Zone

Les préparatifs à la minute près

Le travail de préparation logistique de l’événement de Gatineau est en marche. Tout doit être prêt pour le montage de la salle le 14 mars, car la compétition battra son plein dès le lendemain, du 15 jusqu’au 18 mars.

«Les horaires ont été envoyés aux écoles de danse et les détails de la programmation sont en train d’être précisés», précise Isabelle Dutrisac, directrice du marketing pour Hit The Floor. «Même si l’événement dure quatre jours, le programme est découpé minute par minute. Nous devons savoir tout ce qui se passe chaque minute pour accommoder tout le monde dans chacune des nombreuses catégories de la compétition.»

Il faut savoir que dans chacun des quatre niveaux, novice, précompétitif, compétitif et semi-professionnel, il y a de nombreuses catégories d’âge dans les différents styles. La logistique pour qu’il y ait une compétition équilibrée pour chaque niveau demande une grande attention et une précision de tous les instants.

Le cahier pour le premier événement de la tournée canadienne commençant à Gatineau comprendra au moins 50 pages pour toutes les minutes des routines. Donc toutes les minutes des 12 jours d’événement de la tournée seront décrites de 6 h du matin jusqu’à minuit pour que tout baigne dans l’huile.  

Zone

Les ambassadrices en évidence

L’an dernier avant l’événement de Lévis, la direction de Hit The Floor a décidé de lancer le nouveau programme ambassadeur.

«L’idée derrière ce nouveau programme est de permettre aux jeunes danseurs du niveau semi-professionnel voulant passer au monde des professionnels de se développer. Nous avons reçu plus de 200 danseurs en audition pour choisir quatre ambassadeurs», explique Nicolas Bégin. «Nous nous engageons à les mettre en évidence dans la vitrine de notre plateforme numérique pour faire le passage au niveau professionnel. Ils ont besoin de visibilité.»

Les quatre ambassadrices retenues ont pu tourner des capsules promotionnelles pour les mettre en valeur. Le Broadway Dance Center de New York les prend sous son aile pour des formations. 

En plus, les ambassadrices feront partie des spectacles de clôture des trois événements de la tournée canadienne de Hist The Floor, sans oublier un calendrier de publication de leur prestation dans les médias de la plateforme numérique de l’organisation.

Les quatre ambassadrices Shanny Cuillerier, Marilyne Caron-Proulx, Taliana Noronha Robin et Karine Laplante sont sorties du lot après avoir passé les auditions devant un groupe de juge composé les danseuses de réputation internationale Kim Gingras et Mel Mah, avec Bonnie Erickson, directrice du Broadway Dance Center, et Nicolas Bégin. 

Zone

Des partenaires améliorent l’expérience

Les compétitions et la tournée canadienne sont organisées pour les danseurs pour développement la communauté de la danse à l’échelle mondiale, rappelle Nicolas Bégin.

Tout cela dépend de la qualité de l’organisation, de l’expérience vécue par les participants durant les événements, de la compétition multistyle et de la diffusion numérique. «Ce sont nos grandes distinctions qui nous placent dans une classe à part», soutient M. Bégin, «avec la garantie que les évaluations par les juges seront les plus justes possible. Nous avons des juges spécialisés en danse urbaine, et un autre groupe axé sur le côté technique que le soit le jazz, le style contemporain ou le ballet.» Ce sont donc six juges qui portent un regard critique sur les performances des danseurs.

Et cette aventure comprend des partenariats pour améliorer l’expérience globale. Un des grands partenaires est le Broadway Dance Center, de New York, qui offre des bourses de formation de plus de 40 000 $ US. «Nous avons aussi la boutique québécoise WLKN, parce que la mode passe par la danse et les danseurs, poursuit M. Bégin. C’est ce qui nous permet de monter notre boutique pendant l’événement et de proposer une collection de 3000 items pour la tournée canadienne. Les gens sont fiers de porter les vêtements signés Hit The Floor, car cela signifie qu’ils ont participé à l’événement.»

Pour le fondateur de l’organisme, Hit The Floor devient plus qu’une simple compétition, mais il se transforme en festival, en événement de danse avec une présentation spéciale à la fin nommée le «Showcase All-Stars».

«La compétition prend beaucoup de place, mais nous avons aussi notre volet de production de spectacle, insiste M. Bégin. Nous produisons un spectacle différent à la fin de chacun des événements de la tournée. Pour la première partie du spectacle final, nous aurons choisi huit coups de cœur durant la compétition. La deuxième partie est assurée par des artistes de renommée mondiale, des danseurs aguerris, à qui nous faisons une commande chorégraphique spéciale.» En tout, le spectacle final comporte 16 prestations.

C’est une façon de montrer quelque chose de neuf et d’inspirant pour les danseurs devenus spectateurs pour un moment. L’an dernier, à Lévis, le spectacle était assuré par une troupe de la Nouvelle-Zélande. Dans le passé, il y a eu des professionnels du Japon, de Los Angeles, et même des prestations de danseurs canadiens. 

En plus, il y a un volet formation et éducation avec des classes de maitre dans les ateliers Hit The Floor dans chacun des trois événements. Ce sont des chorégraphes qui viennent enseigner des pièces chorégraphiques à des groupes de 300 ou 400 jeunes danseurs.  

Zone

Hit The Floor: les réseaux sociaux pour maintenir l’intérêt toute l’année

Hit The Floor fait non seulement partie des plus importantes compétitions de danse multistyle au monde, c’est aussi une plateforme numérique impressionnante qui sert à maintenir l’intérêt des danseurs tout au long de l’année.

«Ce sont des millions de personnes qui nous suivent dans les réseaux sociaux, sur notre chaîne YouTube, sur Instagram et dans Facebook. Si nous sommes très forts dans les réseaux, c’est à cause du talent que nous avons au Québec», affirme Nicolas Bégin, président et fondateur de la compétition Hit The Floor.

La diffusion de vidéo sur les différentes plateformes numériques a permis à Hit The Floor de gagner rapidement en popularité auprès des danseurs, non seulement au Québec ou au Canada, mais sur toute la planète.

«La danse est un langage universel, ce qui nous permet de rejoindre des gens partout dans le monde. C’est c e qui fait que des millions d’internautes nous suivent à travers le Web. Les jeunes danseurs veulent être inspirés. Ils sont curieux. Ils veulent apprendre et avoir une certaine visibilité. Notre plateforme numérique permet tout cela», continue M. Bégin.

Lors des événements, Hit The Floor accueille aussi des producteurs et des représentants des agences de danse. S’ils performent bien, les compétiteurs savent que leur prestation aura été vue sur place, mais aussi qu’elle fera partie des vidéos diffusés durant l’année. Ce qui amène des possibilités de contrat pour la carrière des danseurs semi-professionnels.

Les performances «coup de cœur» des compétitions, les performances les plus impressionnantes des groupes et celles d’artistes professionnels vont se retrouver sur YouTube, précise Isabelle Dutrisac, directrice du marketing pour Hit The Floor. 

«Jusqu’à maintenant, nous avons au total 15 millions de vues sur notre chaine YouTube, raconte-t-elle. Certains font quelques millions de vues comme celui du groupe international Quest Crew, de Los Angeles, qui a eu 4 millions de visionnements. On choisit toujours des moments particuliers dans chaque compétition que l’on mettra en ligne tout au long de l’année.»

Avant la tournée de 2016, seulement les 16 vidéos des performances du spectacle final étaient envoyés sur YouTube. Depuis deux ans, toutes les routines des trois événements sont filmées et diffusées tout au long de l’année sur la chaine de Hit The Floor. 

Il y aura donc chaque jour une diffusion sur les trois entrées que sont Facebook, Instagram et YouTube. Si YouTube s’adresse à un public cible spécialisé, Facebook et Instagram visent le public en général. 

Par exemple, avec les vidéos dans la page Facebook, les abonnés sont passés de 40 000 à 520 000 en quelque 18 mois. Une explosion inattendue de la diffusion touche un public très large avec une portée internationale, notamment chez les danseurs. Les abonnements et les visionnements sont en hausse constante. Plus de la moitié des abonnés viennent d’autres pays que le Canada.

À la fin de la tournée, tout le matériel vidéo est revu pour faire des choix. Sur 1600 routines, 300 vidéos seront retenus pour Facebook et Instagram. Les meilleures performances iront aussi sur YouTube.

«Ce sont des dizaines et des dizaines d’heures de visionnement pour faire les bons choix, raconte Isabelle Dutrisac. Mais les diffusions quotidiennes ont fait grimper l’audience de façon incroyable.»

Statistiques

- 520 000 abonnés sur Facebook

- 120 000 abonnés sur Instagram

– 15 millions de vues sur la chaîne YouTube

Site web: hitthefloor.ca

Zone

Dans les coulisses de Danser pour gagner

Dans les coulisses de l’émission Danser pour gagner à V Télé, cette adaptation québécoise de la compétition de danse télévisée Amercia Best Dance Crew produite par l’équipe de Julie Snyder, il y aura Nicolas Bégin comme directeur artistique.

«Il s’agira de trouver la meilleure troupe de danse au Québec», raconte M. Bégin, comme c’était le cas avec le pendant aux États-Unis où il a participé à la finale en 2010 avec l’équipe Blueprint Cru.

«Les auditions ont été passées, les équipes sont formées, les juges sont choisis», ajoute-t-il alors que la diffusion des compétitions commencera le 25 janvier. «Pour moi, c’est le premier vrai concours de danse télévisé au Québec. Ça met en valeur le talent des danseurs et non pas celui d’artistes» d’autres disciplines, souligne M. Bégin.

Tendances actuelles de la danse

Il savait, à cause de Hit the Floor, que la danse était un bijou admiré par beaucoup de gens. Il est assuré que les téléspectateurs seront très impressionnés par les performances des danseurs et danseuses. Le public, estime-t-il, verra où se situent les tendances de la danse actuelle.

Approché par l’équipe de Julie Snyder pour agir comme directeur artistique en raison de son expertise à l’échelle mondiale, Nicolas Bégin précise que son rôle sera de mettre de l’avant le côté artistique de la danse.

«Je vais travailler avec les différentes équipes pour les aider à présenter les meilleures performances possible. J’encadre les équipes et je serai entouré d’experts et de chorégraphes.»

Défis imposés

Chaque semaine, les équipes de cinq à sept danseurs devront relever des défis imposés, que ce soit des danses de rue, par exemple, mais aussi des éléments qui les sortiront de leur zone de confort habituelle.

L’émission est animée par Olivier Dion alors que Julie Ringuette présentera les quotidiennes. Il parle avec joie aussi de Kim Gingras, une des danseuses principales de Beyoncé, une de ses bonnes amies qui sera parmi les juges des performances avec le metteur en scène Denis Bouchard et la chanteuse Laurence Nerbonne.

Zone

La naissance de l'entreprise

Le délai pour activer son plan d’affaires n’a pas eu de conséquences pour son projet. Au contraire, raconte Nicolas Bégin, «je ne pouvais pas avoir un meilleur timing parce que les gens du Québec me connaissaient. C’est à la suite de ces deux expériences [sa participation aux compétitions de danse à la télévision] que j’ai pu créer Hit the Floor en mai 2011 au Centre des congrès de Lévis.»

La première présentation a duré deux jours avec quelque 2000 danseurs et plus de 8000 spectateurs. Pour la deuxième année, la compétition passe à quatre jours en comptant deux fois plus de participants. Depuis la troisième année, Hit the Floor se déroule sur cinq jours, en mai, autour du jour férié de la fête des Patriotes.

À la quatrième année, une nouvelle compétition s’ajoute à Gatineau. Pour la septième année, l’organisation ajoute l’événement de Toronto pour compléter une tournée canadienne. En 2018, Hit the Floor célèbre ses huit ans avec la présentation de l’événement de Gatineau à la mi-mars. 

Il sera suivi de celui de Toronto au Metro Convention Center sous la tour du CN, à la fin d’avril. Le plus gros événement de la tournée demeure celui de Lévis du 17 au 21 mai. On y attend 4000 danseurs et 20 000 spectateurs. La tournée canadienne accueillera cette année plus de 9000 danseurs et 40 000 spectateurs. Une dizaine de troupes d’autant de pays différents ont pris part à la compétition au fil des ans.

http://www.hitthefloor.ca/

Zone

Nicolas Bégin: pour l'amour de la danse

Qui est l’homme derrière le plus grand concours international de danse mixte au Québec, Hit the Floor? Portrait en trois temps de Nicolas Bégin, un jeune homme de Lévis qui fait la différence pour la communauté des danseurs.

La raison d’être de l’événement Hit The Floor demeure depuis les débuts le développement de la communauté de la danse. Ce fut d’abord pour le Québec, mais le fondateur de l’organisation voit plus loin et plus grand pour faire rayonner la danse partout dans le monde. L’événement fait partie des plus importantes compétitions internationales de danse multistyle.

Nicolas Bégin est un passionné de la danse. Il a passé pratiquement toute sa vie dans le monde de la danse, de son plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui alors qu’il entame ses 32 ans. 

Avant d’être inscrit dans un cours de «funky» vers l’âge de 11 ans, il effectuait des prestations dans des mariages. 

Mais son premier véritable cours lui a été donné par Guildo Griffin du Studio Party Time. «Quand je l’ai vu danser, pivoter sur une main, je me suis senti rejoint. Je voulais en apprendre davantage. C’est là que ma passion s’est encore plus développée», exprime-t-il.

Il a connu sa conjointe grâce à la danse. Il l’a rencontrée pendant la tournée Night Fever à Gatineau. Et, parait-il, les deux fillettes du couple ont hérité du gène de danse des parents. Elles ont le rythme dans le sang, raconte le papa.

Aujourd’hui homme d’affaires admet qu’il a moins de temps pour danser comme producteur de spectacles avec la tournée de la compétition Hit The Floor à Lévis, Gatineau et Toronto. Il est aussi directeur artistique dans plusieurs projets, dont le volet dansant des Grands Feux Loto-Québec l’été dernier, et depuis le début de l’année pour l’émission Danser pour gagner qui sera en onde à la mi-janvier à V Télé.

Les finances

Pendant ses études au baccalauréat en finances à l’Université Laval, au travers des tournées, Nicolas Bégin mûrit l’idée de mettre sur pied une compétition pour favoriser la vie de la communauté de la danse.

«Avec les aller-retour entre Montréal et Québec, j’ai pu terminer mes études en quatre ans», raconte-t-il. «Comme j’arrivais à la fin du parcours, je me suis interrogé sur l’avenir. Je me suis aperçu que ma passion pour la danse était plus grande que celle pour la finance.»

Il prend la décision de monter un plan d’affaires pour organiser des concours de danse, car lorsqu’il était plus jeune, il n’avait pas eu l’occasion de participer à des événements de grande envergure et bien organisées. À la fin de son baccalauréat, il demande l’aide d’Entrepreneuriat Laval en même temps qu’il s’inscrit à un cours en événementiel pour créer une compétition de danse.