Atelier d'Alex Coulombe dans les années 40

Survivre à deux guerres mondiales

Le taux de survie des entreprises qui réussissent le passage de la première à la deuxième génération est de 30%, rappelait au Soleil, en 2016, Maripier Tremblay, professeure agrégée à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.

Il chute entre 10% et 15% entre la deuxième et la troisième génération et dégringole entre 3% et 5% de la troisième à la quatrième génération. «Le secret, c’est la capacité d’adaptation de l’entreprise», suggère le président d’Alex Coulombe ltée, Marc Coulombe. «Si nous sommes encore en vie après 113 ans, c’est parce que nous avons su nous adapter aux besoins des consommateurs, aux nouvelles réalités commerciales et aux règles imposées par les gouvernements.»

Rationnement

«N’oubliez pas que, dans le secteur alimentaire, les politiques de rationnement imposées lors des guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 ont fait mal. Dans ce temps-là, les gens se serraient les coudes et attendaient que l’orage passe.»

Évidemment, ça met de la pression sur les épaules des dirigeants des entreprises familiales. La génération en place ne veut pas que l’histoire se termine avec elle.

Sans en faire une obsession, M. Coulombe pense qu’«il faut être capable de vivre avec cette réalité». «Il y a les familles de nos 400 travailleurs qui dépendent de nous autres. C’est une responsabilité que je prends tous les jours et que mes enfants doivent être prêts à prendre», affirme l’homme d’affaires.

Alex Coulombe, une usine, des camions et des travailleurs. Une image prise à la fin des années 40.

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DES CHIFFRES

La production à la minute chez Alex Coulombe ltée 

1200 cannettes

600 bouteilles de plastique