Carson Wentz, ici en train de prier après un match avec d’autres joueurs, s’en remet à sa foi pour combattre la déception d’être blessé.

Wentz a conservé un rôle de meneur après sa blessure

BLOOMINGTON, Minn. — Carson Wentz a mené les Eagles de Philadelphie à un dossier de 10-2 avant de se déchirer deux ligaments du genou gauche, dans la semaine 14. Résultat, il ne pourra être que spectateur lors du Super Bowl qui va opposer Philadelphie aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, dimanche.

Nick Foles l’a remplacé, aidant la formation à mériter un titre de section et la meilleure fiche dans la Conférence nationale, avant les gains contre les Falcons d’Atlanta et les Vikings du Minnesota, en éliminatoires.

Wentz a assisté aux deux derniers matchs sur les lignes de côté; en béquilles contre les Falcons, puis avec une canne face aux Vikings.

Il sera le plus ardent supporter des Eagles, dimanche, dans leur quête d’un premier championnat de la NFL depuis 1960.

Cela dit, ce n’est jamais facile pour un athlète d’être mis à l’écart. «C’est dur de savoir que ça pourrait être vous en charge sur le terrain», a dit Wentz, qui se déplace maintenant sans assistance. « (Le Super Bowl), c’était mon objectif depuis qu’on a été écartés des éliminatoires l’an dernier. J’avais comme but de jouer à Minneapolis. C’est près de chez moi (il a grandi dans le Dakota du Nord). Et nous y voilà, mais ça n’a pas la même saveur pour moi.»

Depuis sa blessure, Wentz a pris part aux réunions des quarts-arrière et aux séances d’études de vidéos. Il encourage Foles autant qu’il peut.

«Carson a été formidable, a dit le coordonnateur offensif des Eagles, Frank Reich. L’une des plus belles choses que vous pouvez observer chez quelqu’un, c’est quand il se réjouit du succès d’un autre. Être heureux pour quelqu’un qui vous vole la vedette, ça montre très clairement quel genre de leader est Carson.»

L’équipe de Carson

Depuis qu’il est sous les projecteurs, Foles donne toujours crédit à Wentz pour la métamorphose des Eagles, qui ont fini derniers de leur section en 2016. «C’est l’équipe de Carson, a dit Foles. J’ai dû prendre le relais, mais Carson est un joueur exceptionnel. J’estime qu’il est le joueur le plus utile de la NFL. C’est en grande partie grâce à lui si nous en sommes là. C’est fabuleux de le côtoyer. Il a géré ça de façon impressionnante, et il continue d’être un meneur inspirant dans le vestiaire. Il est extrêmement intelligent et quand il fait telle ou telle remarque dans la salle de vidéos, je suis toujours à l’écoute.»

Choisi deuxième au total en 2016, Wentz a obtenu 16 départs cette année-là, une saison de 7-9 pour les Eagles. Il a réussi 16 passes de touché et commis 14 interceptions. À sa deuxième année, il a fait des pas de géants avec 33 passes de touché et sept interceptions, en 13 matchs.

Wentz, qui est très croyant, s’en remet à sa foi pour combattre la déception d’être blessé. «Une blessure pendant une saison comme ça, comme équipe mais aussi comme individu, ça devient juste une occasion d’être fidèle à ce que je mets de l’avant : je joue pour [Dieu] et non pour moi, a dit Wentz. Ça m’a beaucoup appris jusqu’ici. Il a fermé la porte quant à ma saison, mais je sais qu’il en ouvrira plusieurs autres et qu’il aura un rôle pour moi.»

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D'ANCIENS EAGLES AVEC LES PATRIOTS AU SUPER BOWL

BLOOMINGTON, Minn. — Le demi-offensif Dion Lewis, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, retient surtout une chose de son passage avec les Eagles de Philadelphie. «Que je ne jouais pas», a-t-il dit, mardi, le sourire en coin.

Lewis est l’un des trois partants des Patriots qui vont affronter leur ancienne équipe lors du Super Bowl, dimanche, avec l’ailier espacé Danny Amendola et le demi de sûreté Patrick Chung.

Ils ont chacun un regard différent sur leurs vécus avec les Eagles, mais tous ont mieux fait depuis qu’ils ont été rejetés par ce club, tôt dans leurs carrières.

Lewis a été choisi par Philadelphie au cinquième tour en 2011, passant deux saisons dans leurs rangs, avant d’être échangé à Cleveland.

Amendola a été libéré tard au camp des Eagles en 2009.

Chung a débuté sa carrière en Nouvelle-Angleterre. Après une saison anodine avec les Eagles en 2013, les Patriots l’ont réembauché.

Amendola a eu ses détracteurs depuis ses débuts dans la NFL comme joueur autonome non repêché avec Dallas, en 2008. Il s’est joint aux Eagles en 2009, après avoir été remercié par les Cowboys. Mais après huit mois avec les Eagles, ces derniers l’ont libéré. Il a passé quatre saisons avec les Rams de St. Louis avant de signer un contrat de cinq ans avec les Patriots, en 2013.

En décembre, il a publié sur Twitter une photo de son chandail numéro 11 des Eagles, encadré. Un cadeau de Noël d’un ami. «C’est dans ma salle de pool. Ça me motive à chaque jour, a dit Amendola. J’ai fait beaucoup de chemin depuis. Ça n’a pas fonctionné, alors j’imagine que je prends ça comme du bagage d’expérience. Ça me fait réaliser tout le chemin parcouru.»

Chung pensait donner un nouvel élan à sa carrière en 2013, mais ça n’a pas cliqué avec le régime de l’entraîneur Chip Kelly: la saison suivante, Chung était de retour en Nouvelle-Angleterre. Il n’a pas voulu élaborer sur ce qui s’est passé il y a cinq ans. «Ça va rester entre moi et les personnes impliquées», a dit Chung.

Lewis a mené les Patriots avec 896 verges au sol et six touchés par la course, cette saison, mais ça lui tient à cœur de rester motivé.

«Il ne faut rien prendre pour acquis, dit-il. Il faut y mettre les efforts. Il faut avoir une opportunité — c’est le nerf de la guerre pour la plupart des gars, obtenir la chance de se faire valoir.»  Associated Press