Le propriétaire de la Librairie du Cartier, Christophe Gagnon-Lavoie

La lecture a la cote à Québec

Les résidents de la région de Québec ont emprunté plus de quatre millions de livres et documents dans les bibliothèques de la Ville de Québec en 2018. Cet engouement pour la lecture a d’ailleurs été reconnu par l’UNESCO qui a promu Québec au titre de ville littéraire.

À Québec, on aime lire. Sur papier ou sur tablette, il y a toujours un livre prêt à être lu. Pour preuve, le réseau de la Bibliothèque de Québec compte 208 163 usagers, dont 75% est une clientèle adulte (y compris les adolescents) et 25% une clientèle enfant de moins de 12 ans. Il s’agit d’une croissance de 4% au cours des trois dernières années.

Au cours de la dernière année, plus de 4,4 millions de livres ont été empruntés, dont 163 000 prêts de livres numériques, 40 000 prêts de romans anglais, et 17 000 prêts en documentaires anglais. Les membres louent également 20 000 livres en nouveauté annuellement. En parlant du livre numérique, celui-ci connaît également un très bon succès depuis sa mise en service avec une augmentation de 10 000 prêts numériques de plus chaque année depuis deux ans.

Les romans et les documentaires sont les types d’ouvrage les plus prisés tandis que les disques compacts, chez la clientèle jeunesse, sont devenus les moins populaires.

Les auteurs québécois populaires

Le livre le plus emprunté chez les adultes dans les bibliothèques de Québec en 2018 est Origine, un roman policier de l’auteur américain Dan Brown. Les enfants quant à eux ont le plus souvent choisi le livre de la pièce de théâtre Harry Potter et l’Enfant maudit écrit par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne.

En librairie, les auteurs québécois sont de plus en plus populaires. Les ventes ont augmenté ces dernières années avec l’apparition de plusieurs maisons d’édition. Le taux de change n’étant pas à l’avantage des livres étrangers, les Québécois se tournent également plus vers les auteurs d’ici pour payer moins cher, selon le propriétaire de la Librairie du Cartier, Christophe Gagnon-Lavoie.

«Les gens vont trouver que les livres européens sont plus coûteux. Ça a sûrement donné un petit coup de pouce à la littérature québécoise», pense-t-il.

Parmi les livres les plus vendus en 2018, notons Nos héroïnes d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Mathilde Cinq-Mars, Les villes de papier, de Dominique Fortier, et La route du lilas d’Éric Dupont.

La littérature jeunesse se vend également très bien. Plus les enfants ont été habitués tôt à lire, plus ils vont garder cette habitude. «Les parents vont encourager ça très tôt chez les jeunes. On les a vus grandir et maintenant, ils viennent acheter des romans», mentionne Maude Lemieux, libraire à la Librairie du Cartier.

Enfin, la bande dessinée est un bon moyen d’intéresser les enfants à la lecture. Ils s’intéressent par la suite aux romans. «C’est autant pour un jeune que pour l’adulte. On a des clients qui viennent vraiment pour la BD et en les conseillant et en créant un lien avec eux, ils vont acheter un roman», fait valoir Mme Lemieux.