Bruno et Dominique Labbé dans le hall de l'économusée.

Un marché fragilisé par le libre-échange

Les deux frères Labbé s’inquiètent de voir la disparition progressive des producteurs de lait de la région. Chaque année quelques-uns abandonnent la production. Et les ouvertures des marchés avec les accords de libre-échange avec l’Europe et les États-Unis n’ont rien de rassurant selon eux.

«C’est un phénomène de génération», insiste Bruno Labbé. Quand un producteur dépasse la soixantaine, il n’a pas souvent de relève. Il abandonne la ferme. Dans 10 ans, je ne peux pas prévoir combien de producteurs seront encore en affaires dans Charlevoix.»

Les impacts des accords de libre-échange fragilisent la production locale. Par la bande, c’est la notion de produit du terroir qui sera mise en danger. Pour eux, les petits producteurs subiront les conséquences, et les fromagers subiront les effets par la bande. «Le terroir de Charlevoix, c’est notre ADN. C’est ce qui nous démarque», assure Bruno Labbé, car les produits identifiés à Charlevoix sont pratiquement reconnus comme une marque de commerce.

Contrairement à l’Europe où les clients sont habitués à payer une peu cher pour des produits d’appellation contrôlée. Au Québec, les consommateurs sont moins sensibilité à cette réalité. Il y a quelques appellations régionales qui assurent en partie la notoriété des produits locaux. Mais il reste encore beaucoup à faire pour établir des traditions avec les produits du terroir.