Karl Gélinas a vu son incroyable séquence de 40 manches sans accorder de point prendre fin, jeudi.

Wichita 3/Québec 1: Gélinas, humain après tout!

Même lorsque l'offensive tombe à plat, les Capitales ont l'habitude de l'emporter lorsque Karl Gélinas est sur la butte. Mais le grand droitier a finalement eu l'air humain, jeudi soir, au Stade municipal, accordant ses premiers points en près d'un mois dans une défaite de 3-1 contre les Wingnuts de Wichita.
Le duel entre l'as lanceur des Capitales et la verte recrue des Wingnuts Eddie Medina avait tout d'inégal sur papier. Sauf que Medina ne l'entendait pas ainsi. Le jeune lanceur, qui était sans emploi dans le baseball professionnel il y a quelques semaines, a espacé trois coups sûrs et accordé un maigre point à l'offensive des Capitales en six manches et deux tiers de travail. 
«L'histoire du match, c'est lui. Il a connu toute une partie», soulignait le gérant Patrick Scalabrini après le match, préférant applaudir le jeu de Medina plutôt que de blâmer ses frappeurs. «C'est rare que l'on voit un gars avoir le dessus sur Karl. Surtout une recrue contre un alignement de frappeurs aussi redoutable que le nôtre.»
Gélinas avait sa forme étincelante habituelle en début de match. Les Wingnuts ont eu besoin de quatre manches pour placer un premier coureur sur les sentiers, pendant que le partant des Capitales multipliait les retraits au bâton. 
Les choses se sont gâtées pour lui en sixième. Avec des coureurs aux premier et deuxième coussins, Gélinas a vu son incroyable séquence de 40 manches sans accorder de point prendre fin sur un simple de David Espinosa qui plaçait les Wingnuts en avant 1-0. Les Capitales ont répliqué à leur tour au bâton, nivelant la marque à 1-1 sur un simple de Will Walsh, mais, ayant finalement soldé l'énigme Karl Gélinas, les Wingnuts n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin. En septième, Jerry Gonzalez a relancé Wichita en avant avec un double de deux points. 
«Toute bonne chose a une fin», a admis un Gélinas loin d'être abattu après son départ de sept manches. «Il faut leur donner crédit, ils m'ont frappé sur de bons lancers.» Le partant des Capitales a lui aussi été impressionné par le jeu de son vis-à-vis. «Nos frappeurs n'avaient vraiment pas l'air à l'aise au bâton.»
Chance en or ratée
Une fois Medina retraité au vestiaire, les Capitales ont manqué une chance en or de revenir dans le match en fin de huitième manche. Après que Will Walsh et Josué Peley se furent rendus sur les buts sur des erreurs de la défensive des Wingnuts, le releveur Luis Pardo a concédé un but sur balle à Tim Smith. Jean-Luc Blaquière, amené comme frappeur suppléant, a toutefois fendu l'air avec les buts remplis pour mettre fin à la manche. 
«C'est très difficile quand tu ne joues pas du match d'aller prendre une aussi grosse présence au bâton», a excusé Patrick Scalabrini. «On va essayer de voler une série difficile demain [aujourd'hui] contre Scott Richmond, un vétéran lanceur canadien.»
Les Capitales enverront Sheldon McDonald (7-4) sur la butte, aujourd'hui, pour faire face à l'excellent Richmond (3-1).