Jean-François, Karl et Pierre Breton sont les membres de l’équipe de direction de l’entreprise Autobus Breton.

Autobus Breton: l’art de transporter des passagers

Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 4e de 8

Gaétan Breton a obtenu son premier contrat de transport d’écoliers au moment de la création du ministère de l’Éducation et de l’instauration du système de transport scolaire, au milieu des années 1960. Le premier autobus servait au transport des élèves de Saint-Jean-de-Lalande, village fusionné depuis à la ville de Saint-Georges. 

Ce sera les débuts de l’entreprise, basée aujourd’hui dans le parc industriel de Saint-Georges de Beauce qui continue sa croissance dans le transport d’élèves et de passagers dans le transport nolisé et sur le circuit interurbain entre Saint-Georges et Québec deux fois par jour.

«Mon père était propriétaire d’un magasin général et épicerie. Il a obtenu son premier contrat de transport le jour de son mariage», se souvient Pierre Breton, président d’Autobus Breton. «Ensuite, il a formé une compagnie avec d’autres transporteurs de Saint-Benoit, Saint-Georges et Notre-Dame-des-Pins sous le nom d’Autobus des Érables. Mon père a racheté ses partenaires en 1984-1985.»

Pierre avait commencé à travailler avec son père quelques années auparavant, lorsqu’il était étudiant. Jean-François s’est joint à l’entreprise après avoir quitté les Forces armées canadiennes où il était technicien en aéronautique.

Quelque temps avant que leur père vende sa compagnie, les deux frères avaient fondé leur propre compagnie de transport scolaire sous le nom de Transport Jaro, fusionnée avec Transport Sécuritaire Saint-Prosper par la suite.

«Mon père a toujours été dans les opérations de transport scolaire. Il n’a jamais possédé d’autocar», explique Pierre Breton. «Pendant que mon père gérait Autobus des Érables, nous avons créé Autocar La Chaudière et acheté le premier autocar pour le transport nolisé. Nous avons commencé tranquillement et nous utilisions les infrastructures de la compagnie de notre père ou nous étions employés.»

Deux ans plus tard, les frères Breton ajoutaient le service interurbain en achetant le circuit d’Intercar. «C’était en 1993 et à ce moment nous avons acheté notre premier autocar neuf», rappelle Pierre Breton.

En 2015, Autobus Breton avait effectué des tests avec les autobus électriques de la compagnie Lion. Ce sera premier transporteur scolaire à s’équiper avec des véhicules électriques de ce fabricant québécois et à transporter des écoliers dans ces véhicules sur le territoire de Saint-Georges.

À l’époque, Pierre Breton avait déclaré au Soleil : «Si nous avons choisi d’avoir deux autobus électriques, c’est pour la protection de l’environnement, mais il fallait aussi que nous puissions réaliser des économies et nous assurer de la rentabilité en faisant ce choix.»

C’est Karl Breton le fils de Pierre, qui avait conduit les journalistes dans les rues de la ville dans une virée très silencieuse.

Aujourd’hui, il y a toujours des autobus électriques de la marque Lion dans la cour de l’entreprise. Le transporteur aura aussi des véhicules fonctionnant au gaz naturel. Ces différents moteurs ont amené les travailleurs de l’équipe de maintenance à connaître les particularités mécaniques des véhicules électriques en plus des autobus à moteur à essence ou diesel, explique le chef mécanicien Maxime Mathieu.