Zachary Bourgeois, 17 ans, de Saint-Tite, participera au volet junior de la compétition du circuit Professionnal Bull Riders au Centre Vidéotron les 2 et 3 juin.

Zac Bourgeois prend le taureau par les cornes

«Tu n'as pas le temps de penser. Il ne faut pas que tu penses. Parce que c'est vraiment action, réaction. C'est le côté inconscient de ton cerveau qui travaille, la mémoire des muscles, toutes les heures d'entraînement que tu as mises. Quand tu embarques sur le taureau, il faut que tu sois prêt à 100 %.»
Le savez-vous, là, qu'il y a une compétition du circuit Professionnal Bull Riders (PBR) au Centre Vidéotron de Québec, les 2 et 3 juin? Jeudi, Québecor et sa filiale Gestev convoquaient les médias à une troisième rencontre de presse sur le sujet. Et il reste encore deux semaines avant l'événement.
N'empêche que le métier de monteur de taureaux fascine. Huit secondes à la fois grandioses et infernales. Et là, on parle d'une victoire du monteur. Autrement, ça risque d'être plus court et plus douloureux.
Zachary «Zac» Bourgeois vient d'avoir 17 ans. L'adolescent de Saint-Tite, capitale québécoise du western, est le troisième d'une lignée de cowboys. Il termine son secondaire et s'apprête à partir dans l'Ouest canadien dès l'an prochain pour vivre de sa passion et grimper les échelons.
«J'ai commencé à l'âge de sept ans à monter des veaux et mon but est devenir champion du monde», s'est-il d'abord présenté aux médias.
Pour la première fois dans un événement PBR, un volet junior sera mis en place à Québec, le vendredi soir. Bourgeois, Bruno Rozon, de Rigaud, et Daylon Swearingen, d'Attica dans l'État de New York, rivaliseront d'adresse sur les tonnes de terre entassées dans l'amphithéâtre de Limoilou.
Le jeune homme aura un avant-goût de ce qui l'attend dans quelques années. «Juste le fait de s'habiller dans le même vestiaire que les pros, les meilleurs au monde, ça va être assez spécial. Je regarde ces gars-là en vidéo depuis que je suis petit et ils vont être ici, à Québec», dit Bourgeois des Cooper Davis et J.B. Mauney, champion de 2013 et de 2015 et premier monteur de l'histoire à atteindre 7 millions $ en gains l'an dernier.
Conscient des risques
Même au rythme de 35 compétitions par année aux quatre coins du Québec, Bourgeois n'a jamais été blessé gravement. Il demeure néanmoins conscient des risques de grimper sur une bête pouvant peser jusqu'à 2000 livres qui rue sans arrêt.
«Tu sais que chaque fois peut être la dernière fois, mais il ne faut pas penser au danger», admet-il. «C'est comme en motocross ou dans tous les sports extrêmes, tu dois te donner à 100 % pour limiter les risques.»
Son père, Sylvain Bourgeois, est directeur du rodéo du Festival western de Saint-Tite et conseille PBR pour certains événements, dont celui de Québec. Il fait équipe avec Gestev et son président, Patrice Drouin. Les trois portaient fièrement chapeau, boucle de ceinture et bottes de circonstances, à la rencontre de jeudi.
Drouin se réjouit de compter sur un athlète local pour mousser son nouveau produit. Comme Gestev l'avait fait avec le vélo de montagne et Marie-Hélène Prémont, la planche à neige et Dominique Maltais ou, plus récemment, le ski de fond et Alex Harvey.
Le succès de l'événement de monte de taureaux semble déjà assuré aux guichets avec au-delà de 5000 billets vendus jusqu'ici, le seuil fixé par PBR pour déclarer un succès. Drouin vise de 8000 à 10 000 spectateurs et envisage de remplir les 18 259 sièges du Centre Vidéotron d'ici quelques années, Gestev et PBR ayant une entente minimale de trois ans avec deux de plus en option.
Pas moins de 100 000 $ seront remis en bourses aux concurrents sur deux jours.