L'objectif du Rouge et Or masculin est de bien performer au championnat canadien de volleyball, en mars.

Volleyball: le Rouge et Or à la conquête de mars dès vendredi

Pour les deux équipes de volleyball du Rouge et Or, l'objectif se trouve en mars, au championnat canadien. Mais la visite au PEPS dès vendredi de Trinity Western et de Thompson Rivers donnera une bonne indication du trajet à suivre dans les six prochains mois.
«Ça ne commence pas raide, ça commence super!» s'exclame l'entraîneur-chef de la formation masculine de l'Université Laval, Pascal Clément, à propos de la venue des doubles champions canadiens en titre à l'Université Laval.
Trinity Western domine la scène nationale masculine avec quatre titres au cours des sept dernières années. Sept de leurs joueurs gravitent dans l'une ou l'autre des équipes canadiennes, de développement ou junior. 
«C'est une référence exceptionnelle pour nous, expose Clément. Les meilleures équipes imposent les standards et en ce moment, le standard, c'est eux.»
Le Rouge et Or masculin aligne pour une quatrième année l'attaquant chilien d'exception Vicente Parraguirre. Trois en trois comme joueur par excellence au Québec, mais toujours sans médaille au championnat canadien.
«J'ai un défi plus de leadership au sein de l'équipe», explique celui qui vient d'être nommé capitaine. «Notre objectif cette année est de réussir à performer au championnat canadien. On a une belle équipe, une belle énergie.»
Clément le place dans la lignée des grands joueurs de l'histoire de l'UL aux côtés des Gino Brousseau, Michel Caze, Karl De Grandpré, Éric LeBreton. «Les meilleurs joueurs doivent transcender auprès de leur groupe et Vicho l'a fait à plusieurs reprises. Mais au canadien, l'Ouest le voit venir et ils mettent une couple d'hommes sur son cas.»
«Rendu là, il se doit d'accepter cette responsabilité d'offrir le niveau qu'on lui connaît, peu importe les circonstances, peu importe l'adversaire. Et on va le savoir assez vite en fin de semaine», promet le coach.
Parraguirre est mieux épaulé par le passeur de Toronto Ethan Ellison, capable à sa troisième année de bijoux de passes rarement vus par Clément, ainsi qu'avec le retour d'une importante blessure au dos du puissant attaquant originaire de Québec, Chhavanith Ponn.
Éviter le piège
Chez les femmes, Olivier Caron et ses protégées ont l'insigne honneur d'accueillir la crème du volleyball universitaire féminin au PEPS du 16 au 18 mars. Leur place est déjà assurée parmi les huit finalistes canadiens. Mais pas question de passer les six prochains mois à se tourner les pouces.
«On va s'arranger pour que ce ne soit pas un piège, assure Caron. On veut quand même être championnes provinciales et on a l'équipe pour ça», explique celui qui vient de voir sa troupe battre trois fois UBC-Okanagan, la semaine passée, à Québec et La Pocatière. «Ça jouait bien et ça frappait fort, l'autre bord. Et je m'attends à la même chose avec Thompson Rivers», aussi une institution de la Colombie-Britannique classée sixième l'an dernier au championnat canadien.
Anne Claudel et Claudia Besner garantissent que le fait de savoir qu'elles joueront encore le 16 mars, peu importe les résultats en saison, ne fait que les motiver davantage. 
«Si on était le genre d'équipe à se pogner le beigne, on pourrait juste s'asseoir sur le fait qu'on n'a pas besoin de se qualifier et qu'on a le championnat à la maison. Mais notre équipe, c'est le contraire de ça! On est vraiment travaillantes», illustre la libéro franco-ontarienne Besner.
Trois piliers de l'équipe Alyssa Fields, Alice Cloutier et Jade Fortin en sont à leur dernière campagne dans les rangs universitaires. Ce qui fait dire à Caron, sans détour : «Il faut que ce soit là», conclut un barreur confiant en son équipage.
Le Challenge SSQ a lieu vendredi et samedi avec les matchs à 18h et 19h30.