Vincent Lecavalier était de passage du Centre Vidéotron, samedi, dans le cadre du 60e anniversaire du Tournoi.

Vincent Lecavalier impressionné par Rico Fata au Tournoi Pee-wee en 1994

Lorsqu'il pense au Tournoi pee-wee, un nom vient en tête de Vincent Lecavalier: Rico Fata, qui avait grandi plus vite que les autres et qui avait le «cou gros comme ça», raconte en riant l'ancien numéro 4 du Lightning de Tampa Bay.

Lecavalier était de passage au Centre Vidéotron, samedi, dans le cadre du 60e anniversaire du Tournoi. Sa présence à Québec s'ajoutait à celles de la semaine dernière de Marcel Dionne, Raymond Bourque, Guy Lafleur et les frères Hanson.

En 1994, Lecavalier s'alignait avec la formation de North Shore. Outre Fata, des joueurs comme Simon Gagné, Mike Ribeiro, Éric Chouinard et Manny Malhotra avaient aussi participé au tournoi, la même année. Sa visite au tournoi fut alors courte et brève.

«Ça n'avait pas duré longtemps, on avait perdu 3-2 ou 3-1, je pense. Dans le temps, aussitôt que tu perdais le premier match, c'était fini», se souvenait celui qui n'avait pas touché la cible sur la glace du Colisée Pepsi.

Il se rappelait bien de l'importance du Tournoi, à l'époque, aux yeux d'un jeune joueur du Québec. Il en va tout autant, 25 ans plus tard. «Je parle à des gens qui ne connaissent pas le tournoi, ils ne peuvent pas le croire. Peut-être que mon fils [Gabriel, 7 ans] va y jouer un jour.»

Lorsqu'il était pee-wee, Lecavalier savait déjà que Gagné et Ribeiro étaient de bons joueurs de 12 ans. Mais Fata, qui s'alignait pour Sault Ste. Marie, reste celui qui l'a le plus marqué.

«Ça faisait un an qu'on entendait parler de lui. Je l'ai vu ici pour la première fois. Quand j'ai joué contre lui, on était un peu intimidé, il patinait tellement vite, je me disais que je ne pourrais jamais patiner aussi vite que ça...»

La suite a cependant joué en sa faveur. Lecavalier a disputé 1212 matchs dans la LNH contre 230 pour Fata. Il a marqué 421 et amassé 949 points, contre 27 buts et 63 points pour l'autre. Plus important encore, l'ancien joueur de l'Océanic de Rimouski a remporté la Coupe Stanley en 2004 avec le Lightning, qui a retiré son numéro 4, depuis.

Toujours installé en Floride, il se dit impressionné par l'édition actuelle du Lightning. À Tampa Bay, on rêve d'une autre Coupe Stanley.

«C'est incroyable, ce qu'ils font. Ils ont tellement de talent, même lorsqu'ils ne jouent pas bien, ils gagnent pareil. Ça fait quelques années qu'ils parlent de la Coupe Stanley, ils auraient pu la gagner deux ou trois fois depuis cinq ans. Ils ont le talent et la confiance pour le faire, tout le monde y croit. Avec Kucherov, Stamkos, Point, Hedman, c'est dur à battre comme club», disait-il lorsque questionné si le Lightning d'aujourd'hui était supérieur à celui de 2004.

Lecavalier fait partie d'une longue liste de grands joueurs ayant aussi évolué à Rimouski. Après lui, Sidney Crosby et Brad Richards ont porté les couleurs de l'Océanic. Présentement, c'est au tour d'Alexis Lafrenière d'y faire son nom.

«Je ne l'ai pas vu jouer, je ne peux pas vraiment commenter, mais tous ceux à qui je parle à Rimouski l'adorent. Je pense que ça va être un grand joueur.»