La fierté des familles en affaires

Partenariat Le Soleil / Desjardins

La fierté des familles en affaires

L’esprit était à la fête, jeudi soir, au 15e étage de la Tour Desjardins, à Lévis ! C’était la soirée Reconnaissance organisée pour saluer les huit entreprises présentées dans la série Familles en affaires publiée dans le journal Le Soleil, entre le 11 octobre et le 29 novembre, jour de l’événement tenu à Lévis.

Le président de Desjardins, Guy Cormier, et le président et éditeur du Soleil, Claude Gagnon, ont tour à tour salué l’importance de ces entreprises dans leur milieu respectif, l’engagement des fondateurs, des dirigeants actuels, et la relève qui pointe dans plusieurs cas. « Vous êtes des forces vives dans vos milieux et Desjardins sera toujours là pour vous épauler », a dit M. Cormier, venu de Drummondville pour cette rencontre avant de retourner vers Montréal après la soirée. M. Cormier a chaleureusement félicité les chefs des entreprises choisies (voir la liste) pour leur capacité à prendre des risques, à oser et à innover pour continuer vers la croissance et assurer l’avenir.

Le président du Soleil, Claude Gagnon, a parlé du rôle de notre journal dans la communauté de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, de son devoir de proximité avec les milieux desservis, notamment le milieu des affaires. M. Gagnon a exprimé son admiration envers les entreprises qui savent préparer la relève et bien passer le flambeau d’une génération à l’autre. Il a noté que les familles avaient raison d’afficher leur fierté devant leur réussite.

Alex Coulombe: la même effervescence... 113 ans plus tard

Zone Familles en affaires

Alex Coulombe: la même effervescence... 113 ans plus tard

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales.

À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 8e de 8

Faire ses classes, de l'entrepôt à la direction

Zone Familles en affaires

Faire ses classes, de l'entrepôt à la direction

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
Être un descendant d’Alex Coulombe n’assure pas de facto un poste stratégique au sein de la haute direction de l’entreprise de Québec spécialisée dans l’embouteillage d’eau et de boissons gazeuses.

Chacun doit faire patiemment ses classes au sein de l’entreprise familiale fondée en 1905 par les frères Édouard et Alex Coulombe. Liqueurs Coulombe, comme on l’appelait à l’époque, faisait son pain et son beurre dans l’importation de fruits et d’essences de fruits et réalisait ses premiers pas dans l’embouteillage d’eaux gazeuses.

C’est en 1935 que le partenariat avec PepsiCo (Pepsi-Cola) s’est concrétisé et qu’Alex Coulombe ltée est devenu l’embouteilleur et le distributeur exclusif des produits de la multinationale américaine dans la capitale, puis dans une bonne partie de l’est de la Belle Province.

Robert, Fernand, Michel et René, les membres de la deuxième génération du clan Coulombe, ont été les premiers à sauter dans l’aventure.

Puis, ce fut le tour des fils de René : Richard, Marc et Éric.

Et voilà que la quatrième génération prend sa place.

Ils sont les enfants de Marc, l’actuel président d’Alex Coulombe ltée et unique actionnaire. Il y a Émilie (30 ans), Alexandre (28 ans) et Catherine (26 ans).

Émilie possède une formation en comptabilité, Alexandre en logistique et Catherine en ressources humaines.

«Comme vous le constatez, leurs formations sont complémentaires», souligne le paternel qui n’a jamais poussé sa progéniture vers des carrières dans l’entreprise familiale, qui procure un gagne-pain à plus de 400 personnes.

«Ma conjointe et moi, nous tenions à donner à nos enfants tous les outils nécessaires afin qu’ils puissent décider eux-mêmes ce qu’ils allaient faire dans la vie.»

Si Marc Coulombe a commencé à travailler à temps plein pour l’entreprise familiale dès le lendemain de son dernier examen en administration à l’université, ses enfants sont allés voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Aujourd’hui, ils sont de retour au bercail.

Se salir les mains

Avant de prendre la relève de son père en 2002, Marc Coulombe a touché à tous les aspects de la vie de l’entreprise familiale.

«J’ai préparé des palettes. J’ai fait du ménage. J’ai travaillé sur les lignes de production. J’ai grimpé dans les camions pour faire des livraisons.»

Un rituel que Marc Coulombe «impose» à sa progéniture.

«Ma fille Émilie, qui est aujourd’hui directrice des ventes, a dû enfiler ses bottes de travail avec protection en acier pour aller faire du marchandisage dans les commerces pour bien connaître l’ensemble de nos produits et nos clients. En gros, un dirigeant d’entreprise doit savoir de quoi il parle. Il doit connaître son monde.

«Il doit avoir une connaissance fine de ce qui se fait à chaque étape de fabrication et de distribution d’un produit. Ça lui permet, en plus, d’aller chercher une forte crédibilité auprès des employés. Ces derniers savent que vous connaissez votre affaire.»

La relève avant la retraite

Zone Familles en affaires

La relève avant la retraite

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
«Je ne pense pas à ma retraite, mais je pense à ma relève.»

Âgé de 55 ans, le président et unique actionnaire d’Alex Coulombe ltée est trop jeune pour tirer sa révérence. «Je m’accorde un horizon de 10 ans pour préparer la relève. Nous devons prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses afin que les enfants soient prêts à prendre le relais au moment jugé opportun.»

Le défi quotidien de Marc Coulombe est d’assurer la pérennité de l’entreprise familiale. «Je veux la laisser dans une situation optimale afin que mes enfants puissent, un jour, continuer de la faire avancer.»

Ce qui veut dire, pour l’homme d’affaires, de ne jamais cesser d’évoluer et d’innover.

Nombreuses acquisitions

La croissance, toujours la croissance pour cette entreprise dont le parcours centenaire révèle de nombreux épisodes d’acquisitions d’usines d’embouteillage et d’agrandissements de ses installations.

«L’industrie des boissons gazeuses n’est pas un marché facile. Heureusement, notre association avec PepsiCo nous aide. Notre partenaire s’efforce de développer des produits qui suivent les tendances manifestées par les consommateurs qui recherchent des breuvages santé et moins sucrés. Notre objectif est, bien sûr, d’être attentifs aux goûts des consommateurs — non seulement en termes de produits et d’emballage — mais surtout d’anticiper ce qu’ils voudront boire au cours des mois et des années à venir.»

La croissance dans...  l’eau!

La croissance, elle vient de l’eau. Et principalement dans le segment de marché de l’eau gazéifiée.

Avec sa marque de commerce maison Montellier, Alex Coulombe ltée tire profit de cette croissance.

«Grâce au réseau de distribution de Pepsico, nous sommes partout dans tous les magasins au Canada», indique-t-il.

Marc Coulombe mentionne également que Monde Sélection, un organisme belge qui évalue et récompense des produits de consommation, avait accordé l’une de ses plus hautes distinctions à l’eau de source pétillante Montellier.

«Ça prouvait, une fois de plus, que notre produit n’a rien à envier aux marques européennes qui sont toujours vendues nettement plus cher.»

Pour répondre aux nouvelles exigences des consommateurs, l’entreprise de Québec vient par ailleurs d’investir 6 millions $ pour moderniser sa ligne d’embouteillage afin de produire de nouveaux formats de cannettes pour sa marque Montellier.

Survivre à deux guerres mondiales

Zone Familles en affaires

Survivre à deux guerres mondiales

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
Le taux de survie des entreprises qui réussissent le passage de la première à la deuxième génération est de 30%, rappelait au Soleil, en 2016, Maripier Tremblay, professeure agrégée à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.

Il chute entre 10% et 15% entre la deuxième et la troisième génération et dégringole entre 3% et 5% de la troisième à la quatrième génération. «Le secret, c’est la capacité d’adaptation de l’entreprise», suggère le président d’Alex Coulombe ltée, Marc Coulombe. «Si nous sommes encore en vie après 113 ans, c’est parce que nous avons su nous adapter aux besoins des consommateurs, aux nouvelles réalités commerciales et aux règles imposées par les gouvernements.»

Rationnement

«N’oubliez pas que, dans le secteur alimentaire, les politiques de rationnement imposées lors des guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 ont fait mal. Dans ce temps-là, les gens se serraient les coudes et attendaient que l’orage passe.»

Évidemment, ça met de la pression sur les épaules des dirigeants des entreprises familiales. La génération en place ne veut pas que l’histoire se termine avec elle.

Sans en faire une obsession, M. Coulombe pense qu’«il faut être capable de vivre avec cette réalité». «Il y a les familles de nos 400 travailleurs qui dépendent de nous autres. C’est une responsabilité que je prends tous les jours et que mes enfants doivent être prêts à prendre», affirme l’homme d’affaires.

Planchers Mercier: le pionnier du plancher verni en usine

Zone Familles en affaires

Planchers Mercier: le pionnier du plancher verni en usine

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 7e de 8. Prochain rendez-vous: 29 novembre.

Le plancher de bois pré verni de l’entreprise Mercier est né d’une manière inattendue, il y a près de 40 ans.

Le fondateur Marcel Mercier est ébéniste, il fabrique des armoires en bois verni et des meubles. À l’époque, les planchers de bois étaient en bois, mais il fallait les cirer régulièrement. Jeannette, sa conjointe lui demande s’il pourrait lui faire un plancher en bois franc verni puisqu’il fabrique déjà des armoires... Ça serait plus facile à entretenir.

Se renouveler continuellement

Zone Familles en affaires

Se renouveler continuellement

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Au fur et à mesure, Planchers Mercier a agrandi son territoire de distribution, car la compagnie ne vend pas directement aux consommateurs, mais aux détaillants et aux entrepreneurs.

Dans les premières années d’expansion, l’entreprise devait faire affaire avec divers fournisseurs pour ses matériaux. Elle fait affaire avec une scierie de Drummondville pour fournir à la demande et standardiser la production.

Laiterie Charlevoix: de la laiterie aux fromages fins

Zone

Laiterie Charlevoix: de la laiterie aux fromages fins

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 6e de 8. Prochain rendez-vous: 22 novembre.

En 1948, Elmina Fortin et Stanislas Labbé fondent la laiterie pour embouteiller et distribuer du lait dans la région, celui de leur ferme, puis celui des autres. En même temps commence la production artisanale de fromage.

La terre où est établie la Laiterie Charlevoix appartient à famille depuis le milieu des années 1800. Jusqu’en 1948, il s’agissait d’une ferme laitière familiale comme il y en avait des centaines dans la région.

Du lait spécial pour des fromages typés

Zone

Du lait spécial pour des fromages typés

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Dominique est maître fromager depuis 1979. Il a été formé à Saint-Hyacinthe en technique fromagère.

«Du temps de mon père, ce n’était pas facile de trouver des fromagers. Soit j’allais me former, soit l’entreprise fermait. Il fallait décider ce qui serait fait avec la fromagerie qui datait de 1948 : la démolir et en reconstruire une autre ou la démolir et fermer. La mode des produits régionaux n’existait pas encore. Nous avons choisi de tenir bon et tout s’est bien déroulé», raconte-t-il.

Un marché fragilisé par le libre-échange

Zone

Un marché fragilisé par le libre-échange

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Les deux frères Labbé s’inquiètent de voir la disparition progressive des producteurs de lait de la région. Chaque année quelques-uns abandonnent la production. Et les ouvertures des marchés avec les accords de libre-échange avec l’Europe et les États-Unis n’ont rien de rassurant selon eux.

«C’est un phénomène de génération», insiste Bruno Labbé. Quand un producteur dépasse la soixantaine, il n’a pas souvent de relève. Il abandonne la ferme. Dans 10 ans, je ne peux pas prévoir combien de producteurs seront encore en affaires dans Charlevoix.»

Magasin Latulippe: le pari de la fraternité

Zone familles en affaires

Magasin Latulippe: le pari de la fraternité

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 5e de 8

Quand on pense aux commerces spécialisés dans la vente d’articles de sports,  des noms de grandes chaînes viennent naturellement à l’esprit. Par contre, à Québec il y a eu une famille, dont le commerce est devenu une référence dans ce secteur : Le magasin Latulippe.

C’est Marcel Latulippe et sa conjointe Lucianne Andrews, qui ont lancé l’entreprise en 1940.

Au départ, il s’agissait d’une friperie avant que les propriétaires convertissent la boutique en magasin général. Mais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, M. Latulippe a vu une possibilité d’exploiter un nouveau marché : celui des sports de plein air.

La famille Latulippe commence alors à acheter des fournitures d’armées, comme des grandes tentes en toile et autres équipements variés pour le plein air.

C’était un pari risqué à l’époque, puisque rares étaient les magasins spécialisés dans ce domaine au milieu du 20e siècle.

Le développement du magasin familial s’est poursuivi jusque dans les années 1970, où Richard Latulippe, fils de Marcel, décide d’inclure davantage de fournitures de sport à sa gamme de produits en plus de délaisser la vente de produits usagés.

À leur tour, ses fils François et Louis ont pris les rênes de l’entreprise en lui apportant un nouveau souffle, tout en conservant les valeurs traditionnelles de l’entreprise depuis ses débuts.

«À nous deux, nous avons développé le numérique avec notre site web en français et anglais. On a ouvert un deuxième magasin à Lévis. J’ai amené plusieurs marques très connues comme North Face et Columbia, alors qu’on était encore considéré comme un magasin généraliste. L’introduction de ces marques-là était essentielle pour attirer la nouvelle génération, alors que notre père avait très bien desservi la sienne. J’aimais ces produits, car je les utilisais déjà », explique le président actuel, François Latulippe.
Cette modernisation de l’offre de produits est essentielle dans le commerce de détail, pour faire sa place face aux compétiteurs. Mais ce développement n’est pas venu sans une certaine crainte.

«C’est un défi de garder l’essence de départ, car chaque année on doit avoir de nouveaux fournisseurs et si on ne le fait pas on va s’éteindre», ajoute Louis Latulippe.

«On doit être en mesure de vendre les produits de l’heure, mais aussi ceux qui s’en viennent, car on a un rôle de conseiller. J’ai eu peur de dénaturer la marque quand on a agrandi le magasin, car on avait un style plus familier au quartier. C’était un risque, car j’avais peur que notre clientèle n’accepte pas ces changements», poursuit-il.

Ne pas forcer l’implication

Chez les Latulippe, travailler pour l’entreprise familiale a été une chose naturelle. Au moment de l’ouverture dans les années 1940, Marcel Latulippe et sa conjointe ont pu compter sur l’aide de leur famille respective qui vivait dans le quartier Saint-Sauveur.

Quand leur père Richard a dû préparer la succession de l’entreprise, il n’a pas mis de pression supplémentaire sur ses garçons.

«Il y a une fierté à travailler ici. Notre père ne nous a pas forcé, mais on devait faire nos preuves et décrocher un diplôme avant de travailler», dit François Latulippe. «Dès que tu commences, tu ne comptes pas tes heures. On est chanceux d’être deux à gérer ça, je pense qu’on a une meilleure qualité de vie que notre père qui gérait l’entreprise tout seul.»

Louis abonde dans le même sens. «On n’a jamais eu de pression, même moi qui a eu un parcours diffèrent où je ne me voyais pas travaillé ici. De mettre de la pression, ce n’est pas une bonne source de motivation pour la relève. On va avoir la même formule pour nos enfants. Oui on veut qu’ils reprennent le flambeau, on les introduit à la compagnie tout en leur laissant le libre choix de faire ce qu’ils veulent.»

Magasin Latulippe: comment réussir?

Zone familles en affaires

Magasin Latulippe: comment réussir?

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Même s’ils comptent beaucoup sur le facteur de la chance, François et Louis Latulippe croient également que pour réussir une entreprise familiale il faut se faire confiance.

Cette confiance doit se développer dans un contexte différent, car si elle existe dans la vie privée elle doit se transposer dans un contexte d’affaires.

Autobus Breton: l’art de transporter des passagers

Zone

Autobus Breton: l’art de transporter des passagers

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 4e de 8

Gaétan Breton a obtenu son premier contrat de transport d’écoliers au moment de la création du ministère de l’Éducation et de l’instauration du système de transport scolaire, au milieu des années 1960. Le premier autobus servait au transport des élèves de Saint-Jean-de-Lalande, village fusionné depuis à la ville de Saint-Georges. 

Ce sera les débuts de l’entreprise, basée aujourd’hui dans le parc industriel de Saint-Georges de Beauce qui continue sa croissance dans le transport d’élèves et de passagers dans le transport nolisé et sur le circuit interurbain entre Saint-Georges et Québec deux fois par jour.

La diversification des opérations

Zone

La diversification des opérations

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Si Autobus Breton s’est lancé dans le transport nolisé, c’est pour un besoin de diversification des opérations. Les deux frères Breton avaient même envisagé le camionnage. «Nous avons décidé de rester dans le secteur que nous connaissions le plus», souligne Jean-François.

Le transport nolisé et le transport scolaire sont deux mondes à part. «C’est pas mal plus de travail le transport nolisé», affirme Pierre Breton. «Comme nous avions des autobus usagés, il y avait souvent des réparations à faire. On aurait facilement pu se décourager. Nos mécaniciens ont appris à connaître une mécanique différente de celle des autobus scolaires.»

Les actionnaires

Zone

Les actionnaires

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Pierre Breton, président, et son frère Jean-François, vice-président, dirigent les destinées de l’entreprise comme actionnaires principaux avec 45 % des actions chacun.

Ils préparent la relève avec Karl Breton, fils de Pierre, gérant de la division Transport Sécuritaire basée à Saint-Prosper, et Maxime Mathieu, chef mécanicien du groupe, aussi actionnaire de la compagnie avec 5 % des actions chacun.

En chiffres

Zone

En chiffres

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Le portrait des emplois chez Autobus Breton

80 chauffeurs d’autobus d’écoliers

15 chauffeurs d’autocar

10 employés de garage et de bureau.

Industries Émile Lachance Ltée: La passion sans la pression

Zone familles en affaires

Industries Émile Lachance Ltée: La passion sans la pression

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 3e de 8.

Depuis 1963, la famille Lachance est bien connue dans les secteurs des produits ménagers, de l’emballage et de la manutention de contenants. Malgré les moyens modestes de la compagnie à ses débuts, trois générations de Lachance ont réussi à diversifier l’offre de produits et à élargir leur clientèle à l’échelle de l’Amérique du Nord. 

Émile Lachance a lancé cette entreprise familiale avec l’aide de son épouse Lucille Breton dans les années 60.

Spécialisée au départ dans la distribution de brosses à balais, l’entreprise a commencé dans la résidence familiale. 

«Ma mère avait toujours eu un intérêt pour les affaires, de par le fait que ses parents possédaient un garage. Du côté de mon père, il a fait plusieurs petits boulots avant de devenir représentant pour IPL Inc», explique Pierre Lachance, le fils d’Émile Lachance. 

«Après quelques années, il s’est rendu compte qu’il y avait une gamme de produits, qu’IPL ne distribuait pas, et qui pouvait intéresser sa clientèle. Il est devenu agent manufacturier auprès de fournisseurs, qui n’étaient pas en compétition avec IPL et il a commencé la distribution de leurs produits», relate-t-il.

Devenant un nouveau joueur important dans le secteur manufacturier, M. Lachance a dû compter sur de l’aide familiale afin que l’entreprise poursuive son ascension. Par chance, ses enfants les plus âgés ont pris le flambeau et c’est à ce moment que l’aventure familiale au sein de l’Industrie Émile Lachance Ltée a commencé.

«Au début des années 1970, mes frères aînés Denis et Normand et ma sœur Lise se sont lancés en affaire avec mon père et l’entreprise est ainsi devenue plus concrète afin d’accroitre sa clientèle et le nombre de produits distribués», ajoute Pierre Lachance, qui s’est joint à l’entreprise au tournant de la décennie 1980.

Son père, dit-il, a toujours été très reconnaissant pour l’implication de ses enfants. Sans eux, jamais l’entreprise n’aurait pu croître aussi rapidement.

«La relève familiale a motivé notre père à élargir les activités de son entreprise, par exemple le fait d’avoir un vrai entrepôt», poursuit Pierre Lachance.

Toutefois, malgré l’importance que prend l’entreprise au sein de la famille, M. Lachance précise que ses membres maintiennent une cloison entre les affaires et la vie familiale.

«À la maison, on essaie de parler d’autres sujets qui ne concernent pas l’entreprise. On peut effleurer des petits dossiers, mais on ne prend pas de grandes décisions. Quand on décide de faire un voyage en famille, on laisse les affaires derrière nous», ajoute-t-il. 

Vivre et laisser vivre

Si certaines familles peuvent mettre une pression à ce que chaque génération s’implique au sein de l’entreprise, c’est tout le contraire chez les Lachance. Chez eux, pas de pression pour s’impliquer en affaires. 

«Notre père nous a toujours laissé le libre choix de faire ce qu’on voulait comme métier plus tard. Par contre, c’est certain qu’il était très heureux de nous voir nous impliquer au sein de l’entreprise familiale, ajoute le président et chef de la direction d’Industries Émile Lachance. 

Cet engagement de chaque génération à s’impliquer au sein de l’entreprise vient du fait, que dès leur tendre enfance ils ont baigné dans les activités de la compagnie, ce qui a fait naitre chez eux le désir de développer l’entreprise familiale.

«Depuis que j’ai deux ans, mon père (Pierre) m’a amené dans les entrepôts de l’entreprise. Je ne me suis pas posé de questions en grandissant c’était naturel pour moi de venir travailler pour l’entreprise un jour, par contre il n’y a aucune pression, j’ai fait mes choix personnels comme de poursuivre plus longtemps mon parcours collégial pour jouer au football», explique Louis Lachance, fils de Pierre.

Industries Émile Lachance Ltée: le virage numérique, la prochaine étape

Zone familles en affaires

Industries Émile Lachance Ltée: le virage numérique, la prochaine étape

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
L’industrie manufacturière est en pleine mutation. À l’ère du numérique, beaucoup d’entreprises doivent se repositionner afin de satisfaire les nouvelles habitudes de consommation de la clientèle.

Un défi similaire attend les Lachance, qui en sont déjà bien conscients. Louis Lachance, gestionnaire des opérations, considère ce virage numérique comme l’un des principaux défis de sa génération au sein de l’entreprise. 

«Nous avons un projet d’aller vers le numérique, notre site Web a besoin d’une mise à jour, notamment. Après ça, nous voulons mettre en place un système de vente en ligne afin de viser certains marchés où nous n’avons pas accès actuellement», explique-t-il.

«Cela pourrait favoriser notre nombre d’exportations vers les États-Unis et l’Ouest canadien.»

Comment réussir une entreprise familiale?

Zone familles en affaires

Comment réussir une entreprise familiale?

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Chez les Lachance, la solution pour réussir une affaire familiale passe par une chose primordiale : la communication.

«Mon père et moi avons une excellente communication, on se consulte tout le temps avant de prendre des décisions importantes pour s’assurer qu’on est d’accord. On sait que ce qui a été la source de problèmes au sein d’autres entreprises familiales, c’est de savoir qui allait prendre la succession.

«Il y a un problème de communication quand le cédant refuse que la nouvelle génération prenne une place plus importante dans les affaires familiales. Il faut laisser la relève prendre ses propres décisions, tout en maintenant une bonne communication avec les membres de la génération précédente», souligne Louis Lachance. 

«Bien que mon père n’avait plus un poste à la direction, nous lui avions aménagé un bureau et il venait quotidiennement faire la visite des locaux. Il faisait des petites choses, mais il a laissé sa relève prendre les décisions.

«Il acceptait que nous allions faire des erreurs, comme lui en avait fait et comme Louis en fera aussi, mais c’est avec les erreurs qu’on apprend», ajoute Pierre Lachance.

«Si le cédant persiste à chaperonner la relève et à contester ses décisions, cela n’aidera pas cette génération à s’épanouir pleinement.»

Note – Cette série sur des familles en affaires est réalisée par la Rédaction du Soleil avec le soutien de Desjardins. Ce partenaire n’a aucun droit de regard sur le contenu.

Quelques anecdotes familiales

Zone familles en affaires

Quelques anecdotes familiales

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil

«Je suis venu au monde en même temps que l’entreprise, et donc à l’époque nos bureaux étaient aménagés à même le domicile familial. Je me rappelle qu’il y avait des chaudières, qui venaient avec un système de tuyauterie, un peu partout dans la maison, dans le garage et le sous-sol.

«On avait besoin de beaucoup de matériels pour pouvoir se bâtir un inventaire. Le bureau était dans la maison et tout se faisait là, que ce soit les commandes, la comptabilité », raconte Pierre Lachance

«Quand j’étais jeune et que mon père m’amenait dans l’entrepôt, j’en profitais pour y faire du vélo, ajoute pour sa part Louis Lachance. J’aimais aussi venir dans l’entreprise parce qu’on avait beaucoup de charriot élévateur et à l’époque mon père et mon oncle me laissait les aider à décharger le camion. Je ne conduisais pas, mais c’était une expérience stimulante pour un jeune de cinq ans.

«J’avais aussi l’habitude de faire des châteaux avec les boites vides dans l’entrepôt, ce qui déplaisait à certains employés. Ironiquement aujourd’hui, certains sont encore là et c’est moi leur superviseur, c’est assez cocasse comme situation.»

Breton Tradition 1944, quatre générations de passionnés

Zone / Familles en affaires

Breton Tradition 1944, quatre générations de passionnés

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 2e de 8.

En affaires depuis bientôt 75 ans, la famille Breton a toujours le même plaisir à faire vivre et prospérer l’entreprise familiale Breton Tradition 1944. Véritable pionniers de l’agriculture au Québec, les Breton dirigent l’entreprise depuis maintenant quatre générations.

C’est Napoléon Breton et sa conjointe Adrienne Vallières qui ont créé l’entreprise en achetant un magasin général en 1944 à Saint-Bernard, en Beauce.

Depuis ce jour, plusieurs membres de la famille ont intégré la compagnie afin de poursuivre le travail entamé par Napoléon Breton.

Loin d’être une obligation, chez les Breton travailler pour l’entreprise familiale est naturel.

«En grandissant en Beauce, loin des grands centres, il y avait une certaine adhésion naturelle à travailler pour l’entreprise familiale, explique Vincent Breton, fils de Lucien et membre de la troisième génération. Après les études, on avait toujours des opportunités au sein de l’entreprise, et ce même si on prenait un autre chemin professionnel.»

Philippe Bouchard, un représentant de la quatrième génération, trouve une motivation particulière à travailler pour l’entreprise familiale.

«Quand tu commences à travailler ailleurs, tu te rends compte qu’il y a une motivation supérieure à travailler avec des membres de ta famille. Il y a un sentiment de fierté de travailler pour l’entreprise qui a apporté de l’argent à la maison et qui t’a permis d’avoir une belle vie. C’est la fierté de redonner», dit-il.

Si certaines familles tracent une ligne entre les affaires et la vie privée, chez les Breton l’entreprise représente l’épicentre de leur dynamique familiale. 

«Breton Tradition, c’est nous. Durant les réunions familiales, on parle de l’entreprise inévitablement», explique Line Breton, fille de Lucien Breton et mère de Philippe Bouchard. 

«Il n’y a pas vraiment de cloison entre la vie de famille et l’entreprise, c’est au centre de notre dynamique familiale, ajoute Vincent. Les valeurs qu’on transmet au sein de notre entreprise sont les mêmes que celles que nos parents et grands-parents nous ont transmises.» 

Faire différemment

Bien qu’ils soient plusieurs générations au sein de l’entreprise, les Breton ont tous la volonté individuelle d’innover et de promouvoir de nouvelles pratiques dans le milieu agricole québécois.

Les membres de la famille estiment que chaque génération a apporté quelque chose de nouveau au sein de l’entreprise, lui permettant de s’adapter aux nouvelles réalités de ce secteur. 

«Au départ, c’était surtout une agriculture de subsistance et mon père (Lucien) a donné un nouvel élan à l’entreprise. Du côté de ma génération, nous avons concentré nos efforts à transformer certaines pratiques de l’entreprise. La quatrième génération fait le virage du biologique plus avancé, on retourne à des valeurs d’élevage traditionnelles. La transition vers le numérique est importante aussi, mais nous avons toujours l’objectif de nous développer tout en conservant les valeurs de notre famille», explique Vincent.

Le désir de changer le monde signifie d’améliorer les choses atour de nous tout en ayant du succès. «Avec l’innovation il y a une réalité d’essai et erreur. Nous n’avons pas uniquement des produits biologiques, mais nous sommes dans une transition importante qui exige beaucoup de capitaux.»

Breton Tradition: La conscience écologique, pas un phénomène de mode

Zone / Familles en affaires

Breton Tradition: La conscience écologique, pas un phénomène de mode

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Si de nos jours les agricultures se doivent de développer de nouvelles pratiques pour s’adapter aux défis environnementaux, cette transition écologique n’a rien de nouveau chez les Breton.

Depuis vingt ans, cette famille se fait un devoir de veiller à l’impact que leur production provoque sur l’environnement. De plus, ils ont été des pionniers dans l’élevage biologique.

Lucien Breton explique que cette expertise a été utile pour permettre à l’entreprise de se démarquer face aux grands géants de l’agriculture comme Maple Leaf, Smithfield et Olymel.

«Nous avons été des pionniers en génétique porcine, en transformation des aliments, en production des œufs. Nous devons nous démarquer face aux grandes entreprises du secteur. Il faut diversifier notre offre nos produits, sinon on ne pourrait pas concurrence avec les ressources à la disposition», explique le doyen de la famille Breton.

Malgré le fait qu’ils sont en avance sur certains aspects d’une production agricole plus écologique, Lucien Breton reconnait que son entreprise, comme bien d’autres, est dans une transition. C’est particulièrement le cas dans le domaine des nouvelles technologies. 

D’ailleurs, cette transition est encouragée par les membres de la quatrième génération de la familiale. 

«Avec les changements technologiques du milieu, c’est notre réponse à tous ces mouvements qui transforment négativement la nourriture. On est loin de cette philosophie, et c’est pareil pour notre clientèle. On est les plus grands producteurs de porcs bios en Amérique du Nord. Nous souhaitons que ces produits soient plus accessibles», explique Philippe Bouchard. 

Ce que à quoi Serge Breton ajoute que la famille a toujours été consciente de l’importance d’offrir des produits de qualités à la population.

«Quand notre nom est sur le produit, on ne fait pas compromis sur la qualité», avance-t-il.

Le souhait de la famille est que dans l’avenir les autres producteurs agricoles suivent le pas d’une production biologique et écoresponsable. 

Breton Tradition: Comment réussir une entreprise familiale?

Zone / Familles en affaires

Breton Tradition: Comment réussir une entreprise familiale?

Thomas Thivierge
Thomas Thivierge
Le Soleil
Il n’y a pas de solutions magiques pour maintenir un équilibre entre la vie familiale et les affaires. Mais après 75 ans à travailler en famille, les Breton ont développé un savoir-faire en la matière.

Lucien Breton, qui est toujours le président du conseil d’administration, a une idée bien précise de ce qu’il faut faire pour motiver les autres générations à s’investir au sein des affaires familiales.

«Si tu veux intéresser la relève, tu dois leur donner des responsabilités et leur faire confiance. J’ai vu des entreprises où les séniors n’ont jamais fait confiance à leurs enfants, même une fois adultes.» 

Ses enfants ont été initiés aux activités de l’entreprise dès l’adolescence. Une expérience qui a augmenté l’intérêt de certains à travailler pour Breton Tradition. 

«On doit laisser chaque individu avoir sa propre vision et amener ses idées. Il faut te trouver des passions dans la vie, et quand ton travail devient ta passion il y a un effet multiplicateur», estime son fils Vincent Breton.

Quelques anecdotes

«Je posais souvent des clôtures avec mon grand-père Napoléon. Ce qui me marquait le plus de lui est, que même s’il ne savait ni lire, ni écrire, il était très efficace et savait organiser son travail de manière méticuleuse. Il était exigeant et ça marqué mon développement futur dans mon soucis des petits détails», relate Vincent Breton.

De son côté Serge, fils de Lucien, raconte que son père lui donnait des responsabilités. «Le fait de me confier des tâches à un très âge m’a inculqué le sens des responsabilités très rapidement.»

«Je ramassais des œufs dans les poulaillers avec mon père. Le travail aussi dans les porcheries a beaucoup marqué mon enfance», explique Nathalie Breton, fille de Lucien Breton.


Note – Cette série sur des familles en affaires est réalisée par la Rédaction du Soleil avec le soutien de Desjardins. Ce partenaire n’a aucun droit de regard sur le contenu.

Desharnais Pneus et Mécanique: le garagiste qui aurait pu être dentiste

Zone Familles en affaires

Desharnais Pneus et Mécanique: le garagiste qui aurait pu être dentiste

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 1er de 8.

Les deux filles ont failli s’étouffer. «Papa, tu ne nous avais pas dit ça!» Leur père, Denis Desharnais, le président de Desharnais Pneus et Mécanique, venait de confier qu’il aurait pu devenir dentiste. «J’avais été admis à la Faculté de médecine dentaire de l’Université Laval. Finalement, je n’y ai jamais mis les pieds. J’aimais mieux le garage. Mon instinct d’entrepreneur me disait que je pourrais faire grandir l’entreprise familiale.»

Un clan tissé serré

Zone Familles en affaires

Un clan tissé serré

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
Ils sont tissés serré, les Desharnais!

Que ce soit à Québec, au Lac-Saint-Joseph ou en Floride, ils ne sont jamais bien loin les uns des autres. «Nous sommes très proches, très unis», rend compte Denis Desharnais.