Le groupe de la deuxième cohorte de la maîtrise en intelligence et transformation.
Le groupe de la deuxième cohorte de la maîtrise en intelligence et transformation.

Jeunes, brillants et innovants

Claudine Magny
La deuxième cohorte de la maîtrise en Intelligence et transformation, issue des Chantiers d’avenir, aura connu un succès, malgré l’enseignement à distance
Ce contenu est produit par l'Université Laval.

Qui a dit que la distance éloignait? La maîtrise sur mesure en intelligence et transformation, issue des Chantiers d’avenir de l’Université Laval, est reconnue pour ses caractéristiques bien particulières: non seulement s’agit-il d’une formation personnalisée et intensive qui se donne sur un an, regroupant des étudiants de différents profils et de disciplines diverses, mais son approche pédagogique favorise depuis ses débuts les rencontres régulières en présentiel.

Étudiants, professeurs, partenaires industriels, utilisateurs et même futurs acheteurs potentiels échangent sur l’évolution des travaux de recherche en cours.

Face à la crise sanitaire, qu’allait donc devenir la deuxième cohorte de ce programme hors norme?

«Notre programme n’aura jamais aussi bien porté son nom!, dit en souriant le professeur Sébastien Tremblay de l’École de psychologie, aussi directeur du laboratoire Co-DOT et grand responsable de cette maîtrise. L’une des quatre compétences-piliers du programme est l’ajustement, l’adaptabilité. Sincèrement, je suis très fier des étudiants de cette deuxième cohorte et de toute l’équipe, car on a su relever le défi haut la main en conservant notre approche pédagogique à la fois très personnalisée et très interactive. De plus, on a su très bien s’adapter au contexte de transformation numérique, qui secoue les marchés comme jamais depuis le début de la pandémie. Une foule d’outils ont  été mis en place – tant par les professeurs que par les étudiants – pour favoriser l’enseignement et nos échanges. Et signe que l’intérêt demeure, les inscriptions au programme ont pratiquement doublé!»

En effet, pour la première année de ce programme de maîtrise intensif et sur mesure, 8 projets avaient été déposés, et 7 entreprises ainsi que 16 étudiants y avaient participé. Ce sont 16 projets, 15 entreprises et 28 étudiants qui ont composé la deuxième année, qui se terminera en juin.

De septembre à juin, les étudiants, qui sont âgés de 22 à 52 ans cette année, doivent donc plancher sur un projet innovant. Tous ont en commun de devoir résoudre un enjeu sociétal.

Plusieurs projets fort originaux sont présentement en cours, par exemple:

Parmi les 16 projets actuels, en voici plus particulièrement deux.

Projet «Une nouvelle scène numérique pour le Palais Montcalm»

Une nouvelle scène numérique pour le Palais Montcalm 

Laurie, jeune maman et diplômée du baccalauréat en communications, travaille depuis 10 ans dans ce domaine. La pandémie l’a amenée à réfléchir davantage sur son avenir. Certes, elle souhaite demeurer dans le milieu des «coms», mais aussi, certainement, devenir un jour gestionnaire. La maîtrise en intelligence et transformation, très personnalisée et encourageant grandement et notamment le leadership, la créativité et l’autonomie, l’a vite interpellée. Plus précisément, le projet portant sur le Palais Montcalm, qui vise l’expérimentation et l’implantation de nouvelles stratégies numériques de diffusion et de mise en valeur de la musique spécialisée, permettrait à l’organisme diffuseur de demeurer présent en période de crise.

«Mes recherches visent à trouver des solutions concrètes que je suggérerai à l’équipe du Palais Montcalm, indique l’étudiante. Mon souhait est qu’il y ait, au bout du compte, et en plus de la programmation régulière qui est offerte sur place, une scène numérique virtuelle à 100% et qui va perdurer. Ceci permettrait d’atteindre de nouveaux publics, à l’étranger même, en y diffusant par exemple des spectacles d’artistes sur demande. Avec le numérique, les limites géographiques tombent. De plus, la pandémie a incité les acteurs du milieu culturel, comme bien d’autres, à se réinventer.»

Projet «Toiture intelligente»

Toiture intelligente

Ahmed travaille à titre d’ingénieur électrique depuis neuf ans. Lui et trois de ses collègues issus de différents domaines d’expertise – génie, actuariat et informatique – ont réalisé leur rêve: celui de lancer leur propre entreprise, Domely Technologies, qui mise sur l’Internet des objets et l’intelligence artificielle pour informer et alerter les propriétaires de tout risque susceptible d'être une menace pour leur sécurité ou celle de leurs biens, et les sécuriser.

«L’idée est d’utiliser un module qui sera installé sur le toit des résidences et qui va monitorer en temps réel la charge de neige et le type de neige qui est sur chaque toit. De plus et en parallèle, le module enverra une notification au client ou à l’assureur afin de les informer, toujours en temps réel, du risque potentiel.»

En s’inscrivant avec deux de ses collègues à la maîtrise en Intelligence et transformation, sous le nouveau profil entrepreneurial, Ahmed souhaitait non seulement acquérir des outils et un apprentissage supplémentaire, mais aussi, et du coup, faire évoluer plus efficacement leur projet déjà existant.

Profil entrepreneurial

«Le programme de maîtrise nous offre quelque chose de vraiment complémentaire, précise l’étudiant. On apprend beaucoup en matière d’innovation, de créativité et de leadership. En tant qu’entrepreneurs, c’est très intéressant, car ça nous permet d’apprendre de nouveaux outils et de nous offrir un encadrement pour notre projet. De plus, le programme nous incite à aller à la rencontre d’acteurs-clés en lien avec notre projet, comme les déneigeurs ou les assureurs dans notre cas.»

«Le nouveau profil entrepreneurial, dont nous sommes très fiers, permet à la fois au jeune entrepreneur d'obtenir un financement et d’acquérir davantage de connaissances pour bien lancer son projet, explique le responsable de la maîtrise, Sébastien Tremblay. Plus concrètement, cela signifie qu’il obtient un accompagnement traditionnel d’incubation d’Entrepreneuriat Laval, a accès au programme de bourses Accélération Entrepreneurs de Mitacs, tout en réalisant une maîtrise sur mesure et personnalisée qui vient encadrer son projet. Bref, pendant un an, l’étudiant-entrepreneur n’a pas besoin de travailler ailleurs: il peut se concentrer à 100% sur le projet de développement et de mise en place de son entreprise.»

Anne-Sophie Riopel-Bouvier, vice-présidente aux opérations aériennes chez EXO Tactik, a fait partie de la première cohorte de la maîtrise en intelligence et transformation.

Une maîtrise adaptée à la réalité du marché

Anne-Sophie Riopel-Bouvier est vice-présidente aux opérations aériennes chez EXO Tactik, une entreprise familiale spécialisée dans le pilotage de drones. Elle faisait partie de la toute première cohorte de la maîtrise en intelligence et transformation. Son projet, intitulé Brigade canine Cyber K9, visait à confirmer la pertinence de l’interopérabilité entre l’unité canine des services de police et les équipages de pilotage de drones, puis d’en optimiser l’efficacité. Maintenant à temps plein sur le marché du travail, elle réalise à quel point sa maîtrise lui est utile au quotidien et la recommande fortement. «Dans le cadre de la maîtrise, nous avions notamment un cours qui portait sur l’impact de notre projet sur l’environnement et la société plus rapprochée, c'est-à-dire les parties prenantes directement concernées ou affectées par notre projet. Or, on doit effectuer le même processus avec nos villes clientes, soit d’étudier l’acceptabilité sociale d’utiliser les drones pour les citoyens.»

Le groupe de la première cohorte de la maîtrise en intelligence et transformation.

Période de recrutement en cours

Vous êtes étudiant et voulez faire partie de la prochaine cohorte ou simplement en savoir plus? Vous représentez une entreprise ou une organisation et souhaitez devenir partenaire en proposant un projet? Consultez la page d’information de la maîtrise sur mesure en intelligence et transformation à ce sujet. Les étudiants y apprendront notamment qu'il est possible d'avoir accès à des bourses pouvant aller jusqu’à 40 400$, grâce à la contribution des partenaires porteurs des projets d’intervention, de l’effet levier Mitacs et de l’Université Laval.

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