui se déroule durant 14 jours à l’échelle du Québec, dont quatre à Gatineau, Hit The Floor demande plusieurs heures de préparation, autant pour les danseurs que pour les organisateurs.

Le grand patron de l’événement, Nicolas Bégin, souligne que lui et son équipe de six personnes travaillent sur l’événement de cette année depuis un an et demi pour assurer le bon déroulement de la compétition. 

Cependant, les effectifs ont grossi au cours des cinq derniers mois, notamment avec l’ajout de nombreux bénévoles.

« Juste pour Hit The Floor Gatineau, plus de 250 personnes travaillent sur l’organisation de l’événement depuis 4-5 mois, souligne-t-il. On parle ici de 80 bénévoles, d’actrices, des juges, des photographes et vidéastes qui sont sur place, mais aussi des techniciens qui sont environ une trentaine ».

Toutefois, bien que la tenue d’une telle compétition demande beaucoup de préparation et d’effort, cela ne semble pas énerver M. Bégin plus qu’il ne le faut.

« Cette année, on a beaucoup d’éléments nouveaux et on veut vraiment s’assurer que tout sera parfait pour tout le monde, mais on est rendu à la sixième édition de la compétition donc on connaît déjà bien l’événement et on est bien ancré», confie-t-il.

Les danseurs et danseuses participant à Hit The Floor Gatineau s’entraînent aussi depuis des mois pour faire bonne figure lors de cette compétition.

« En moyenne, ceux qui performent au niveau compétitif s’entraînent pour un minimum de 4 à 6 heures par semaine, tout au long de l’année, pour présenter un seul morceau de 3-4 minutes », précise M. Bégin, qui a déjà participé à plusieurs émissions de danse en tant que danseur au cours de sa carrière avant de devenir l’organisateur principal de l’événement.

Pour lui, les performances auxquelles les spectateurs assisteront en fin de semaine sont le fruit de plusieurs heures d’entraînement, d’effort et de persévérance de la part des participants et des bénévoles.