Nicolas Bégin.

Nicolas Bégin: pour l'amour de la danse

Qui est l’homme derrière le plus grand concours international de danse mixte au Québec, Hit the Floor? Portrait en trois temps de Nicolas Bégin, un jeune homme de Lévis qui fait la différence pour la communauté des danseurs.

La raison d’être de l’événement Hit The Floor demeure depuis les débuts le développement de la communauté de la danse. Ce fut d’abord pour le Québec, mais le fondateur de l’organisation voit plus loin et plus grand pour faire rayonner la danse partout dans le monde. L’événement fait partie des plus importantes compétitions internationales de danse multistyle.

Nicolas Bégin est un passionné de la danse. Il a passé pratiquement toute sa vie dans le monde de la danse, de son plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui alors qu’il entame ses 32 ans. 

Avant d’être inscrit dans un cours de «funky» vers l’âge de 11 ans, il effectuait des prestations dans des mariages. 

Mais son premier véritable cours lui a été donné par Guildo Griffin du Studio Party Time. «Quand je l’ai vu danser, pivoter sur une main, je me suis senti rejoint. Je voulais en apprendre davantage. C’est là que ma passion s’est encore plus développée», exprime-t-il.

Il a connu sa conjointe grâce à la danse. Il l’a rencontrée pendant la tournée Night Fever à Gatineau. Et, parait-il, les deux fillettes du couple ont hérité du gène de danse des parents. Elles ont le rythme dans le sang, raconte le papa.

Aujourd’hui homme d’affaires admet qu’il a moins de temps pour danser comme producteur de spectacles avec la tournée de la compétition Hit The Floor à Lévis, Gatineau et Toronto. Il est aussi directeur artistique dans plusieurs projets, dont le volet dansant des Grands Feux Loto-Québec l’été dernier, et depuis le début de l’année pour l’émission Danser pour gagner qui sera en onde à la mi-janvier à V Télé.

Les finances

Pendant ses études au baccalauréat en finances à l’Université Laval, au travers des tournées, Nicolas Bégin mûrit l’idée de mettre sur pied une compétition pour favoriser la vie de la communauté de la danse.

«Avec les aller-retour entre Montréal et Québec, j’ai pu terminer mes études en quatre ans», raconte-t-il. «Comme j’arrivais à la fin du parcours, je me suis interrogé sur l’avenir. Je me suis aperçu que ma passion pour la danse était plus grande que celle pour la finance.»

Il prend la décision de monter un plan d’affaires pour organiser des concours de danse, car lorsqu’il était plus jeune, il n’avait pas eu l’occasion de participer à des événements de grande envergure et bien organisées. À la fin de son baccalauréat, il demande l’aide d’Entrepreneuriat Laval en même temps qu’il s’inscrit à un cours en événementiel pour créer une compétition de danse.


«Je me suis aperçu que ma passion pour la danse était plus grande que celle pour la finance.» - Nicolas Bégin

La télé

Mais, lorsque son plan d’affaires semble prêt à être mis en marche, il a l’opportunité de participer à l’émission de télévision «So You Think You Can Dance» sur le réseau CTV ou «La fièvre de la danse», à Toronto, en 2009. «Pour participer à la deuxième saison, il fallait que je fasse un arrêt avec mon plan d’affaires, raconte-t-il. J’ai passé plusieurs mois à Toronto et je me suis classé parmi les meilleurs. C’était beaucoup de visibilité de sorte que j’ai eu beaucoup de contrat à Toronto.»

Par la suite, on l’invite à faire partie de l’équipe Blueprint Cru de Montréal pour participer aux auditions pour la cinquième saison de America’s Best Dance Crew à New York. «Nous sommes partis en sachant qu’il n’y avait jamais eu de groupe international à cette émission qui n’avait retenu que des groupes des États-Unis. Nous ne savions même pas si nous avions le droit de participer, mais nous avons passé au travers du processus. Tout a très bien été.»

L’équipe de production nous a tellement aimés qu’elle nous a demandé de préparer une grosse revue de presse avant d’aller à Los Angeles.» Avec son groupe, il termine au deuxième rang des compétiteurs, jusqu’à finale. «On ne savait même pas jusqu’où nous pouvions nous rendre. Ce fut donc 10 semaines de compétitions dans les studios de Warner à Los Angeles, jusqu’à la grande finale», se souvient-il.

Il est l’un des rares, sinon le seul danseur canadien à avoir fait partie de ces deux grosses compétitions de danse à la télévision dans la même année, en quelques mois d’intervalle en plus. Une fois de plus, il devait repousser une deuxième fois la mise en œuvre de son plan d’affaires.