Gary Woodland a raté de peu un roulé pour un oiselet au 18e trou, une normale-5, pour conclure sa troisième ronde à Pebble Beach en 69 coups (moins-2) et s’installer à moins-11 après 54 trous.

Woodland mène par un coup avant la ronde finale à l’Omnium des É.-U.

PEBBLE BEACH — Gary Woodland a su contrôler ses nerfs et a réussi deux normales difficiles lors d'une ronde de 69 (moins-2) qui lui permet de mener par un coup devant Justin Rose avant la ronde finale de l'Omnium des États-Unis.

À sa pourchasse, on retrouve aussi Brooks Koepka, qui a évité les bogueys lors d'une ronde de 68 et qui a toujours espoir de devenir le premier golfeur depuis Willie Anderson en 1905 à gagner l'Omnium des États-Unis une troisième fois de suite.

La dernière heure de jeu de la troisième ronde a donné une idée du spectacle qui pourrait avoir lieu dimanche, et à quel point le vent peut tourner rapidement à Pebble Beach. Woodland a semblé deux fois être en voie de perdre deux coups ou plus de son avance. Il a toutefois calé une approche coupée pour une normale au 12e trou, une normale-3, puis a envoyé sa balle dans la coupe grâce à un roulé de plus de 40 pieds pour une autre normale au 14e trou, une normale-5.

«Je suis content de me retrouver là où je suis», a dit Woodland.

Woodland se retrouve à moins-11 après 54 trous, mais a très peu de marge de manoeuvre devant Rose, champion de l'Omnium des États-Unis en 2013 à Merion. Rose a eu besoin d'un seul roulé 34 fois en 54 trous sur les verts de Pebble Beach.

Koepka a connu ses moments au 15e trou. Il a raté une sortie de l'herbe longue et a envoyé sa balle à plus de 35 trous de la coupe, seulement pour réussir le roulé et éviter un premier boguey.

Il fait partie d'un groupe à quatre coups de la tête qui inclut aussi Louis Oosthuizen, qui a réussi des oiselets sur trois de ses quatre derniers trous lors d'une ronde de 70, et Chez Reavie, qui a bouclé sa ronde en 68 coups.

Koepka a triomphé à Erin Hills en 2017 grâce à sa puissance, puis à Shinnecock Hills l'an dernier grâce à des roulés clés. Il aura peut-être besoin des deux pour combler un retard de quatre coups à Pebble Beach. Son expérience pourrait aussi lui conférer un avantage sur Woodland, qui jouera dans le dernier groupe lors de la ronde finale d'un tournoi majeur pour une première fois en carrière.

De son côté, Koepka vise un cinquième titre majeur en neuf tournois, du jamais vu depuis les belles années de Tiger Woods.

«J'aime la pression, a dit Koepka. J'aime avoir à frapper un bon coup de golf, réussir des roulés quand la pression est forte. Si vous accusez un retard de trois coups sur le neuf de retour, tout est possible. Il faut rester dans la course jusqu'à la fin et nous verrons ce qui va arriver.»

Curtis Strange, le dernier joueur à avoir tenté de gagner l'Omnium des États-Unis une troisième fois de suite, avait aussi joué 68 lors de la troisième ronde en 1990 pour s'approcher à deux coups de la tête. Il avait toutefois inscrit un score de 75 en ronde finale.

Rory McIlroy a dû se contenter d'un pointage de 75 et il occupe seul le sixième rang à cinq coups de Woodland.

En ce qui concerne Woods, il fait partie du groupe de vedettes qui est allé dans la mauvaise direction. Woods a joué 71 et accuse 11 coups de retard. Dustin Johnson a aussi joué 71 et se retrouve à neuf coups de la tête. Phil Mickelson a envoyé son coup de départ dans le Pacifique au 18e et a commis un triple boguey pour un score de 75.

Nick Taylor, d'Abbotsford, en Colombie-Britannique, a remis une carte de 70 pour grimper à égalité au 33e rang à plus-1.