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Voie rapide pour la commercialisation

La vente récente de deux entreprises locales du secteur des sciences de la vie et des technologies de la santé à des multinationales ne doit pas être inscrite dans la colonne des mauvaises nouvelles selon Québec International.

«Au contraire, cela permettra une accélération des processus de commercialisation des innovations réalisées ici à Québec», affirme Justin Mallet, directeur du développement des affaires de Québec VITEA, le créneau d’excellence en sciences de la vie et en technologies de la santé chez Québec International.

Rafraîchissons-nous la mémoire.

Le printemps dernier, l’américaine Meridian Bioscience mettait le grappin sur GenePOC, une entreprise de Québec fondée par le docteur Michel G. Bergeron qui a mis au point un système de diagnostic moléculaire permettant de détecter les maladies infectieuses en l'espace d'une heure sur les lieux de soins.  Une transaction de 160 millions $.

Puis, à l’automne, une autre multinationale du pays de l’Oncle Sam, Stryker, achetait TSO3 pour près de 70 millions $. Cette dernière fabrique des appareils permettant la stérilisation à l’ozone des équipements médicaux.

«Les PME sont confrontées à des enjeux de financement et d’accès aux marchés», indique Justin Mallet. «Dans le domaine de la santé, c’est particulièrement long et coûteux de pousser une innovation jusqu’à son utilisateur.»

Chez Endoceutics, par exemple, les études de phases deux et trois de l’Intrarosa ont coûté près de 20 millions $ et il a fallu attendre une décennie avant que le produit soit homologué aux États-Unis, note le président et chef de la direction, Dennis Turpin.

«GenePOC était rendue à l’étape de commercialiser son système de diagnostic aux États-Unis. Oui, elle aurait pu le faire elle-même, mais l’entreprise aurait dû investir des sommes colossales pour se doter d’une force de vente. Son acquéreur, Méridian, détient cette expertise. Même chose pour Stryker qui est implantée partout sur la planète», poursuit M. Mallet.

Et les conséquences de ces transactions sur les emplois ici à Québec ?

«Lorsqu’une multinationale achète une PME qui se consacre au développement de produits innovateurs, elle n’a pas intérêt à délocaliser les activités en matière de R-D, surtout lorsque cette PME évolue dans un écosystème riche comme le nôtre», insiste Justin Mallet en rappelant que des multinationales comme Mitsubishi Tanabe Pharma (Medicago) et Becton & Dickinson (BD Diagnostics) ont investi massivement à Québec après y avoir fait des emplettes il y a quelques années.

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Medicago : Bientôt la lumière au bout du tunnel

Il y a un peu plus de neuf ans, Medicago menait les premiers essais cliniques pour déterminer si son nouveau vaccin contre la grippe saisonnière était efficace et sans danger pour la population.

Vraisemblablement d’ici le mois de juillet, la biopharmaceutique de Québec saura si Santé Canada homologuera son vaccin contenant quatre souches de grippe qui, contrairement à la façon de faire traditionnelle dans l’industrie, n’est pas préparé à partir de virus cultivés sur des œufs embryonnés de poule, mais plutôt de plantes.

S’il reçoit le feu vert, Medicago pourrait produire ses premiers vaccins à temps pour l’automne 2020.

«C’est vrai, la route est longue», avoue Jean-Luc Martre, vice-président exécutif, Marketing et Développement des affaires chez Medicago. Bon an mal an, l’entreprise fondée à Québec et acquise en 2013 par la pharmaceutique japonaise Mitsubishi Tanabe Pharma, investit entre 60 et 80 millions $ dans l’espoir de mener à bon port des programmes de recherche et de développement.

Outre la grippe saisonnière, Medicago planche, à partir de sa technologie innovante, sur la production de vaccins pour combattre la grippe pandémique et des maladies comme le rotavirus et le norovirus ainsi que d’anticorps dédiés, notamment, à la lutte contre le cancer.

«Nous nous penchons aussi activement sur un projet de développement d’un vaccin universel contre l’influenza», souligne M. Martre. «Un vaccin dont la durée de protection sera plus longue et qui s’attaquera aux principales souches circulantes.»

L’utilisation de la plateforme de production sur plante permet notamment à Medicago de fabriquer des vaccins rapidement. Alors que la production traditionnelle à base d'œufs peut prendre de quatre à six mois, Medicago peut produire les siens dans un délai de cinq à six semaines.

Donc, si tous les astres demeurent alignés dans le ciel de l’entreprise de Québec, Medicago espère être en mesure, en 2020, de répondre à l’appel d’offres du gouvernement du Canada qui, bon an mal an, achète 11 millions de doses de vaccins contre la grippe saisonnière. Elle se mesurera au Sanofi Pasteur, GSK et Sequirus de ce monde.

À «brève échéance», la compagnie devrait déposer ses demandes d’homologation aux États-Unis et en Europe. «Nous espérons commercialiser notre vaccin aux États-Unis en 2021 et l’année suivante en Europe», fait valoir M. Martre.

Les premiers vaccins quadrivalents de Medicago seront fabriqués à son usine située en Caroline du Nord aux États-Unis.

Chantier de 245 millions $

C’est vraisemblablement en 2023 que la future usine de fabrication de 245 millions $ érigée actuellement dans l’Espace d’innovation d’Estimauville à Québec entrera dans la danse.

La construction de l’usine, qui aura une capacité de production pouvant atteindre de 20 à 40 millions de doses de vaccins quadrivalents par année, devrait se terminer à la fin de 2021. Il s’en suivra les méticuleuses étapes de validation des équipements de l’usine de 44 000 mètres carrés.

Alors qu’elle prévoyait, au départ, rapatrier dans ses nouvelles installations les activités menées actuellement dans le Parc technologique du Québec métropolitain, Medicago a changé son fusil d’épaule. Elle a plutôt décidé de doubler la superficie de ses installations dans le parc techno.

«Nos besoins en recherche et développement sont importants», informe Jean-Luc Martre en signalant que l’entreprise compte maintenant 306 employés  - deux fois plus qu’en 2015 – dont 200 femmes. D’ailleurs, quatre des huit membres du comité de direction de Medicago sont des femmes.


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Endoceutics : Poursuivre la mission de Fernand Labrie

«Âgé de 81 ans, le docteur Labrie pensait qu’il était éternel. À le voir mener tous ses projets, nous le pensions aussi», raconte Dennis Turpin.

Admis en décembre 2018 dans un hôpital de Québec pour soigner une infection, Fernand Labrie rendait l’âme, quelques jours plus tard, le 16 janvier 2019.

Arrivé en juin 2018 chez Endoceutics, l’entreprise biopharmaceutique fondée en 2006 par le Dr Labrie, Dennis Turpin a rapidement été désigné par la famille du chercheur et entrepreneur à la suite du décès de ce dernier pour veiller à la poursuite des affaires de la compagnie qui fabrique et commercialise à l’échelle planétaire l’Intrarosa, un traitement à base de prastérone s’adressant aux femmes ménopausées souffrant d’atrophie vaginale.

«Le Dr Labrie avait préparé un plan de relève au cas où un malheur allait lui arriver», explique M. Turpin qui occupe maintenant le poste de président et chef de la direction d’Endoceutics.

Pendant 20 ans, Dennis Turpin avait été à l’emploi d’AEterna Zentaris. Il avait notamment occupé le poste de premier vice-président et chef de la direction financière de l’entreprise des sciences de la vie fondée par Éric et Luc Dupont. En février 2016, il devenait vice-président et chef de la direction financière du Port de Québec.

«Je suis arrivé chez Endoceutics pour faire de la planification stratégique aux côtés du docteur Labrie», expose M. Turpin dont la mission première à la suite du décès du fondateur d’Endoceutics a été de redéfinir la formule de gouvernance de la compagnie afin de clarifier les rôles de chacun des dirigeants et d’assurer le partage de l’information.

«Même s’il contrôlait lui-même beaucoup de leviers au sein d’Endoceutics, le docteur Labrie avait su s’entourer de spécialistes de haut niveau pour gérer les différentes sphères d’activités de sa compagnie.»

Dennis Turpin précise que des membres de la famille Labrie occupent des postes stratégiques au sein de l’entreprise dont Claude (président du conseil et directeur de la recherche scientifique), le fils de Fernand Labrie, et le petit-fils de ce dernier, Olivier Roy (directeur).


ZONE Une forêt à connaître

QWEB: faire rayonner le bois du Québec à travers le monde

MATANE – Avec ses 1,7 million de km carrés couverts à 44% de forêt, le Québec possède une importante matière d’exportation: son bois. En faisant la promotion de cette ressource à l’échelle internationale, QWEB fait rayonner ses propriétés remarquables, mais aussi ses vertus écologiques et durables qui en font l’un des meilleurs outils de lutte aux changements climatiques.

Quebec Wood Export Bureau (QWEB) ou le Bureau de promotion des produits du bois du Québec est un organisme créé en 1996 et dont la mission consiste essentiellement à exporter le bois du Québec, en collaboration avec quelque 125 entreprises réparties dans différents groupes: bois résineux, bois feuillus, planchers, granules énergétiques et construction en bois (maisons usinées et structures). «Chacun a sa stratégie différente, précise le président-directeur général de l’organisme, Sylvain Labbé. Selon le secteur, ce n’est pas le même marché et les mêmes intérêts.» 

QWEB a son siège social à Québec. Il possède des bureaux en Chine, au Japon, en Corée, au Royaume-Uni, en Europe de l’Ouest et en Inde. L’organisme siège notamment sur le comité «forêt» des Nations unies pour le Canada. «Dans le feuillu, 80 % de nos exportations sont en Chine et au Japon, indique M. Labbé. C’est du bois scié pour des usines de meubles.» Il estime les exportations de bois feuillu à plus de 250 millions $, dont 150 millions$ en Chine et 100 millions $ aux États-Unis.

Plutôt d’être perçue comme un problème comparativement à la Colombie-Britannique qui produit de gros arbres, la petite taille du bois du Québec ouvre de nouveaux marchés internationaux. «On a développé le sciage de petites billes et des produits préfabriqués qui sont l’avenir, soutient le patron de QWEB. La tendance des marchés dans le domaine du bois et de la construction repose sur les produits à faible empreinte de carbone. La demande est exponentielle.» Selon l’ingénieur forestier, le caractère innovant du Québec se traduit par des produits d’ingénierie de haute performance préfabriqués avec du petit bois. 

«Il y a un tiers de moins d’émissions de GES [gaz à effet de serre] dans une construction préfabriquée que celle sur un site, mentionne Sylvain Labbé. Il n’y a aucune perte parce qu’en usine, tout est coupé à la bonne dimension. Le transport prend aussi beaucoup moins de temps. Tout arrive tout prêt à assembler.»

«Notre produit est plus performant, plus vert et est mieux que le béton et l’acier, est-il convaincu. C’est sûr que le bois est le produit de l’avenir dans la construction […] par rapport au plastique, au béton et à l’acier.»

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ZONE Une forêt à connaître

Des vêtements fabriqués à partir de… bois

MATANE – Les procédés de transformation de la fibre de bois se multiplient au gré de la recherche et du développement. Ce n’est que le début d’une nouvelle ère et pourtant, des produits écologiques, durables et résolument novateurs sortent déjà des usines. Parmi ces nouveaux produits, notons des vêtements fabriqués avec de la pâte de rayonne provenant de la fibre de bois.

C’est ce produit qui, en 2010, a donné un nouveau souffle à l’ancienne usine de pâte kraft Papiers Fraser de Thurso en Outaouais et qui a permis de rappeler au travail les 325 employés. «À partir de la fibre de bois, on fait une pâte dissoute, explique le directeur d’Unifor pour le Québec, Renaud Gagné. C’est beaucoup plus écologique d’épuiser des résidus de bois que de faire pousser du coton.»

La pâte produite à l’usine Fortress Cellulose Spécialisée est utilisée dans une grande variété de produits: fibres textiles, acétone, cellophane, filaments de pneus, filtres et additifs chimiques. Elle est aussi utilisée par les compagnies pharmaceutiques et l’industrie alimentaire comme agent liant.

Hit the Floor

Hit the Floor Lévis: neuf ans de passion

Du 15 au 20 mai, la neuvième compétition Hit the Floor se tiendra au Centre des congrès et d’expositions de Lévis. Des centaines de danseurs et des milliers de visiteurs y sont attendus pour cette activité qui ne cesse de gagner en popularité. Le Groupe Capitales Médias a rencontré Nicolas Bégin, l’initiateur de cet évènement.

Le 15 mai,  les amateurs de danse seront conviés pour la neuvième présentation de Hit the Floor Lévis. Cette compétition a su au cours de la dernière décennie conquérir le cœur des gens de Lévis, par sa programmation riche en talent et une organisation digne des plus grands évènements de danse au monde.

Fondé en 2010 par le danseur professionnel Nicolas Bégin, Hit the Floor se veut un rassemblement festif et familial pour tous ceux qui ont une passion pour la discipline artistique qu’est la danse.

Natif de la région, Nicolas Bégin est toujours aussi fier de voir l’évènement être de plus de plus en plus populaire au fil des années. «Je suis vraiment content,  je me sens chez nous à Lévis. Le centre des congrès de Lévis est notre lieu de rassemblement depuis neuf ans. Tout est plus facile, car leur personnel fait partie  d’une certaine manière de notre équipe. Les gens du Cosmos aussi sont des partenaires fidèles de Hit the Floor».

La popularité de l’évènement n’était pas gagnée d’avance en 2011, année du premier Hit the Floor Lévis, car Nicolas avait certes une expérience en danse et en gestion, mais il manquait d’expérience en événementiel. 

«J’avais sous-estimé l’intérêt que les gens allaient avoir pour l’évènement», confie M. Bégin à quelques jours de la prochaine compétition.

Par chance pour le danseur lévisien, la population, le milieu de la danse et la communauté des affaires ont tous répondu présents.

Neuf ans plus tard, le rêve de Nicolas Bégin de créer un lieu d’échange pour les gens de l’industrie de la danse s’est rapidement transformé en phénomène mondial.

Hit the Floor

Nicolas Bégin, l’homme derrière Hit the Floor

Danseur, chorégraphe, professeur, entrepreneur, Nicolas Bégin a eu plusieurs postes dans l’industrie de la danse au fil des années. Bien qu’il se soit bâti une réputation enviable comme danseur, Hit the Floor représente sa plus grande source de fierté.

Depuis son adolescence, Nicolas est passionné par la danse. Tout en poursuivant sa carrière de danseur, il entame un baccalauréat en administration des affaires.

Dans l’optique de pouvoir combiner sa passion pour les finances, mais aussi pour la danse, il prend la décision de se lancer en affaires.

Sa carrière de danseur l’ayant amené à participer à des compétitions à travers le monde, Nicolas a vite réalisé que plusieurs d’entre elles avaient des problèmes de gestion et de préparation.

À défaut de vouloir ouvrir sa propre école de danse, il décide de créer Hit the Floor et ainsi donner à la communauté de la danse un lieu de rassemblement annuel. 

Son bagage personnel est, selon lui, l’une des raisons du succès de Hit the Floor.

«J’ai été danseur, donc je sais de quoi ils ont besoin lors d’une compétition comme celle-ci. Mes décisions de gestionnaire sont grandement influencées par mon background de danseur.» Le succès de Hit the Floor est très important pour Nicolas, mais il souhaite également aider les danseurs à rayonner à l’échelle internationale. 

Des voyages inspirants pour Nicolas Bégin

Toujours en quête d’améliorer la qualité des spectacles, Nicolas n’hésite pas à voyager dans le monde afin de s’inspirer des autres compétions. 

«C’est important de se tenir au courant des nouvelles tendances dans le milieu de la danse, pour être certains d’amener des artistes que les gens vont vouloir voir. C’est un peu le même principe qu’avec le Festival d’été», affirme M. Bégin en entrevue.

Dans l’optique d’améliorer sa programmation, il tient à être à jour sur les nouvelles tendances dans l’industrie de la danse. 

Pourtant depuis que Hit the Floor est reconnu comme un phénomène mondial, il a un peu plus de difficulté à être inspiré.

«Mes derniers voyages m’ont un peu déçu, car je ne me sentais pas inspiré. Mon objectif va être maintenant d’aller voir des spectacles qui n’ont pas forcément un lien avec la danse. »

En dehors des voyages, il lit régulièrement sur la gestion des affaires, en plus d’être en relation constante avec des entrepreneurs du Québec et d’ailleurs afin de pouvoir partager sa vision de son entreprise.

L’évènement grandit

Bien que Nicolas Bégin soit une figure importante derrière Hit the Floor, il considère aujourd’hui que la notoriété de la compétition a dépassé de loin la sienne.

Ce faisant, il travaille davantage dans l’ombre, se concentrant principalement sur l’avenir de l’évènement.

«J’essaie d’être plus en retrait depuis quelques années, mais au départ je me suis mis de l’avant et ç’a été utile, car j’étais une vedette au Québec dans le milieu de la danse», explique M. Bégin.

Dans sa manière de gérer Hit the Floor, Nicolas fait toujours passer les intérêts de la compétition avant les siens.  «Hit the Floor ne m’appartient pas, c’est l’équivalent d’une personne externe et nous travaillons tous à son bien-être.  […] Des fois j’aimerais choisir des artistes qui me plaisent personnellement, mais je dois penser à ceux que veut voir notre clientèle. […] Hit the Floor est maintenant plus grand que moi», confie M. Bégin.

Celui-ci se réjouit que la compétition soit parvenue à se distinguer sur quatre points essentiels à ses yeux : la qualité organisationnelle, l’expérience des danseurs, une grosse plateforme numérique, et une compétition multi styles. 

Le milieu de la danse au Québec

Interrogé sur la popularité croissante de la danse au Québec, Nicolas croit qu’il ne s’agit pas d’une simple tendance.

«Je ne crois pas que c’est une tendance, mais plutôt une vague qui ne cesse de grossir depuis 10 ans. Le nombre d’écoles de danse a grandement augmenté et la danse est devenue par le fait même beaucoup plus accessible.  On y fait  une meilleure promotion sur les médias sociaux.»

Il ajoute à ça que le grand public semble avoir découvert davantage ce milieu artistique grâce à des nouvelles émissions de télévision. Il perçoit aussi les effets de cette popularité grandissante chez les spectateurs de Hit the Floor.

«Les gens ne viennent plus simplement pour encourager un(e) proche qui participe à la compétition, mais aussi pour nourrir leur intérêt pour la danse.»

Hit the Floor

Concilier travail et famille

Qui dit succès, dit beaucoup d’heures à investir en temps et en énergie. Nicolas Bégin n’y a pas échappé lors des débuts de Hit the Floor.

Travaillant régulièrement 80h par semaine, il dit avoir dû redéfinir ses priorités, surtout au moment de fonder sa famille. 

Lui, qui aura bientôt un troisième enfant, a attendu que les bases de la compétition soient assez solides avant de se lancer dans la paternité. Aujourd’hui, Nicolas Bégin dit avoir une vie bien organisée avec sa conjointe. De son propre aveu, ils ont établi des règles fondamentales qu’ils tentent de respecter le plus possible. L’objectif pour Nicolas est non seulement d’être plus souvent à la maison, mais d’y être aussi complètement.

«Quand je suis à la maison, mon objectif est d’y être à 100%, même si je peux avoir des idées qui me traversent l’esprit concernant le travail. C’est important d’être pleinement présent pour nos enfants.»

Hit the Floor

Hit the Floor Lévis en chiffres [VIDÉO]

  • 25 000 (21 000 visiteurs, 4000 danseurs) personnes attendues
  • Une centaine d’écoles de danse représentées à travers le Canada
  • 1236 routines présentées
  • 80 artistes et danseurs invités pour la production Showcase All-Stars
  • 150 bénévoles
  • 300 travailleurs
  • 5 millions $ en retombées pour la région
  • 30 000 $ remis en prix et bourses

Zone Québec aime lire

Québec, ville littéraire

Les lieux et les occasions liés à la lecture ne manquent pas à Québec. La Maison de la littérature, issue d’un partenariat entre la Ville de Québec et de l’Institut canadien, le réseau des bibliothèques, les nombreuses librairies, en plus du Salon international du livre et du Festival des écrivains, pour ne nommer que quelques-uns des événements en lien avec la lecture, démontrent bien que Québec aime lire. Le Soleil aborde le sujet à l’occasion du mois de la Francophonie.

Zone Québec Aime Lire

Grande première pour Marie-Renée Lavoie

«Les chars meurent aussi», de Marie-Renée Lavoie, a été choisi par Québec pour le projet «Une ville, un livre» du réseau des villes littéraires de l’UNESCO. Un livre qui raconte et estompe les clivages entre la Haute-Ville et la Basse-Ville. Un livre francophone avec l’accent d’Amérique reconnu par l’UNESCO.

Québec peut se péter les bretelles. Elle est la première ville francophone à entrer dans le club des villes littéraires de l’UNESCO, devant Paris, siège de l’Académie française, capitale du bien-parler et de la langue française. 

«C’est un grand honneur pour moi, d’autant plus que j’utilise beaucoup de québécismes dans le livre», a souligné Marie-Renée Lavoie. «C’est une ouverture fabuleuse pour se faire entendre, se faire reconnaître. On se fait souvent taper sur la tête pour se fondre sur le modèle français et là tout d’un coup on nous dit “vous avez la meilleure candidature”. Et de choisir mon livre qui a une couleur très québécoise. Ça démontre que cette langue-là a le droit d’exister. Elle s’est transformée avec le temps et elle a pris ses propres couleurs.»

Mme Lavoie n’était pas au courant de l’activité «Une ville, un livre» et du vote des libraires et des bibliothécaires pour choisir le livre de la première édition. Elle l’a appris par Dominique Lemieux, directeur de la Maison de la littérature, qui l’a appelé pour lui annoncer la bonne nouvelle. «C’était une surprise. Je ne savais pas que ça existait. L’an prochain, les gens du milieu vont porter un intérêt un peu plus grand, je pense. J’image que les éditeurs vont porter des candidatures pour leurs écrivains.»

La reconnaissance de l’UNESCO n’est pas due au hasard. Québec a beaucoup travaillé et a investi dans la littérature avec la création de la Maison de la littérature. «Québec adore la littérature, a investi en littérature et y croit. C’est quelque chose qui va aller encore plus loin grâce au réseau. Les auteurs de Québec vont s’inscrire dans le patrimoine littéraire. Ça témoigne d’un dynamisme extraordinaire de la ville cette reconnaissance», estime l’autrice.

Selon Mme Lavoie, les auteurs québécois ne doivent pas mettre de côté la langue parlée de peur de ne pas être traduits. «Au début, on me disait que je ne pourrais pas être traduite à cause du langage québécois parlé. Mais c’est faux, dans le monde entier ce langage existe et les couleurs différentes se traduisent très bien. Le parler de toutes les langues est un peu différent de l’écrit et ça doit exister», insiste-t-elle. 

Pour Mme Lavoie, cette activité va créer une effervescence pour la lecture dans toute la ville. «On va former un club littéraire. Ça peut sembler gros, mais j’espère que les gens vont lire le livre et vont échanger par la suite», espère-t-elle. 

«Comme l’histoire se déroule en Basse-Ville avec des gens très ordinaires, le livre devrait susciter l’intérêt des gens qui ne l’auraient peut-être pas lu autrement. Ça va permettre aussi de jeter un œil différent sur ce quartier populaire qui jette les yeux sur la Haute-Ville de l’époque», poursuit-elle.

Zone Québec aime lire

Les choix de cinq jeunes

Qu’est-ce que des jeunes lisent en dehors de leur programme scolaire? Le Soleil a posé la question à des élèves du primaire, du secondaire et du cégep.

Madeleine, 6e année

Le chant des ronces, de Leigh Bardugo

Maélie, 6e année

Filles de lune, d’Elisabeth Tremblay

Elrick, 2e secondaire

One piece, mangas shōnen, créée par Eiichirō Oda

Élina, 4e secondaire

Claude Gueux, de Victor Hugo­­

Esteban, première année de cégep

Magnus Chase et les Dieux d’Asgard, de Rick Riordan

Zone Québec aime lire

Québec vue par quatre auteurs

Des dizaines d’auteurs sont nés à Québec. Au fil de leur carrière, certains ont souvent été inspirés par Québec et ont gardé un attachement à leur ville. Le Soleil a sollicité un commentaire de quatre d’entre eux.

Chrystine Brouillet

Chambre 1002

«Québec est une ville qui a une histoire, une richesse. Les quartiers sont différents. Les gens de Québec trouvent ça intéressant, que le personnage vive à Québec. Ils peuvent aller sur les lieux. Ça crée une familiarité et une intimité avec le lecteur.»

Zone Québec aime lire

La lecture a la cote à Québec

Les résidents de la région de Québec ont emprunté plus de quatre millions de livres et documents dans les bibliothèques de la Ville de Québec en 2018. Cet engouement pour la lecture a d’ailleurs été reconnu par l’UNESCO qui a promu Québec au titre de ville littéraire.

À Québec, on aime lire. Sur papier ou sur tablette, il y a toujours un livre prêt à être lu. Pour preuve, le réseau de la Bibliothèque de Québec compte 208 163 usagers, dont 75% est une clientèle adulte (y compris les adolescents) et 25% une clientèle enfant de moins de 12 ans. Il s’agit d’une croissance de 4% au cours des trois dernières années.

Au cours de la dernière année, plus de 4,4 millions de livres ont été empruntés, dont 163 000 prêts de livres numériques, 40 000 prêts de romans anglais, et 17 000 prêts en documentaires anglais. Les membres louent également 20 000 livres en nouveauté annuellement. En parlant du livre numérique, celui-ci connaît également un très bon succès depuis sa mise en service avec une augmentation de 10 000 prêts numériques de plus chaque année depuis deux ans.

Les romans et les documentaires sont les types d’ouvrage les plus prisés tandis que les disques compacts, chez la clientèle jeunesse, sont devenus les moins populaires.

Les auteurs québécois populaires

Le livre le plus emprunté chez les adultes dans les bibliothèques de Québec en 2018 est Origine, un roman policier de l’auteur américain Dan Brown. Les enfants quant à eux ont le plus souvent choisi le livre de la pièce de théâtre Harry Potter et l’Enfant maudit écrit par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne.

En librairie, les auteurs québécois sont de plus en plus populaires. Les ventes ont augmenté ces dernières années avec l’apparition de plusieurs maisons d’édition. Le taux de change n’étant pas à l’avantage des livres étrangers, les Québécois se tournent également plus vers les auteurs d’ici pour payer moins cher, selon le propriétaire de la Librairie du Cartier, Christophe Gagnon-Lavoie.

«Les gens vont trouver que les livres européens sont plus coûteux. Ça a sûrement donné un petit coup de pouce à la littérature québécoise», pense-t-il.

Parmi les livres les plus vendus en 2018, notons Nos héroïnes d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Mathilde Cinq-Mars, Les villes de papier, de Dominique Fortier, et La route du lilas d’Éric Dupont.

La littérature jeunesse se vend également très bien. Plus les enfants ont été habitués tôt à lire, plus ils vont garder cette habitude. «Les parents vont encourager ça très tôt chez les jeunes. On les a vus grandir et maintenant, ils viennent acheter des romans», mentionne Maude Lemieux, libraire à la Librairie du Cartier.

Enfin, la bande dessinée est un bon moyen d’intéresser les enfants à la lecture. Ils s’intéressent par la suite aux romans. «C’est autant pour un jeune que pour l’adulte. On a des clients qui viennent vraiment pour la BD et en les conseillant et en créant un lien avec eux, ils vont acheter un roman», fait valoir Mme Lemieux.

Zone Québec aime lire

Un début d’avril littéraire à Québec

Parmi toutes les activités liées à la lecture à Québec, deux retiennent particulièrement l’attention au début d’avril. Le 10e Festival d’écrivains Imagination se tient du 2 au 7 avril alors que le Salon international du livre ouvrira ses portes du 10 au 14 avril et soulignera ses 60 ans.

FESTIVAL D'ÉCRIVAINS IMAGINATION

Du 2 au 7 avril 2019, le Morrin Centre célébrera son 10e festival d’écrivains Imagination. Les visiteurs pourront rencontrer 26 auteurs anglophones du Québec, de la Colombie-Britannique, des Maritimes, ainsi que des auteurs américains.

«Beaucoup de francophones lisent en anglais. C’est un peu le même phénomène que pour les émissions et les films anglophones. Les gens veulent lire la version originale», a expliqué la responsable des communications, Elizabeth Perreault.

Le centre culturel de langue anglaise de Québec présentera une nouvelle activité cette année, Literary Notes, en partenariat avec l’Orchestre symphonique de Québec et la Quebec Writers’ Federation. Les auteurs se rendront également dans les écoles francophones et anglophones de Québec pour échanger avec les élèves.

Pour en savoir plus : www.morrin.org/evenements/imagination-2019/

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SALON INTERNATIONAL DU LIVRE DE QUÉBEC

Dans la tête d'un(e) gestionnaire

Guillaume Dumas: de la finance... au micro

Ce sont des professionnels passionnés. Leur formation spécialisée enrichit leur carrière et influence leur parcours. On y constate chez ces personnes une belle et heureuse dualité créative. Découvrez aujourd’hui le portrait d’un journaliste sportif devenu animateur respecté qui a voulu comprendre le monde de la finance. 4e de 5. Prochain rendez-vous: le 14 février.

Les gens l’ont lu dans Le Soleil, vu animer les bulletins de nouvelles à ICI Radio-Canada Québec, et maintenant on peut l’entendre à ICI Première, en après-midi. Guillaume Dumas est sans aucun doute l’un des journalistes les plus connus à Québec. Mais peu de personnes savent que son parcours académique le menait non pas vers le journalisme, mais vers la finance.

Bien qu’il soit le fils de l’ancien journaliste sportif Maurice Dumas et frère du chroniqueur culturel Hugo Dumas, Guillaume n’avait pas comme simple ambition de poursuivre dans la lignée familiale.

«Ne sachant pas trop quoi faire de ma vie au cégep, j’avais plusieurs intérêts comme la finance, le droit. Je me suis dit : “Allons en finance”. À l’époque je me disais que c’est le genre de domaine où on aura toujours besoin de conseillers financiers. Je me suis donc inscrit à la Faculté des Sciences de l’administration à l’Université Laval., une décision que je n’ai jamais regrettée. »

Guillaume Dumas a développé son intérêt pour la finance grâce à son désir de comprendre le fonctionnement du système financier et tout ce qui en découle. Cette volonté de mieux cerner les forces qui dirigent la société lui sera utile dans sa future carrière de journaliste.

Alors qu’il était prédisposé à travailler en finance à la suite de son baccalauréat, il changera d’orientation à la suite d’une entrevue marquante.

«L’une des premières questions que le monsieur devant moi m’a posées c’est “aimes-tu ça toi les six chiffres”? Je n’ai pas compris la question, parce que ça ne représentait pas ce que je voulais faire dans la vie. Je ne courais pas après les gros salaires.»

Malgré son intérêt depuis longtemps dans tout ce qui concerne la gestion et la finance, Guillaume Dumas réoriente sa carrière pour se lancer en journalisme. Après un échec lors de sa première application pour un stage au Soleil, il s’en va exercer ce métier à Angoulême en France en tant que journaliste économique.

Ce poste, en plus de lui permettre de jumeler ses deux passions, lui apprend les rouages du métier. Au bout d’un an en France, il revient au Québec pour tenter sa chance au Soleil. Cette fois les choses fonctionnent pour Guillaume, qui entame une belle aventure de neuf ans dans le journal local, où il couvrira en particulier les sports.

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Autobus Breton: l’art de transporter des passagers

Plusieurs réussites économiques de nos régions sont d’abord des initiatives familiales. À partir d’une impressionnante liste, nous avons choisi huit entreprises, provenant de tous les horizons des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, et de différents secteurs d’activités pour mieux faire connaître la réalité des familles en affaires. 4e de 8

Gaétan Breton a obtenu son premier contrat de transport d’écoliers au moment de la création du ministère de l’Éducation et de l’instauration du système de transport scolaire, au milieu des années 1960. Le premier autobus servait au transport des élèves de Saint-Jean-de-Lalande, village fusionné depuis à la ville de Saint-Georges. 

Ce sera les débuts de l’entreprise, basée aujourd’hui dans le parc industriel de Saint-Georges de Beauce qui continue sa croissance dans le transport d’élèves et de passagers dans le transport nolisé et sur le circuit interurbain entre Saint-Georges et Québec deux fois par jour.

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La FQM encourage les municipalités à construire en bois

MATANE – Le Regroupement des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) encourage les municipalités à construire en bois, à penser au bois dans les projets d’infrastructures municipales et à en parler aux architectes.

«On veut amener les élus à l’exiger quand ils font faire des constructions», indique le président du Regroupement et préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard. Cet objectif était d’ailleurs inscrit au sein du 2e colloque du Regroupement des communautés forestières, tenu en février, qui avait pour thème «La forêt à l’heure des changements climatiques». Lors de l’événement, Cécobois en a profité pour lancer son guide de construction en bois qui s’adresse aux municipalités.

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Tout mettre en œuvre pour le client

Être directrice générale de l’hôtel Le Germain Québec, pour Sarah Côté, c’est voir à ce que tout baigne dans l’huile dans chacun des départements. Elle doit voir à tout, même donner un coup de main aux autres membres de l’équipe.

Le Germain Québec offre 60 chambres dans le secteur du Vieux-Port de Québec. S’il y avait 600 chambres à gérer, la tâche de la directrice serait différente.

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Une catégorie d’immeuble pour les boisés aménagés

MATANE – Le gouvernement du Québec a annoncé, début novembre, la création d’une catégorie d’immeuble dans la loi sur la fiscalité municipale pour les lots boisés aménagés. La Fédération des producteurs forestiers du Québec attendait ce moment depuis 40 ans.

Lorsque le projet de loi sera adopté par l’Assemblée nationale, les municipalités pourront taxer différemment les lots boisés aménagés par rapport à ceux qui ne le sont pas. «Cette mesure se traduira par un plus grand nombre de propriétaires réalisant des travaux d’aménagement forestier, explique le président de la Fédération des producteurs forestiers, Pierre-Maurice Gagnon. Il en résultera des forêts plus résistantes aux épidémies d’insectes et aux maladies, du bois pour approvisionner l’industrie des produits forestiers et des milieux sensibles mieux localisés et protégés.»

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Concierge : offrir le meilleur de soi

Le concierge d’un hôtel connait tous les bons restaurants, tous les incontournables à visiter. Il sera le conseiller pour aider les clients dans leurs demandes au quotidien.

Lorsque Antoine Bureau se présente l’accueil du Germain Québec, il arbore deux épinglettes formées de deux clefs d’or au revers de son veston.

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Des forêts en santé pour le bénéfice des Québécois

Une mobilisation de tous les acteurs de l’industrie forestière permet, depuis plusieurs mois, de traiter de différents aspects de la forêt québécoise. Après l’aménagement, l’exploitation contrôlée et les défis technologiques, nous parlerons d’innovation et des prochains enjeux pour ce secteur d’activités. La forêt en général procure 60 000 emplois au Québec et génère un chiffre d’affaires de 19 milliards$. Groupe Capitales Médias poursuit cette série d’articles pour mieux faire connaître la forêt d’ici. 20e de 20.

MATANE - «Le gouvernement du Québec a à coeur d’assurer une gestion durable des forêts québécoises puisque des forêts en santé bénéficient à l’ensemble des citoyens du Québec et de ses régions», estime le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour. À son avis, la forêt est essentielle au soutien de l’économie.

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La forêt et la lutte aux changements climatiques vont de pair, selon l’UMQ

MATANE – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a décidé d’allier les travaux du comité sur la forêt avec ceux du comité sur la lutte aux changements climatiques. Pour le président du comité sur la forêt, ce partenariat devient un incontournable dans une perspective de développement durable. «Le potentiel est incontestable et inouï à la fois, estime Pierre Corbeil, qui est aussi maire de Val-d’Or. Il y a un effort collectif à faire.»

L’élu exhorte toutes les municipalités à se mettre à l’ouvrage à ce chapitre. «On découvre de plus en plus que l’aménagement forestier est un outil pour lutter contre les changements climatiques, pour peu que l’on mette en œuvre le cycle complet, c’est-à-dire la captation de carbone par la croissance, la récolte, la séquestration par la construction en bois et le reboisement, énumère-t-il. On est dans un phénomène de développement durable complet et, à certains égards, dans une économie circulaire. Ça témoigne de l’importance de l’industrie forestière pour toutes les régions forestières et pour tout le Québec.»

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Cecobois, partenaire des projets de construction en bois

MATANE — Accroître l’usage du bois dans la construction industrielle, commerciale, institutionnelle et multifamiliale, tel est l’objectif visé par le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois). Sa mission se traduit par des services de soutien technique et de la formation continue destinés aux professionnels du bâtiment, tout en ayant à coeur de diffuser son savoir-faire dans la conception en bois.

«On travaille avec des architectes et des ingénieurs, précise le directeur de Cecobois, Gérald Beaulieu. On est une petite équipe très active. On couvre tout le Québec.»

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Groupe Germain Hôtels: la troisième génération fait son nid

L’histoire du Groupe Germain Hôtels en est une de famille. D’abord avec Victor et Huguette Germain en 1957, puis Jean-Yves et Christiane qui passent de la restauration à l’hôtellerie. S’ajoute maintenant une troisième génération faisant son nid dans l’entreprise familiale avec Marie Pier, fille de Christiane, Clarah et Hugo, enfants de Jean-Yves.

Même si Jean-Yves et Christiane ont vécu ce passage avec leurs parents, maintenant ils vivent une autre étape avec leurs enfants dans leur entourage. Coup d’œil sur les relations familiales dans le monde des affaires.

«C’est une chance de travailler avec mon oncle et avec ma mère», avance Marie Pier. «Même si ce n’est pas toujours évident, c’est super de les avoir tous les deux comme modèles dans cette proximité du travail.»

Rien d'insurmontable

Après sa graduation en génie mécanique, elle s’est plutôt lancée dans l’enseignement du yoga. «J’ai réalisé qu’il n’y avait pas beaucoup d’avenir. Je suis revenue dans l’entreprise en 2006 dans le secteur du développement en construction de notre nouvel hôtel à Calgary. J’ai trouvé ma place rapidement et j’ai pu évoluer dans l’entreprise.»

Du côté de Clarah, l’arrivée dans le groupe familial s’est effectuée un peu plus tardivement, soit en 2015. «J’ai d’abord travaillé pour de grandes agences de communication où je m’occupais de contenu et des médias sociaux. C’est extraordinaire de pouvoir travailler avec la famille, confie-t-elle. C’est à la fois rempli de défis et de récompenses. Nous avons un produit fantastique et nous sommes une famille où nous sommes tous proches, car nous travaillons tous dans un même but.»

Hugo est arrivé dans l’entreprise familiale en même temps que sa cousine, en 2006. Depuis 1999, il était à Montréal pour sa formation universitaire à Concordia. Après son baccalauréat, il a l’occasion de travailler pour la chaîne Krispy Kreme pendant trois ans. Durant la dernière, il poursuit des études supérieures pour l’obtention d’un MBA. En décrochant son diplôme, une opportunité se présente pour joindre l’entreprise familiale et travailler avec son père Jean-Yves comme chargé de projet.

«Mon premier projet était celui de l’hôtel Alt du quartier DIX30, à Brossard, explique-t-il. On ne savait pas encore que ce serait la bannière Alt, mais nous avions l’opportunité de faire un grand projet. On a participé au développement du concept et je suis devenu directeur général de l’hôtel avant de revenir à Québec en 2009 pour travailler à la direction du développement.»

Des parents actifs

De façon générale, l’expérience semble heureuse pour tout le monde, expose Christiane Germain. «Il y a beaucoup de défi, mais rien d’insurmontable. C’est une chance que nous avons de continuer le développement de la compagnie» avec les trois enfants. «On sent aussi qu’il pourra y avoir de la suite dans l’entreprise. J’ai travaillé avec mon père et parfois la relation a été difficile. Mais ce n’est pas le cas avec ma fille, mon neveu et ma nièce.» Il peut y avoir des différends, mais il n’y a pas de conflits.

Jean-Yves Germain affirme : «Nous sommes choyés», ajoutant avoir vu des expériences moins réussies dans d’autres entreprises familiales. «Si j’avais un enfant musicien, il pourrait avoir beaucoup de talent, mais cela ne se refléterait dans les affaires, car son centre n’est pas le même. Nous avons la chance d’avoir avec nous des enfants qui ont le même centre d’intérêt que leurs parents. Ils travaillent avec nous alors que nous sommes encore très actifs.»

La retraite pour les deux coprésidents n’est pas pour demain de sorte que la transmission de la passion et des connaissances pourra se poursuivre quelques années encore. Le mentorat aussi.