Partenariat Le Soleil / Desjardins

La fierté des familles en affaires

L’esprit était à la fête, jeudi soir, au 15e étage de la Tour Desjardins, à Lévis ! C’était la soirée Reconnaissance organisée pour saluer les huit entreprises présentées dans la série Familles en affaires publiée dans le journal Le Soleil, entre le 11 octobre et le 29 novembre, jour de l’événement tenu à Lévis.

Le président de Desjardins, Guy Cormier, et le président et éditeur du Soleil, Claude Gagnon, ont tour à tour salué l’importance de ces entreprises dans leur milieu respectif, l’engagement des fondateurs, des dirigeants actuels, et la relève qui pointe dans plusieurs cas. « Vous êtes des forces vives dans vos milieux et Desjardins sera toujours là pour vous épauler », a dit M. Cormier, venu de Drummondville pour cette rencontre avant de retourner vers Montréal après la soirée. M. Cormier a chaleureusement félicité les chefs des entreprises choisies (voir la liste) pour leur capacité à prendre des risques, à oser et à innover pour continuer vers la croissance et assurer l’avenir.

Le président du Soleil, Claude Gagnon, a parlé du rôle de notre journal dans la communauté de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, de son devoir de proximité avec les milieux desservis, notamment le milieu des affaires. M. Gagnon a exprimé son admiration envers les entreprises qui savent préparer la relève et bien passer le flambeau d’une génération à l’autre. Il a noté que les familles avaient raison d’afficher leur fierté devant leur réussite.

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Alex Coulombe: la même effervescence... 113 ans plus tard

Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales.

À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 8e de 8

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Faire ses classes, de l'entrepôt à la direction

Être un descendant d’Alex Coulombe n’assure pas de facto un poste stratégique au sein de la haute direction de l’entreprise de Québec spécialisée dans l’embouteillage d’eau et de boissons gazeuses.

Chacun doit faire patiemment ses classes au sein de l’entreprise familiale fondée en 1905 par les frères Édouard et Alex Coulombe. Liqueurs Coulombe, comme on l’appelait à l’époque, faisait son pain et son beurre dans l’importation de fruits et d’essences de fruits et réalisait ses premiers pas dans l’embouteillage d’eaux gazeuses.

C’est en 1935 que le partenariat avec PepsiCo (Pepsi-Cola) s’est concrétisé et qu’Alex Coulombe ltée est devenu l’embouteilleur et le distributeur exclusif des produits de la multinationale américaine dans la capitale, puis dans une bonne partie de l’est de la Belle Province.

Robert, Fernand, Michel et René, les membres de la deuxième génération du clan Coulombe, ont été les premiers à sauter dans l’aventure.

Puis, ce fut le tour des fils de René : Richard, Marc et Éric.

Et voilà que la quatrième génération prend sa place.

Ils sont les enfants de Marc, l’actuel président d’Alex Coulombe ltée et unique actionnaire. Il y a Émilie (30 ans), Alexandre (28 ans) et Catherine (26 ans).

Émilie possède une formation en comptabilité, Alexandre en logistique et Catherine en ressources humaines.

«Comme vous le constatez, leurs formations sont complémentaires», souligne le paternel qui n’a jamais poussé sa progéniture vers des carrières dans l’entreprise familiale, qui procure un gagne-pain à plus de 400 personnes.

«Ma conjointe et moi, nous tenions à donner à nos enfants tous les outils nécessaires afin qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qu’ils allaient faire dans la vie.»

Si Marc Coulombe a commencé à travailler à temps plein pour l’entreprise familiale dès le lendemain de son dernier examen en administration à l’université, ses enfants sont allés voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Aujourd’hui, ils sont de retour au bercail.

Se salir les mains

Avant de prendre la relève de son père en 2002, Marc Coulombe a touché à tous les aspects de la vie de l’entreprise familiale.

«J’ai préparé des palettes. J’ai fait du ménage. J’ai travaillé sur les lignes de production. J’ai grimpé dans les camions pour faire des livraisons.»

Un rituel que Marc Coulombe «impose» à sa progéniture.

«Ma fille Émilie, qui est aujourd’hui directrice des ventes, a dû enfiler ses bottes de travail avec protection en acier pour aller faire du marchandisage dans les commerces pour bien connaître l’ensemble de nos produits et nos clients. En gros, un dirigeant d’entreprise doit savoir de quoi il parle. Il doit connaître son monde.

«Il doit avoir une connaissance fine de ce qui se fait à chaque étape de fabrication et de distribution d’un produit. Ça lui permet, en plus, d’aller chercher une forte crédibilité auprès des employés. Ces derniers savent que vous connaissez votre affaire.»

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La relève avant la retraite

«Je ne pense pas à ma retraite, mais je pense à ma relève.»

Âgé de 55 ans, le président et unique actionnaire d’Alex Coulombe ltée est trop jeune pour tirer sa révérence. «Je m’accorde un horizon de 10 ans pour préparer la relève. Nous devons prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses afin que les enfants soient prêts à prendre le relais au moment jugé opportun.»

Le défi quotidien de Marc Coulombe est d’assurer la pérennité de l’entreprise familiale. «Je veux la laisser dans une situation optimale afin que mes enfants puissent, un jour, continuer de la faire avancer.»

Ce qui veut dire, pour l’homme d’affaires, de ne jamais cesser d’évoluer et d’innover.

Nombreuses acquisitions

La croissance, toujours la croissance pour cette entreprise dont le parcours centenaire révèle de nombreux épisodes d’acquisitions d’usines d’embouteillage et d’agrandissements de ses installations.

«L’industrie des boissons gazeuses n’est pas un marché facile. Heureusement, notre association avec PepsiCo nous aide. Notre partenaire s’efforce de développer des produits qui suivent les tendances manifestées par les consommateurs qui recherchent des breuvages santé et moins sucrés. Notre objectif est, bien sûr, d’être attentifs aux goûts des consommateurs — non seulement en termes de produits et d’emballage — mais surtout d’anticiper ce qu’ils voudront boire au cours des mois et des années à venir.»

La croissance dans...  l’eau!

La croissance, elle vient de l’eau. Et principalement dans le segment de marché de l’eau gazéifiée.

Avec sa marque de commerce maison Montellier, Alex Coulombe ltée tire profit de cette croissance.

«Grâce au réseau de distribution de Pepsico, nous sommes partout dans tous les magasins au Canada», indique-t-il.

Marc Coulombe mentionne également que Monde Sélection, un organisme belge qui évalue et récompense des produits de consommation, avait accordé l’une de ses plus hautes distinctions à l’eau de source pétillante Montellier.

«Ça prouvait, une fois de plus, que notre produit n’a rien à envier aux marques européennes qui sont toujours vendues nettement plus cher.»

Pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs, l’entreprise de Québec vient par ailleurs d’investir 6 millions $ pour moderniser sa ligne d’embouteillage afin de produire de nouveaux formats de cannettes pour sa marque Montellier.

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Survivre à deux guerres mondiales

Le taux de survie des entreprises qui réussissent le passage de la première à la deuxième génération est de 30%, rappelait au Soleil, en 2016, Maripier Tremblay, professeure agrégée à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.

Il chute entre 10% et 15% entre la deuxième et la troisième génération et dégringole entre 3% et 5% de la troisième à la quatrième génération. «Le secret, c’est la capacité d’adaptation de l’entreprise», suggère le président d’Alex Coulombe ltée, Marc Coulombe. «Si nous sommes encore en vie après 113 ans, c’est parce que nous avons su nous adapter aux besoins des consommateurs, aux nouvelles réalités commerciales et aux règles imposées par les gouvernements.»

Rationnement

«N’oubliez pas que, dans le secteur alimentaire, les politiques de rationnement imposées lors des guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 ont fait mal. Dans ce temps-là, les gens se serraient les coudes et attendaient que l’orage passe.»

Évidemment, ça met de la pression sur les épaules des dirigeants des entreprises familiales. La génération en place ne veut pas que l’histoire se termine avec elle.

Sans en faire une obsession, M. Coulombe pense qu’«il faut être capable de vivre avec cette réalité». «Il y a les familles de nos 400 travailleurs qui dépendent de nous autres. C’est une responsabilité que je prends tous les jours et que mes enfants doivent être prêts à prendre», affirme l’homme d’affaires.

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Planchers Mercier: le pionnier du plancher verni en usine

Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 7e de 8. Prochain rendez-vous: 29 novembre.

Le plancher de bois pré verni de l’entreprise Mercier est né d’une manière inattendue, il y a près de 40 ans.

Le fondateur Marcel Mercier est ébéniste, il fabrique des armoires en bois verni et des meubles. À l’époque, les planchers de bois étaient en bois, mais il fallait les cirer régulièrement. Jeannette, sa conjointe lui demande s’il pourrait lui faire un plancher en bois franc verni puisqu’il fabrique déjà des armoires... Ça serait plus facile à entretenir.

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Se renouveler continuellement

Au fur et à mesure, Planchers Mercier a agrandi son territoire de distribution, car la compagnie ne vend pas directement aux consommateurs, mais aux détaillants et aux entrepreneurs.

Dans les premières années d’expansion, l’entreprise devait faire affaire avec divers fournisseurs pour ses matériaux. Elle fait affaire avec une scierie de Drummondville pour fournir à la demande et standardiser la production.