Jean-Yves, Christiane, Hugo et Marie Pier Germain forment avec Clarah le noyau familial du Groupe Germain Hôtels.

Groupe Germain Hôtels: la troisième génération fait son nid

L’histoire du Groupe Germain Hôtels en est une de famille. D’abord avec Victor et Huguette Germain en 1957, puis Jean-Yves et Christiane qui passent de la restauration à l’hôtellerie. S’ajoute maintenant une troisième génération faisant son nid dans l’entreprise familiale avec Marie Pier, fille de Christiane, Clarah et Hugo, enfants de Jean-Yves.

Même si Jean-Yves et Christiane ont vécu ce passage avec leurs parents, maintenant ils vivent une autre étape avec leurs enfants dans leur entourage. Coup d’œil sur les relations familiales dans le monde des affaires.

«C’est une chance de travailler avec mon oncle et avec ma mère», avance Marie Pier. «Même si ce n’est pas toujours évident, c’est super de les avoir tous les deux comme modèles dans cette proximité du travail.»

Rien d'insurmontable

Après sa graduation en génie mécanique, elle s’est plutôt lancée dans l’enseignement du yoga. «J’ai réalisé qu’il n’y avait pas beaucoup d’avenir. Je suis revenue dans l’entreprise en 2006 dans le secteur du développement en construction de notre nouvel hôtel à Calgary. J’ai trouvé ma place rapidement et j’ai pu évoluer dans l’entreprise.»

Du côté de Clarah, l’arrivée dans le groupe familial s’est effectuée un peu plus tardivement, soit en 2015. «J’ai d’abord travaillé pour de grandes agences de communication où je m’occupais de contenu et des médias sociaux. C’est extraordinaire de pouvoir travailler avec la famille, confie-t-elle. C’est à la fois rempli de défis et de récompenses. Nous avons un produit fantastique et nous sommes une famille où nous sommes tous proches, car nous travaillons tous dans un même but.»

Hugo est arrivé dans l’entreprise familiale en même temps que sa cousine, en 2006. Depuis 1999, il était à Montréal pour sa formation universitaire à Concordia. Après son baccalauréat, il a l’occasion de travailler pour la chaîne Krispy Kreme pendant trois ans. Durant la dernière, il poursuit des études supérieures pour l’obtention d’un MBA. En décrochant son diplôme, une opportunité se présente pour joindre l’entreprise familiale et travailler avec son père Jean-Yves comme chargé de projet.

«Mon premier projet était celui de l’hôtel Alt du quartier DIX30, à Brossard, explique-t-il. On ne savait pas encore que ce serait la bannière Alt, mais nous avions l’opportunité de faire un grand projet. On a participé au développement du concept et je suis devenu directeur général de l’hôtel avant de revenir à Québec en 2009 pour travailler à la direction du développement.»

Des parents actifs

De façon générale, l’expérience semble heureuse pour tout le monde, expose Christiane Germain. «Il y a beaucoup de défi, mais rien d’insurmontable. C’est une chance que nous avons de continuer le développement de la compagnie» avec les trois enfants. «On sent aussi qu’il pourra y avoir de la suite dans l’entreprise. J’ai travaillé avec mon père et parfois la relation a été difficile. Mais ce n’est pas le cas avec ma fille, mon neveu et ma nièce.» Il peut y avoir des différends, mais il n’y a pas de conflits.

Jean-Yves Germain affirme : «Nous sommes choyés», ajoutant avoir vu des expériences moins réussies dans d’autres entreprises familiales. «Si j’avais un enfant musicien, il pourrait avoir beaucoup de talent, mais cela ne se refléterait dans les affaires, car son centre n’est pas le même. Nous avons la chance d’avoir avec nous des enfants qui ont le même centre d’intérêt que leurs parents. Ils travaillent avec nous alors que nous sommes encore très actifs.»

La retraite pour les deux coprésidents n’est pas pour demain de sorte que la transmission de la passion et des connaissances pourra se poursuivre quelques années encore. Le mentorat aussi.