Le Rouge et Or a réussi à éviter d'avoir à disputer un cinquième set dans un troisième match en autant de jours à la suite d'une brillante remontée au quatrième set alors qu'il tirait de l'arrière par 20-24.

Volleyball: le Rouge et Or en bronze

Après avoir échappé la victoire, tard samedi soir en demi-finale, le Rouge et Or de l’Université Laval s’est repris de belle façon, dimanche après-midi au PEPS, pour soulever à nouveau la foule dans une victoire de 3-1 (26-24, 21-25, 25-22 et 28-26) aux dépens des Golden Bears de l’Alberta et ainsi obtenir la médaille de bronze du Championnat U SPORTS de volleyball masculin.

Le Rouge et Or a ainsi réussi à éviter d’avoir à disputer un cinquième set dans un troisième match en autant de jours à la suite d’une brillante remontée au quatrième set, alors qu’il tirait de l’arrière par 20-24. Mais la formation dirigée par Pascal Clément a puisé au fond de ses réserves pour offrir une conclusion spectaculaire à son tournoi qui le fut tout autant.

Le joueur chilien Vicente Parraguirre, qui disputait le dernier match d’une productive carrière universitaire, a eu l’honneur d’inscrire le point mettant fin à ce match, ses coéquipiers l’enlaçant avec respect et bonheur.

«À ma première année ici, je ne comprenais pas pourquoi les gens disaient Rouge et Or un jour, Rouge et Or toujours. Maintenant, je le sais...», a-t-il constaté tout juste après avoir essuyé une larme lorsque son entraîneur l’a remercié pour son parcours qui a marqué le programme de volleyball du Rouge et Or.

Le Rouge et Or a offert un grand spectacle aux nombreuses personnes ayant visité l’Amphithéâtre Desjardins-UL, en fin de semaine. Ils avaient gagné leur premier match en cinq sets, pour ensuite s’incliner dans une cinquième manche, samedi. Résultat : il jouait pour la troisième place, dimanche après-midi.

«Il est toujours difficile de remporter un match de bronze. Elle prend une place importante dans mon cœur, parce que je l’ai dit toute l’année, c’est une équipe que j’aime beaucoup. Mais aussi parce qu’on l’a fait chez nous, parce qu’on a rendu du monde heureux. Le fait qu’on soit l’équipe locale ajoutait une symbiose avec les spectateurs», a noté l’entraîneur-chef en levant son chapeau à la foule nombreuse et bruyante, au comité organisateur et à son club. Bref, aux trois éléments faisant en sorte qu’un événement soit couronné de succès.

Un cadeau

Mais l’homme de volleyball s’est dit soulagé de ne pas avoir eu à diriger un cinquième set. Et, Clément ne l’a pas caché, il était convaincu d’avoir à le faire quand sa troupe tirait de l’arrière 20-24 au troisième set.

«Honnêtement, je commençais à penser à mon alignement du cinquième set, je ne ferai pas mon petit Jo-Connaissant en prétendant le contraire. Les gars m’ont fait le cadeau de ne pas avoir à inscrire de cinquième set sur ma feuille», a précisé celui qui était ravi de la qualité du spectacle offert tout le week-end.

«Vous le savez, j’ai toujours parlé du volleyball. Et souvent sévèrement, en disant qu’il méritait plus d’attention, que c’était un spectacle exceptionnel. J’ai critiqué souvent U sports de ne pas accorder l’attention à notre sport, et puis bon, ce que je dis aujourd’hui, c’est que je suis content une fois de plus d’avoir raison. Le volleyball est l’un des meilleurs spectacles universitaires.»

En fin de journée, les Spartans de Trinity Western ont remporté l’or à la faveur d’une victoire de 3-0 (25-23, 25-21, 25-19) contre les Bodcats de Brandon (Manitoba), détenteurs de la médaille d’argent.

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LE BEAU MOMENT QU'ATTENDAIT «VICHO» DEPUIS CINQ ANS

Le joueur chilien Vicente Parraguirre (ici avec l’entraîneur-chef Pascal Clément) disputait le dernier match d’une productive carrière universitaire, dimanche. Il a aussi eu l’honneur d’inscrire le point final du match.

Il y a une raison pour laquelle Vicente Parraguirre a passé cinq ans à l’Université Laval : vivre un moment comme celui d’en fin de semaine avec ses coéquipiers du Rouge et Or. Le joueur chilien part la tête haute, médaille de bronze au cou.

«Je n’avais jamais passé la première ronde du Championnat canadien, on a joué 14 sets en trois jours, on perdait 24-20 dans le dernier, tous ces moments de tristesse ont valu la peine pour vivre celui-ci. Je ne peux pas être plus fier que ça de l’équipe», a admis le numéro 5.

Il laissera le souvenir d’un joueur spectaculaire, mais aussi celui d’une personne attachante. Il a rapidement appris le français, amusant à entendre avec son petit accent espagnol. «Il était difficile à dire au début, mais tu vas te rendre compte qu’on va se souvenir de ton nom, ça démontre à quel point tu as marqué notre histoire, merci Vicho», lui a lancé son entraîneur-chef Pascal Clément en point de presse. «J’ai reçu tellement d’amour de la part des spectateurs, des anciens du Rouge et Or. Je suis extrêmement content d’avoir pris la décision de rester ici jusqu’à la fin. Je savais que c’était ma dernière saison, et dès la première pratique, je savais qu’on avait un groupe spécial», a avoué l’auteur de 19 attaques marquantes à son dernier match.

Clin d’œil du destin, il a réussi le point décisif sur la troisième balle de match pour faire 28-26 et semer la joie sur le terrain et dans les gradins. «On a gagné! Le point, je m’en fous, n’importe qui aurait pu le faire, ça ne m’aurait pas dérangé. En plus, il n’était pas très bon, ce n’est pas de ça qu’on va se souvenir... »

Alexandre Obomsawin a été le joueur du match pour le Rouge et Or avec 24 attaques payantes. Il a donné le crédit de la victoire à la foule. «C’était la première fois de l’année qu’on jouait trois matchs en trois jours, et on ne se l’est pas rendu facile. Mais si on a remonté la pente au quatrième set et qu’on est allé chercher la grosse victoire, c’est à cause la foule. À 24-24, le PEPS vibrait, je résonnais de la tête au pied», a indiqué celui qui a été nommé dans l’équipe d’étoiles du championnat, tout comme Parraguirre.