Yves Bourque

Yves Bourque n'a pas dit son dernier mot

TROIS-RIVIÈRES — Après des performances qui n’étaient pas à la hauteur de ses attentes aux Jeux paralympiques de PyeongChang, le skieur paranordique Yves Bourque a déjà dans sa mire les prochains championnats du monde de sa discipline. Animé par les défis, l’athlète de Bécancour de 52 ans se met également dès cet été au kayak de compétition.

Bourque ne croit pas qu’il va replonger dans un autre quatre ans d’entraînement en vue des prochains Jeux paralympiques, comme il l’a fait avant les jeux de Sotchi et de PyeongChang. Il a toutefois encore le goût de la compétition. 

«Je ne sais pas ce que je vais faire. Je ne me lancerais pas dans un autre quatre ans aussi intense que je viens de vivre. Je vais peut-être faire les championnats du monde l’année prochaine qui se déroulent à Prince George», soutient celui qui ne ferme pour l’instant aucune porte. 

«Peut-être que je vais tenter de me qualifier en 2021 pour 2022. Je ne suis pas prêt à dire que j’accroche mes skis et à arrêter la compétition.»

D’ici là, Yves Bourque expérimentera un tout nouveau sport. Il s’entraînera l’été prochain en kayak afin de prendre part à des compétitions. Sans attente, il veut s’amuser et relever de nouveaux défis. 

Des jeux difficiles

Lors de sa dernière course des Jeux paralympiques de PyeongChang, le skieur paranordique Yves Bourque a terminé au 31e rang de l’épreuve du 7,5 km.

Victime d’une chute lors d’une collision, le skieur paranordique de Bécancour a dû se contenter de cette position. Sans cette chute, il aurait pu espérer terminer plus haut dans le classement. 

«Nous étions entre les kilomètres 5 et 6 de la course quand un coureur est tombé en avant de moi. On était dans le bas d’une descente et je n’ai pu l’éviter. Je me suis jeté par terre pour l’éviter, mais je suis quand même rentré dedans avec mes skis», explique Yves Bourque de PyeongChang. «Il n’y a pas eu de casse, mais j’ai perdu une bonne grosse minute. Et par la suite, une compétitrice nous est rentrée dedans aussi. Ça fait un minicarambolage.»

Composant déjà avec des douleurs aux épaules, Yves Bourque n’a pas amélioré son sort avec cette chute. «Tout ça m’a fait perdre le momentum», précise-t-il. 

La journée de l’athlète de 52 ans de Bécancour n’avait pas bien commencé. Lors de la période de réchauffement, il a endommagé une fixation à la suite d’une autre chute. Il a dû changer d’équipement pour prendre le départ. «Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal», avoue-t-il. «J’ai pu changer de ski et continuer à me réchauffer. Et je ne me suis pas fait mal. C’est des choses qui peuvent arriver.»

Très fier de ses performances à PyeongChang, Yves Bourque souligne malgré tout qu’il aurait aimé terminer plus haut dans le classement. Rappelons qu’il a aussi terminé au 25e rang du 15 km et à la 29e position du 1,1 km. 

«C’est certain qu’on veut toujours faire mieux. Je venais ici pour faire des tops 20. Physiquement, ce n’était peut-être pas numéro un au niveau de mes épaules, mais j’ai déjà connu des situations pires que ça. Je me disais que j’étais capable d’atteindre mes objectifs», affirme-t-il. «Malheureusement, je ne les ai pas atteints. Mais j’ai tout donné et je suis réellement fier de moi.»

Yves Bourque était de la délégation canadienne lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. «C’est extraordinaire comme ambiance. Il y a du monde comme ce n’est pas possible, le stade est plein. Ce n’est pas quelque chose que tu oublies», conclut-il.