Dans la cour de l’entreprise, on peut voit des autobus électriques.

La diversification des opérations

Si Autobus Breton s’est lancé dans le transport nolisé, c’est pour un besoin de diversification des opérations. Les deux frères Breton avaient même envisagé le camionnage. «Nous avons décidé de rester dans le secteur que nous connaissions le plus», souligne Jean-François.

Le transport nolisé et le transport scolaire sont deux mondes à part. «C’est pas mal plus de travail le transport nolisé», affirme Pierre Breton. «Comme nous avions des autobus usagés, il y avait souvent des réparations à faire. On aurait facilement pu se décourager. Nos mécaniciens ont appris à connaître une mécanique différente de celle des autobus scolaires.»

La concurrence était forte en 1991 et elle l’est encore aujourd’hui. Les contrats de transport au Québec, vers l’Ontario ou vers les États-Unis viennent des agences de voyages, des équipes sportives des cégeps ou des écoles secondaires, que ce soit le hockey ou le football. «Nous étions le transporteur de l’Océanic de Rimouski à l’époque de Sidney Crosby», se rappelle Pierre Breton.

Il y a cinq ans, l’entreprise a vendu 15 de ses 25 autocars. Elle n’offre plus le service nolisé en Beauce. Elle a choisi plutôt le territoire de Montréal et ses environs. «Nous avons pris ce virage pour améliorer notre qualité de vie», répond Pierre Breton.

Selon l’homme d’affaires, la gestion du transport d’écoliers est plus facile que celle du transport nolisé. Dans le monde scolaire, les contrats sont fixes à quelque 180 jours par années de 7h à 18h. Par contre, pour le transport nolisé, «il faut être disponible 365 jours par année quasiment 24 heures sur 24», ajoute M. Breton.

Autobus Breton compte quelques divisions dans le transport d’écolier avec Transport Sécuritaire Saint-Prosper, entreprise achetée il y a une douzaine d’années et la dernière acquisition l’été dernier avec Autobus H. Brochu et Fils.

Même si les salaires sont bons, il est de plus en plus difficile de recruter des chauffeurs pour le transport scolaire, admettent Pierre et Jean-François. Le nombre d’heures de travail, environ 25 heures, fait en sorte que les candidats expérimentés sont peu nombreux. Ce sont surtout des hommes des femmes en fin de carrière ou préretraitée qui acceptent les horaires allégés. Les jeunes chauffeurs aimeraient mieux des semaines de 40 heures, souligne Karl Breton qui dirige les activités de la division de Saint-Prosper.