Magasin Latulippe: comment réussir?

Même s’ils comptent beaucoup sur le facteur de la chance, François et Louis Latulippe croient également que pour réussir une entreprise familiale il faut se faire confiance.

Cette confiance doit se développer dans un contexte différent, car si elle existe dans la vie privée elle doit se transposer dans un contexte d’affaires.

«À la base, tu dois aimer le travail. En tant que frères on se connaissait déjà, mais on a appris à se connaitre en tant qu’homme d’affaires et cela prend du temps. Si chacun joue indépendant, ça ne fonctionnera pas» explique François.

La confiance doit également venir de la génération précédente. Par chance, Richard Latulippe a cru rapidement dans le potentiel de ses enfants.

« Notre père nous a transmis l’entreprise à 59 ans, et il a gardé des actions de contrôle, mais il a crû rapidement en nous. Ça nous a permis de faire nos propres erreurs, il n’était pas derrière nous à nous dire quoi faire ou ne pas faire. Tu ne peux pas bâtir ta confiance pour développer une entreprise en n’ayant pas d’échecs », explique Louis.

De plus, les deux hommes d’affaires croient beaucoup à la proximité avec les employés. Ils se considèrent comme des gestionnaires opérateurs, c’est-à-dire qu’on les retrouve souvent à discuter dans le magasin avec le personnel et la clientèle.

Selon eux, si leurs employés sont heureux de travailler ici, l’entreprise se portera encore mieux et il en va de même pour les membres de la famille impliqués dans la compagnie.

Quelques anecdotes

«Quand j’étais jeune, j’allais à l’école en haute ville et je prenais l’autobus pour venir ici. J’étais tellement fier d’être le fils du patron que je voulais que le chauffeur me voie rentrer dans le magasin pour qu’il fasse le lien que j’étais un Latulippe», raconte Louis.

«Quand l’équipe de vente se réunissait, j’allais les voir et tout le monde me reconnaissait, ça donnait un sentiment un peu vedette», ajoute-t-il.

«On savait que la business était à notre père et on n’hésitait pas à venir s’amuser dans le magasin. Parfois, il y a des employés qui ne le savaient pas et ils allaient se plaindre à notre père. Il les rassurait en disant “c’est correct ce sont mes garçons”», explique François.