Canadien

Retour victorieux de 43 arrêts pour Price

CALGARY — Sa semaine de «congé» semble avoir été profitable à Carey Price.

Une semaine après sa difficile sortie contre les Sabres, le gardien vedette a repoussé 43 tirs pour guider le Canadien vers une victoire de 3-2 contre les Flames, jeudi à Calgary. 

Le gardien a donné raison à Claude Julien de le ramener devant le filet en connaissant sa meilleure sortie depuis sa victoire de 3-0 contre les Bruins de Boston, le 27 octobre. Du même coup, Price a permis au Canadien de rebondir 48 heures après ce qui avait été qualifié par Julien de «un des pires matchs de la saison».

Le Tricolore voulait faire oublier un cuisant revers de 6-2 encaissé mardi face aux Oilers, à Edmonton, et mieux appuyer ses gardiens après avoir accordé 21 buts à ses quatre sorties précédentes. Il l’a fait en première période avant de voir les Flames complètement dominer le deuxième tiers, s’offrant d’ailleurs un avantage de 19-8 au chapitre des tirs au but.

Tomas Tatar (8e) a ouvert la marque à la huitième minute de jeu en première période, profitant d’une rondelle libre dans l’enclave après le bon travail de ses compagnons de trio Phillip Danault et Brendan Gallagher derrière le filet des Flames. Gallagher a obtenu une belle occasion de creuser l’écart en toute fin d’engagement, mais Mike Smith a réussi à dévier son tir des poignets avec sa mitaine au terme d’une montée en surnombre.

Tkachuk frappe deux fois

Matthew Tkachuk a créé l’égalité en touchant la cible en avantage numérique après 3:43 de jeu au deuxième tiers. Il a décoché un puissant lancer sur réception à partir de la ligne bleue. Les Flames ont pris leur envol par la suite. Elias Lindholm a atteint le poteau, puis Price a dû être vigilant contre Sean Monahan, qui s’était faufilé derrière la défensive du Tricolore.

Tkachuk a finalement donné les devants aux locaux avec 4:07 à faire au deuxième tiers après que TJ Brodie eut contourné le filet avant de le rejoindre devant. Price s’était compromis de l’autre côté devant Brodie, qui a plutôt contourné le filet, et Tkachuk a pu inscrire son neuvième but de la saison en tirant dans une cage ouverte.

Cependant, le Canadien a repris vie en troisième période et a pu porter sa fiche à 8-0-1 cette saison après un revers. Jonathan Drouin (6e) a relancé le CH à 8:32, quand son tir a franchi la ligne des buts après que ceux de Max Domi et Andrew Shaw eurent été stoppés par Smith. Domi a ainsi prolongé à huit sa séquence de matchs avec au moins un point (cinq buts et sept aides).

Le jeu s’est animé par la suite et les deux gardiens ont été mis à l’épreuve. C’est finalement Smith, auteur de 19 arrêts, qui a flanché avec 7:46 à faire devant Artturi Lehkonen (2e). Le Finlandais s’est avancé à un contre un devant le défenseur Rasmus Andersson et son tir est passé entre les jambières de Smith, qui a mal paru. Le Canadien s’est ensuite accroché à son avance et Price a été en mesure de fermer la porte.

Le défenseur Xavier Ouellet avait aussi été inséré dans la formation, au détriment de Mike Reilly. 

Le Canadien complètera son voyage dans l’Ouest canadien en rendant visite aux Canucks de Vancouver, samedi (19h). Il retrouvera le confort du Centre Bell lundi, quand les Capitals de Washington seront de passage.

Ski de bosses

Kingsbury a une contre-performance à faire oublier

MONTRÉAL — Après avoir obtenu l’or aux Jeux olympiques de PyeongChang l’hiver dernier, le bosseur Mikaël Kingsbury tentera cette saison de faire oublier sa contre-performance enregistrée il y a deux ans aux Championnats du monde de Sierra Nevada, en Espagne.

Le Québécois avait alors enregistré une troisième place en bosses et une décevante 13e position en bosses en parallèle. Des performances qui lui laissent encore un goût amer en bouche. Mais selon le «King des bosses», ses chances d’améliorer ces résultats aux Mondiaux de Deer Valley, du 1er au 10 février 2019, sont plutôt bonnes.

«Vous savez, j’ai gagné mes quatre dernières courses en Coupe du monde à Deer Valley. Donc c’est sûr que je veux me reprendre», a déclaré le double champion du monde, le sourire aux lèvres.

Marquis déterminé

C’est également à cet endroit que devrait se conclure la carrière de son coéquipier et bon ami, Philippe Marquis. Après une rééducation de sept mois à la suite d’une intervention chirurgicale pour réparer une déchirure ligamentaire à un genou, le bosseur de Québec sera de retour en piste pour une dernière saison.

Marquis brillait par son absence, jeudi, mais Kingsbury a reconnu que sa décision de revenir était attribuable à sa volonté de se mesurer une dernière fois à la piste de Deer Valley, où il s’était blessé l’an dernier, tout juste avant les JO. «Son moral est super bon. Il n’est pas encore prêt à prendre part à une compétition, mais ça s’en vient. Phil est très compétitif, et il a déjà fait des podiums à Deer Valley, donc je crois qu’il a déjà encerclé ces dates-là sur le calendrier.»

Nouvel entraîneur

Entretemps, pour la première fois en huit ans, Kingsbury a dû s’adapter à un nouvel entraîneur cet été. Une restructuration au sein de Ski acro Canada a provoqué le départ de Rob Kober et Michel Hamelin, qui dirigeait jusqu’ici les dames, a vu sa tâche s’étendre également aux hommes.

Sous la férule de Kober, Kingsbury a décroché un impressionnant total de 14 Globes de cristal et deux médailles olympiques, dont une d’or à PyeongChang, l’hiver dernier. Jeudi, le bosseur de Deux-Montagnes a reconnu qu’il y avait eu une certaine période d’adaptation, puisque le style des deux hommes est très différent. Il a cependant indiqué qu’il connaissait déjà Hamelin, puisqu’il a déjà été l’entraîneur de son vieux rival, Alexandre Bilodeau.

Kingsbury et ses acolytes entameront leur saison sur le circuit de la Coupe du monde à Ruka, en Finlande, le 7 décembre, avant de se rendre à Thaiwoo, en Chine, les 15 et 16. Quant à Marquis, il rejoindra ses coéquipiers à temps pour la Coupe du monde de Calgary, les 11 et 12 janvier.

Kingsbury sera à surveiller puisqu’il pourrait atteindre un autre plateau dans son illustre carrière en signant une 50e victoire sur le circuit de la Coupe du monde, à Ruka.

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TOUT LE MONDE ENSEMBLE À L'ENTRAÎNEMENT

Skieurs et skieuses acrobatiques de l’équipe nationale de bosses s’entraînent maintenant ensemble sous la direction de Michel Hamelin, ce qui ne déplaît pas à Justine Dufour-Lapoine, médaillée d’argent aux JO de PyeongChang, en février. «C’est inspirant de travailler comme ça. On voit les gars faire leurs sauts avec tellement d’amplitude, avec tellement de vitesse, et parfois on échange des trucs, donc c’est très positif. Et, on ne se le cachera pas, c’est cool aussi d’entendre les gars dire que nos sauts étaient super bien exécutés.»

Un point de vue partagé par sa soeur Chloé, qui a admis avoir retrouvé la flamme au cours des derniers mois. La bosseuse de 26 ans avait elle-même reconnu à l’issue des Jeux olympiques qu’elle était épuisée «physiquement et mentalement», et qu’elle contemplait la retraite, comme sa sœur aînée Maxime. «On m’a conseillé de prendre six mois de congé, et ça m’a fait le plus grand bien. Il fallait que je prenne du recul. [...] Je pense que maintenant je vais y aller une saison à la fois, et voir où tout ça me mènera», a mentionné celle qui a fini 17e aux derniers JO.

Tennis

L'ATP sort les muscles contre la Coupe Davis

LONDRES — La prochaine compétition par équipes organisée par l’ATP pour contrer la future Coupe Davis sera dotée de 15 millions $ et permettra aux vainqueurs d’empocher en points l’équivalent d’un gros tournoi du circuit, a annoncé le circuit masculin de tennis, jeudi à Londres.

Le coup va faire mal à la future Coupe Davis, dont les droits ont été rachetés à l’ITF cet été par le groupe Kosmos. La future Coupe Davis, avec une phase finale programmée en novembre 2019 sur une semaine, a annoncé en août des bourses totales de 20 millions $, mais depuis, silence radio. Et une chose est sûre : aucun point ATP ne sera en jeu.

Rebaptisée Coupe ATP, la compétition regroupant 24 nations connaîtra son baptême du 3 au 12 janvier 2020 dans trois villes d’Australie, quelques jours avant les Internationaux d’Australie, premier Grand Chelem de l’année. Le tournoi comportera une ronde préliminaire, à l’issue de laquelle huit équipes disputeront la phase à élimination directe. Chaque rencontre comportera deux simples et un double, et chaque équipe pourra comporter jusqu’à cinq joueurs. Les nations seront sélectionnées en fonction du classement mondial de leur numéro 1 national.

La Coupe ATP bénéficie de l’appui de Novak Djokovic, présent lors de la conférence de presse à Londres, mais aussi de Roger Federer, Alexander Zverev et Dominic Thiem, par vidéo interposée. «J’apprécie que ce soit une compétition détenue par l’ATP, par les joueurs, et qu’il y ait des points pour le classement», a déclaré le numéro un mondial. «Ce sera la meilleure manière de démarrer la saison. Cela va rassembler de nombreuses nations, et, personnellement, ce sera un moment de fierté que de représenter mon pays».

Seul manquait à l’appel l’Espagnol Rafael Nadal, qui semble, lui, avoir pris fait et cause pour la prochaine Coupe Davis qui se déroulera à Madrid, et a été racheté par un fonds dirigé par le joueur de Barcelone Gérard Piqué. 

Rouge et Or

Un dernier rodéo de rêve pour Hugo Richard

Même si ce sont les X-Men de St. Francis Xavier qui occupent ses pensées présentement, le quart-arrière du Rouge et Or Hugo Richard ne peut s’empêcher de garder un œil sur le match de la Coupe Vanier qui suivra cette finale de la Coupe Uteck.

«Honnêtement, je ne pourrais espérer mieux comme dernier rodéo», a illustré le numéro 4, qui en est à sa cinquième et dernière année d’admissibilité au football universitaire, après l’entraînement de l’équipe jeudi soir. 

«On ne peut pas ne pas y penser [à la Coupe Vanier]. Quand on sort de la conférence, l’objectif n’est jamais la demi-finale canadienne, mais bien de se rendre en finale de la Coupe Vanier», indique celui qui a participé aux deux dernières finales avec une victoire contre les Dinos de Calgary en 2016 et une défaite face aux Mustangs de Western Ontario l’an passé.

«Gagner la Coupe Vanier, c’est un feeling incomparable. Surtout dans une saison relativement courte comme la nôtre, alors qu’on passe toute l’année à s’entraîner pour se rendre là. Il y a ce sentiment quand on réussit à atteindre l’objectif qu’on s’était fixé. Quand on perd, bien sûr que ça fait mal, mais on a quand même la satisfaction de s’être rendus jusque là», explique-t-il.

Richard note également que l’expérience unique de passer toutes les séries à domicile cette année apporte une autre dimension à la quête, tout comme l’éventualité de voir le Rouge et Or être couronné champion canadien devant ses partisans. 

Saison de records

Jusqu’à maintenant, le pivot de 24 ans a connu une saison de rêve, son équipe demeurant invaincue alors qu’il fracassait les records. Il est devenu le septième quart au Canada à atteindre le cap des 10 000 verges par la passe en saison régulière.

Il est aussi le premier quart canadien à passer pour au moins 70 touchés et à réussir au moins 30 touchés par la course. Sa 70e passe de touché marque également un record de la conférence du Québec.

«Comme c’est là, ça s’enligne bien pour qu’on se rende à la Coupe Vanier, même si la température est incertaine et qu’on affronte une équipe qu’on ne connaît pas», reprend Richard, qu’on sent confiant en ses capacités et en celles de ses coéquipiers pour le match contre les X-men.

«Quand tu affrontes une équipe que tu n’as pas vue de l’année, ça demande beaucoup de temps et d’attention. Dernièrement, on a regardé beaucoup de films de leurs matchs, histoire de détecter les tendances. Il faut savoir investir le temps quand on veut se rendre jusqu’au bout.».

Entraînement neigeux

Les joueurs du Rouge et Or se sont entraînés à l’extérieur pour la première fois de la semaine jeudi soir sur le terrain du Stade Telus encore enneigé après une demi-finale québécoise et une finale de la Coupe Dunsmore également nappées de blanc.

«Ça a fait du bien de s’entraîner dehors. Avec les matchs de cette année, j’ai vécu mes premières expériences de neige depuis que je suis avec l’équipe. J’avais joué dans le froid intense, mais jamais dans la neige. Le défi, c’est de rester concentré, de garder nos pieds en-dessous de nous pour ne pas glisser. Il faut aussi accepter qu’on ne peut pas s’attendre à des miracles dans de telles conditions», note Richard.

«Pour un quart-arrière, la neige, ça n’empêche pas de lancer. Ce n’est pas comme la pluie qui endommage le ballon. Par contre, ça devient plus difficile pour mes receveurs de passes de se démarquer et de bien suivre leurs tracés», enchaîne Richard, qui estime qu’il y aura tout de même de la place pour la passe et la course contre les X-Men. «Notre livre de jeux demeure encore ouvert.»

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FÉLIX GARANT-GAUTHIER VEUT VIVRE LA COUPE VANIER SUR LE TERRAIN

Il a vu ses coéquipiers du Rouge et Or remporter le gros trophée du général Vanier alors qu’il n’était pas en uniforme en 2016, puis il a encaissé avec eux la défaite en grande finale l’an dernier. Cette année, le centre-arrière Félix Garand-Gauthier est déterminé à aider les siens à gagner un autre championnat canadien.

«En 2016, j’en étais à ma première année, j’étais un quart-arrière et j’apprenais encore le livre de jeux», rappelle le produit des Nordiques de Lionel-Groulx. «La Coupe Vanier, on en parle et on en reparle depuis qu’on l’a perdue l’an passé», poursuit-il, démontrant à quel point ses yeux et ceux des autres représentants de l’Université Laval sont rivés sur le championnat canadien.

«Mon frère aîné Benjamin [également centre-arrière avec le Rouge et Or] était blessé en 2016 et on a donc vécu la victoire en Coupe Vanier ensemble sur le banc», raconte-t-il. «J’estime avoir apporté ma contribution en 2016 même si je n’ai pas joué, car on participe tous aux entraînements, on aide les autres joueurs. Mais cette année, je veux avoir l’occasion de contribuer sur le terrain. Ce serait un petit quelque chose de plus.»

Celui dont le rôle est dorénavant «d’ouvrir le chemin» pour les porteurs de ballon s’attend d’ailleurs à être sollicité alors que les conditions météorologiques ne s’annoncent guère optimales samedi pour le match de la Coupe Uteck. «Peu importe les conditions, on va courir le ballon. N’importe quelle équipe qui se rend en demi-finale canadienne, en novembre, n’a pas le choix de courir.»

Le footballeur de 22 ans n’est pas non plus préoccupé par le fait de ne pas connaître grand-chose de ses prochains adversaires, les X-Men de St. Francis Xavier. «Ils n’ont joué contre aucune équipe du Québec, mais on regarde beaucoup de films d’eux et on essaie de prévoir ce qu’ils feront.»

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