Wilmer Cabrera

Wilmer Cabrera ne sera pas de retour avec l'Impact de Montréal la saison prochaine

MONTRÉAL — Wilmer Cabrera a été embauché par l'Impact de Montréal pour une période de temps indéterminée, cet été. Ce terme a pris fin jeudi.

Dans un communiqué de presse succinct, voire laconique, la direction de l'équipe a confirmé sa décision de rompre les liens avec le Colombien âgé de 52 ans après seulement neuf matchs.

Le communiqué n'inclut aucune précision ni justification de la part du nouveau directeur sportif Olivier Renard ou du président Kevin Gilmore, l'homme qui a embauché Cabrera le 21 août dernier, moins de dix jours après que celui-ci eut été limogé par le Dynamo de Houston.

La direction de l'équipe s'est limitée à dire que les démarches pour trouver le prochain entraîneur-chef sont déjà en cours. Le candidat choisi deviendra le septième à occuper ce rôle depuis l'adhésion de l'Impact à la MLS en 2012.

Cabrera a maintenu un dossier de deux victoires, quatre défaites et un verdict nul en sept matchs de saison régulière. Il a toutefois aidé l'équipe à remporter le Championnat canadien le 25 septembre, à l'issue d'un duel-retour contre le Toronto FC, au BMO Field, qui avait nécessité une séance de tirs de barrage.

Il n'aura toutefois pas l'occasion de vivre la fébrilité du tournoi de la Ligue des Champions de la Concacaf, qui s'amorcera à la mi-février.

Malgré la fin de son association avec l'Impact, Cabrera a tenu à remercier la direction de l'équipe.

«Notre entente s'est terminée, entente qui dès le début était prévue pour seulement deux mois», a-t-il déclaré dans le communiqué officiel de l'équipe.

«Je suis très fier d'avoir remporté le Championnat canadien, un titre très attendu par les supporters et le club depuis 2014. Je souhaite beaucoup de succès au club et je tiens à reconnaître le dévouement et les efforts de ses joueurs exceptionnels», a-t-il ajouté.

Un contexte particulier

Cabrera s'est amené à Montréal en relève à Rémi Garde, congédié quelques jours après un match nul de 3-3 à saveur de défaite, le 17 août contre le FC Dallas au stade Saputo.

À ce stade de la saison, la troupe montréalaise se trouvait enlisée dans une inquiétante léthargie, avec un dossier de 1-6-1 en huit rencontres. Elle se cramponnait alors au septième et dernier échelon donnant accès aux séries dans l'Association Est, malgré un début de saison qui avait donné de l'espoir à des partisans désolés des exclusions de l'équipe du tournoi éliminatoire lors des deux campagnes précédentes.

Inquiet de ce qu'il voyait depuis quelques semaines déjà, Gilmore avait donc choisi d'aller de l'avant avec le congédiement de Garde, une décision qui n'a pas fait l'unanimité chez les plus fidèles partisans de l'équipe.

Quant à son choix de Cabrera, Gilmore avait expliqué qu'il était à la recherche d'un homme qui connaissait déjà la ligue. Par contre, il l'avait embauché dans des circonstances nébuleuses, se limitant à dire qu'il était l'entraîneur-chef de l'Impact de Montréal «pour le moment». Gilmore avait même refusé de lui accoler l'étiquette d'entraîneur-chef par intérim.

Désireux d'implanter un style plus combatif à l'attaque, mais confronté à un calendrier chargé à son arrivée, Cabrera a amorcé son court règne à Montréal avec une défaite crève-coeur de 2-1 à Toronto, dans le cadre d'un match du calendrier régulier, le 24 août.

Après une première victoire acquise à l'arraché, 2-1 au stade Saputo contre les Whitecaps de Vancouver - la pire formation dans l'Association Ouest -, Cabrera a vu ses joueurs subir deux revers consécutifs par blanchissage à domicile, 3-0 contre le D.C. United, pourtant privé de Wayne Rooney, et 1-0 contre le FC Cincinnati, la plus mauvaise équipe du circuit Garber.

L'Impact a été officiellement éliminé d'une place dans les séries après un match nul de 1-1, le 29 septembre contre Atlanta United FC.

Lors du bilan de fin de saison de l'équipe, le 8 octobre, au lendemain d'une rencontre avec Olivier Renard, Cabrera disait ne pas s'inquiéter de son avenir. Toutefois, ses propos étaient ceux d'un homme qui voyait peut-être venir la fin de son passage à Montréal.

«Je vais continuer d'être un entraîneur, ici ou ailleurs. Je ne m'inquiète pas au sujet de mon avenir parce que je sais ce dont je suis capable. Pour l'instant, il y a certaines choses que je veux faire, entre autres prendre un peu de temps pour recharger les batteries, me réorganiser. Je vais aller en Colombie pour voir ma mère, je vais emmener ma famille avec moi, je veux rendre visite à mes enfants», avait-il mentionné.