Le défenseur du Canadien Shea Weber a conservé le titre du tir le puissant de la LNH avec une frappe de 102,8 mi/h. 

Weber conserve son titre

Shea Weber a défendu avec brio son titre du tir le plus puissant dans la LNH lors du concours d'habiletés du Match des étoiles de la LNH en décochant une frappe de 102,8 mi/h, ce qui est toutefois loin de sa marque personnelle réussie il y a deux ans (108,5 mi/h).
«J'ai un peu raté mon deuxième tir», a commenté le défenseur du Canadien. «Pourtant, je comptais sur lui pour me reprendre parce qu'après avoir été inactif pendant deux heures, on utilise souvent le premier tir pour se réchauffer.»
La recrue Patrik Laine (Winnipeg) est le seul autre à avoir franchi le cap des 100 mi/h avec une frappe de 101,7 mi/h. Weber avait choisi de demeurer fidèle au bâton «flex 122» qu'il utilise depuis l'an dernier et qui est l'un des plus rigides utilisés dans la LNH.
Quelles sont les chances que Weber puisse décocher un tir d'une telle puissance pendant un match? «Au cours d'une saison, il n'y a pas beaucoup d'occasions où l'on peut prendre son élan de la sorte», a noté Weber.
Parmi les autres moments forts de la soirée, le gardien Mike Smith (Coyotes de l'Arizona) a réussi un lancer de 188 pieds lors du défi des quatre lignes, alors que Ryker Kesler, le fils de 6 ans de Ryan Kesler  (Ducks d'Anaheim), a déjoué entre les jambières un Carey Price souriant lors de la fusillade individuelle. Un exploit que le petit joueur a célébré en agitant le poing.
La section Atlantique du capitaine Price a tout de même remporté la compétition et a décidé d'affronter la section métropolitaine lors de la deuxième demi-finale, dimanche, lors du Match des étoiles disputé sous la formule d'un tournoi à trois contre trois entre les quatre sections.
Festivités en famille
Price en est à une quatrième présence au Match des étoiles, mais celle-ci revêt un cachet particulier parce que les festivités se font en famille. Geoff Molson a d'ailleurs nolisé un vol pour la délégation du Canadien et les familles de Price et Weber avaient leur place à bord.
«Les priorités changent quand on vieillit et qu'on bâtit une famille. C'est vraiment important de profiter de chaque moment et c'est important pour moi d'avoir ma famille ici. Si, dans quelques années, je pouvais me souvenir de cette fin de semaine en ayant de belles photos de Liv sur la patinoire, ce serait très cool
Price n'a pas dû attendre très longtemps puisque sa fille s'est retrouvée dans ses bras durant le concours d'habiletés. Elle était aux premières loges pour assister au concours de précision.
Le fait de devenir père est une facette qu'on oublie souvent dans la carrière d'un athlète. «On dort moins», rappelle Weber dont le plus jeune des deux enfants a un peu plus de 1 an. 
Autant Price que Weber ont souligné l'élément apaisant que pouvait apporter l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille. «C'est beaucoup plus facile de laisser de côté le match qui vient de se terminer quand on rentre à la maison et qu'on a un bébé qui nous sourit», a souligné Price.
«Ça fait du bien de revenir à la maison après une journée où ça n'a pas trop bien été à l'aréna et de voir un bébé qui n'a aucune idée du stress et de la pression qu'on subit», a renchéri le colosse Weber.
Un match en plein air à Montréal?
La teneur de l'événement spécial que la LNH organisera le 26 novembre prochain, afin de souligner le centenaire de sa fondation, continue d'être floue. En conférence de presse, Gary Bettman n'a pas voulu s'avancer sur la possibilité d'un match en plein air disputé à Montréal. En octobre dernier, Geoff Molson avait soutenu qu'il «serait très surpris que ça inclut un match à l'extérieur». Moins catégorique qu'à l'époque, il a indiqué cette semaine que «la porte n'est pas fermée» à une solution permettant que Montréal présente un match en plein air.
Le bruit a couru autour du Nouvel An que le stade Percival-Molson serait dans la ligne de mire. Or, il peut accueillir jusqu'à 25 000 amateurs. Est-ce suffisant? Bettman a répondu que le match en plein air en octobre dernier à l'Investors Group Field de Winnipeg, qui a rassemblé 33 240 spectateurs, représentait pratiquement un plancher. En deçà de ce nombre, a-t-il dit, il voit mal comment la ligue pourrait faire ses frais.
Une victoire, mais pas de record pour McDavid
Connor McDavid
En 2016, Dylan Larkin (13,172 secondes) avait abaissé le record du patineur le plus rapide de Mike Gartner (13,386 secondes), établi 20 ans plus tôt. L'attaquant des Red Wings de Detroit s'attendait à ce que Connor McDavid éclipse sa marque dès cette année au concours d'habiletés du Match des étoiles. Le prodige des Oilers a toutefois remporté la compétition avec un tour en 13,310 secondes. «Je ne me suis jamais exercé à ce genre de course, sauf une fois à Edmonton. J'ai quand même réussi à retrancher 0,2 seconde à mon chrono. Peut-être qu'un jour, j'arriverai à battre Larkin...»