Étudier les effets du navettage aéroporté

Bien connus des travailleurs qui s’exilent au nord pour quelques semaines, le navettage aéroporté et ses impacts sont encore peu étudiés. Le Regroupement des femmes de la Côte-Nord a reçu 88 050 $ du Fonds d’initiatives du Plan Nord pour se pencher sur la question, et prépare son rapport pour l’automne prochain.

On compte une quarantaine d’aéroports sur le territoire nordique québécois. La plupart des localités sont plus accessibles par les airs que par les routes, si elles existent. Le gouvernement québécois a d’ailleurs prévu plus de 250 M$, dans son dernier budget, pour améliorer les chemins multiressources construits par les compagnies et prolonger la route 138 dans les prochaines années.

On appelle « fly in fly out » le modèle des entreprises où les employés travaillent en continu quelques semaines, puis retournent à la maison quelque temps.

« Pour les conjointes des travailleurs, c’est devenu une culture, un mode de vie ! On a fait des groupes de discussions dans cinq communautés de la Côte-Nord et on veut partager des données avec l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Par exemple, les grands chantiers ont des impacts positifs sur l’économie, mais ils entraînent aussi des impacts sociaux négatifs sur les femmes », explique la coordonnatrice du regroupement, Sylvie Ostigny.

Le rapport proposera des mesures pour améliorer ces conditions.