Ski de fond

Coupe du monde de Cogne : Harvey finit au 48e rang au sprint

COGNE, Italie — Federico Pellegrino a remporté le sprint style libre de 1,6 km à la Coupe du monde de ski de fond de Cogne, samedi, tandis que le Québécois Alex Harvey a été incapable de franchir les qualifications.

Pellegrino, le favori local, a aisément remporté la finale en trois minutes et 09,07 secondes. Il a devancé son compatriote Francesco De Fabiani par 0,48 seconde, et le Français Lucas Chanavat par 0,51.

Russell Kennedy, de Canmore, en Alberta, fut le meilleur fondeur canadien en vertu de sa 12e position. Kennedy a terminé au dernier rang des demi-finales.

«C’était génial. C’était quelque chose aujourd’hui. Je pensais faire partie du top-30, mais terminer 12e, c’était une surprise. Je suis tellement heureux», a déclaré Kennedy, dont le meilleur résultat précédent en Coupe du monde avait été une 36e place à Québec.

Harvey, de Saint-Ferréol-les-Neiges, n’a pu faire mieux que la 48e place en qualifications, en 3:22,51. Son coéquipier Evan Palmer-Charette, de Thunder Bay, en Ontario, a pour sa part fini au 59e échelon en 3:25,84.

Chez les dames, l’Américaine Jessica Diggins a enlevé les honneurs du volet féminin du sprint de 1,6 km en 3:32,73. Elle a devancé en finale l’Allemande Sandra Ringwald par 0,11 seconde, et la Suédoise Johanna Hagström par 0,86.

Même si elle n’a pu franchir les qualifications, Dahria Beatty, de Whitehorse, au Yukon, a été la meilleure fondeuse canadienne avec une 38e position. Ses compatriotes Cendrine Browne, de Saint-Jérôme, Maya McIsaac-Jones, d’Athabasca, en Alberta, et Katherine Stewart-Jones, de Chelsea, ont respectivement terminé 48e, 49e et 51e.

La Coupe du monde de ski de fond se poursuivra dimanche avec la tenue du 15 km style classique masculin et du 10 km style classique féminin.

Curling

Le Nunavut bat le Québec et gagne un premier match au Tournoi des Coeurs

SYDNEY, N.-É. — L'équipe du Nunavut de la skip Jenine Bodner a écrit une page d'histoire lors de la première séance de jeu au Tournoi des Coeurs, samedi.

Le Nunavut a volé un point au 10e et dernier bout pour vaincre le quatuor québécois de Gabrielle Lavoie 4-3, offrant une première victoire au territoire dans le tableau principal du Championnat canadien de curling féminin.

Lavoie a annulé quatre bouts pour conserver l'avantage de la dernière pierre au 10e bout. Cependant, sa pierre a glissé hors de la maison sur une sortie sur son dernier lancer, offrant un point à Bodner, et la victoire.

Bodner jouait comme première pour le Nunavut au Tournoi des Coeurs en 2016, quand le territoire avait compilé un dossier de 1-2 dans la ronde de qualification. Elle est de retour comme skip, même si elle lance les pierres de deuxième.

La ronde de qualification a été abandonnée l'an dernier, permettant à chaque province et territoire de participer au tableau principal. Le Nunavut avait perdu ses trois matchs de qualification en 2017 et avait compilé un dossier de 0-8 l'an dernier dans le tableau principal.

Dans les autres rencontres présentées lors de la première séance de jeu samedi, la Britanno-Colombienne Sarah Wark a marqué quatre points au 10e bout pour vaincre la Néo-Écossaise Jill Brothers 7-6. L'Ontarienne Rachel Homan a défait la Nord-Ontarienne Krista McCarville 6-4 et l'Albertaine Chelsea Carey a battu la Manitobaine Tracy Fleury 7-6.

En soirée, Jennifer Jones, d'Équipe Canada, a vaincu la Saskatchewanaise Robyn Silvernagle 6-5, tandis que l'équipe «Wild Card» de Casey Scheidegger a écrasé la Yukonnaise Nicole Baldwin 10-2. Suzanne Birt, de l'Île-du-Prince-Édouard, a battu Kelli Sharpe, de Terre-Neuve-et-Labrador, 14-3 et Kerry Galusha, des Territoires du Nord-Ouest, a eu le meilleur 11-5 face à la Néo-Brunswickoise Andrea Crawford.

Trois séances de jeu sont à l'horaire dimanche. La finale sera présentée le 24 février.

Hockey

Pee-wee: les petits Remparts et les filles gagnent leur premier match

La chanson dans le vestiaire n’était pas la même qu’à l’habitude. Mais les petits Remparts de Québec venaient quand même de gagner leur premier match au Tournoi pee-wee de Québec.

Samedi après-midi, au Centre Vidéotron, les milliers d’amateurs ont été gâtés par des victoires de leurs deux équipes favorites. Les petits Remparts l’ont emporté 3-0 et l’Équipe féminine du Québec, 3-1. Les deux formations chouchoutes rejouent jeudi soir.

«Heille! Ce n’est pas ça, la chanson de la victoire!» a lancé l’entraîneur-chef David Rodrigue, dubitatif en entendant Toutes les femmes savent danser émerger du grand vestiaire rouge-noir-bois. Les grands Remparts avaient cédé leurs quartiers généraux aux jeunes représentants, les juniors jouant à Baie-Comeau.

«D’habitude, c’est I like it, mais je ne commencerai pas à les obstiner», a poursuivi Rodrigue, à la suite d’une solide victoire de 3-0 aux dépens des Ukrainiens du Sokil Kyiv (Faucons de Kiev). Alexis Michaud, Étienne Lavallée et Marc-Olivier Roy ont marqué.

À sa première expérience au Tournoi pee-wee, Rodrigue estime qu’il était peut-être le plus nerveux du groupe au moment de participer au match d’ouverture officielle, devant les légendes Guy Lafleur, Marcel Dionne et Raymond Bourque pour la mise au jeu protocolaire et la meilleure foule du tournoi jusqu’ici,

«J’ai quand même senti nos joueurs un peu moins calmes, ils précipitaient un peu leurs gestes. Mais on a joué à notre façon. Notre match hors concours contre la Russie nous avait préparés au style de jeu des Ukrainiens. Moi, j’étais sans doute le plus stressé, mais je voulais tellement que ce soit une expérience positive pour nos jeunes», explique le pilote, qui est aussi préparateur physique des grands Remparts.

Les petits Remparts, ou As de Québec pee-wee AAA, ont tenu l’adversaire en respect avec seulement neuf lancers réussis par Kiev contre 26. Un véritable «jeu blanc d’équipe», se réjouit le coach.

Hockey

Tournoi pee-wee: le début de l’histoire d’amour entre Guy Lafleur et Québec

Quand on pense aux liens entre Guy Lafleur et Québec, on évoque ses années chez les Remparts et les Nordiques. Mais l’histoire d’amour a commencé bien avant pour celui que l’on peut appeler sans se tromper le plus grand des petits pee-wee.

Gretzky, Lemieux, Roy, Park, Bossy, plusieurs géants du hockey sont d’abord passés par le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec, qui en est à sa 60e présentation. Mais demandez aux vieux de la vieille quel joueur les a le plus marqués et invariablement, c’est toujours le même nom qui revient : Lafleur.

1962, 1963 et 1964. Trois participations, trois titres de champion de la classe C avec deux clubs différents, deux trophées du joueur le plus spectaculaire du tournoi et une récolte totale de 48 buts. Lafleur avait 10, 11 et 12 ans.

«Dans le vieux Colisée, il y avait 10 000 personnes! Pour nous qui venions de l’extérieur et qui étions habitués à jouer devant 15 ou 20 personnes, c’était un rêve! Pour l’avoir vécu en 1962 [avec Rockland], je disais à mes amis et coéquipiers de Thurso : “Vous allez voir, c’est quelque chose d’extraordinaire! On signe même des autographes!”» a raconté le légendaire ailier droit, samedi, après avoir participé à l’ouverture officielle du tournoi.

Béliveau et Bonhomme

Si Lafleur a marqué beaucoup de monde lors de ses passages aux pee-wee, il y a lui-même rencontré deux personnages marquants de la mythologie hivernale de Québec, soit Jean Béliveau et... le Bonhomme Carnaval.

«Je viens de rencontrer le Bonhomme Carnaval cet après-midi et ça me rappelle qu’en 1962, on avait visité le village du Bonhomme. J’avais pris une photo avec lui et ç’avait paru dans le journal L’Action. Ça m’a toujours marqué!» raconte en riant l’homme de 67 ans.

En 1964, Béliveau avait effectué la mise au jeu protocolaire du match entre Thurso et South Durham. Lafleur avait ensuite inscrit trois buts et trois aides pour mener son équipe à une victoire de 6-1. L’un de ses lancers avait même mis le gardien adverse hors de combat, selon le livre du 60e anniversaire.

«J’avais marqué trois buts et après, Jean Béliveau m’avait mis un chapeau sur la tête. J’ai encore la photo à la maison», précise Lafleur, en replongeant dans ses souvenirs. La veille, le petit magicien de Thurso avait même inscrit sept buts dans une victoire de 10-3 contre son ancienne équipe, Rockland.

Brailler pour rester

Québec l’avait tellement aimé qu’on ne voulait plus le laisser partir. Dès 1964, le vice-président et gérant général du Tournoi, Paul Dumont, avait fait pression auprès du père de Lafleur pour que le jeune phénomène poursuive son hockey mineur à Québec.

«Mon père trouvait que j’étais trop jeune. Je suis le seul garçon chez nous, j’ai quatre sœurs. Moi, de 12 à 14 ans, j’ai braillé pour m’en venir ici et quand je suis arrivé ici, j’ai braillé pour m’en retourner! Mon père a dit : “Tu as braillé pour y aller, tu vas rester!”»

Lafleur est revenu à la fin de l’été 1966, avant même d’avoir 15 ans. Il est resté dans la capitale cinq ans, d’abord avec le CTR (junior B), puis les As Juniors (A) et les Remparts (junior majeur). Jusqu’à son départ pour Montréal et le Canadien en 1971, avec une immense carrière de 1353 points en 1127 matchs réguliers dans la LNH.