Revenu au 13e rang, Stroll a fait un tout droit au 42e tour et il est passé par le bac à gravier pour revenir en piste. À son retour aux puits, l'équipe a décidé que sa journée de travail était terminée.

Victoire de Vettel, abandon pour Stroll

L'Allemand Sebastian Vettel et Ferrari ont créé la surprise en lever de rideau du championnat du monde de Formule 1. Le quadruple champion du monde s'est imposé au Grand Prix d'Australie, devant les Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas.
Pour Vettel, il s'agit d'une 43e victoire en carrière et d'une quatrième depuis son arrivée chez Ferrari.
«Incroyable!, s'est exclamé Vettel sur le podium. C'était plutôt fou, de façon positive, de voir les gens envahir la piste avec des drapeaux de Ferrari. C'est une merveilleuse journée.»
Son coéquipier Kimi Raikkonen a terminé au quatrième rang, laissant présager que Ferrari sera en mesure de contester la suprématie de Mercedes cette saison.
À ses débuts en F1, le jeune pilote canadien Lance Stroll a été contraint à l'abandon au 42e tour.
Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a pris la cinquième position, devant le Brésilien Felipe Massa (Williams), les deux seuls autres pilotes à terminer dans le même tour que Vettel.
Le Mexicain Sergio Perez (Force India), l'Espagnol Carlos Sainz fils (Toro Rosso), le Russe Daniil Kvyat (Toro Rosso) et le Français Esteban Ocon (Force India) ont complété l'épreuve dans les points.
Le prochain Grand Prix sera présenté à Shanghai, en Chine, dans deux semaines.
Sebatian Vettel lève l'index de la main droite pour signifier sa première place remportée au Grand Prix d'Australie. Il s'agit d'une première victoire depuis septembre 2015 pour le pilote allemand et pour son écurie, Ferrari.
Première victoire depuis 2015
Ferrari n'avait pas savouré la victoire depuis celle de Vettel à Singapour en 2015. Mercedes a remporté 19 des 21 Grands Prix la saison dernière, Red Bull gagnant les deux autres.
Pour une deuxième année de suite, Hamilton a entrepris l'épreuve en position de tête sur le circuit d'Albert Park mais s'est contenté du deuxième rang. L'an dernier, il avait cédé la victoire à son coéquipier Nico Rosberg, qui l'a finalement devancé pour le titre en fin de saison avant d'annoncer sa retraite.
Cette fois, Vettel s'est emparé de la tête de la course quand Hamilton est rentré très tôt aux puits pour changer de pneus.
Abandon de Stroll
Parti en fond de grille, Stroll a effectué un superbe départ, ce qui lui a permis de gagner quelques places. Il a notamment profité de l'accrochage entre Kevin Magnussen (Haas) et Marcus Ericsson (Sauber) au virage no 3.
Le jeune pilote de 18 ans a toutefois dû faire un arrêt prématuré en raison d'un plat sur ses pneus après un gros freinage.
Revenu au 13e rang, Stroll a fait un tout droit au 42e tour et il est passé par le bac à gravier pour revenir en piste. À son retour aux puits, l'équipe a décidé que sa journée de travail était terminée.
Le favori local Daniel Ricciardo a connu une journée de misère. Un changement de boîte de vitesses imprévu de sa Red Bull avant la course l'a contraint à partir des puits quelques minutes après le lancement de l'épreuve. Puis une panne de moteur a mis fin à sa course au 31e tour. Un week-end à oublier pour l'Australien.
Beaucoup de positif
Lance Stroll n'a peut-être pas vu le drapeau à damier à son premier Grand Prix de Formule 1 en carrière, mais il a néanmoins offert une performance prometteuse avant d'être contraint à l'abandon en raison d'un problème de frein sur le circuit d'Albert Park, à Mebourne.
Parti en fond de grille, le jeune pilote de 18 ans de Williams a réalisé un bon départ et il occupait la 13e position quand un bris de frein avant-gauche l'a contraint à l'abandon au 42e tour.
«Pour un premier Grand Prix, il y a plein de points positifs à retenir, s'est encouragé le Montréalais d'origine. Mon rythme en course était très bon. Mais j'ai malheureusement été lâché par un disque de frein défaillant.»
Stroll a gagné quelques positions dès le premier tour, profitant notamment de l'accrochage entre Kevin Magnussen (Haas) et Marcus Ericsson (Sauber) au virage no 3. Il a toutefois dû faire un arrêt prématuré (7e tour) pour changer ses pneumatiques.
«J'ai gagné quatre ou cinq positions au départ. Mais j'ai fait un gros plat après un freinage appuyé dans un virage et cela nous a obligés à passer au plan B, celui de deux arrêts. N'empêche que je faisais une bonne course jusqu'à mon problème de frein.»
Stroll roulait à un bon rythme quand il est revenu en piste après son premier arrêt. Mais il s'est retrouvé coincé derrière l'Italien Antonio Giovinazzi (Sauber).
«J'ai perdu beaucoup de temps derrière lui même si j'étais plus rapide que lui. Mais c'est très difficile de doubler sur ce tracé. Mais j'ai été capable de me maintenir au 13e rang avant mon problème de frein.»
Il dit avoir emmagasiné beaucoup d'informations pour la suite.
«J'ai appris sur le comportement des pneus. La voiture est aussi très rapide et plaisante à conduire. Il me reste du travail à faire pour préparer le prochain Grand Prix - à Shanghai en Chine dans deux semaines.»
Massa 6e
Son vétéran coéquipier, le Brésilien Felipe Massa, a démontré le potentiel de la Williams en se classant sixième à l'issue d'une course sans histoire.
«C'est assurément une très bonne course, a admis Massa. Mon objectif était d'être devant Grosjean (Sébastien, Haas) et j'ai pu le dépasser au départ. En revanche, je savais qu'il allait être compliqué de rivaliser avec les Mercedes, les Ferrari et les Red Bull. Après avoir passé la Haas, mon Grand Prix a été sans histoire jusqu'à l'arrivée.»
«Terminer sixième me comble entièrement. Tout a parfaitement fonctionné. Nous sommes parvenus à battre nos plus proches rivaux à la régulière. C'est de bon augure pour la suite du championnat. Ce n'est pas si mal pour un vieillard!» a ajouté celui qui est sorti de sa retraite à la suite du transfert de Valtteri Bottas chez Mercedes.
La F1 «coûte trop cher», affirme Jean Todt
«La Formule 1 est le premier des sports automobiles, un grand spectacle, mais elle coûte trop cher», a regretté dimanche Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), en marge du GP d'Australie.
«Actuellement, nous n'avons que 10 équipes dans le Championnat, alors qu'il y a potentiellement 12 places, donc, clairement, nous devons être capables de remplir ses deux places, mais le seul moyen de le faire est probablement à travers une distribution différente des revenus [...] Nous devons voir comment rendre le sport plus accessible», a-t-il plaidé lors d'un point de presse.
Il ne s'agit toutefois pas d'une prérogative de la FIA, dont le rôle est de réglementer la discipline, a-t-il précisé.
Pour l'ancien directeur d'écurie, les monoplaces sont aujourd'hui «trop sophistiquées, probablement trop technologiques, [...] trop chères, trop compliquées et, dans un sens, trop fiables.»
Le président de l'instance réglementant le sport automobile est également revenu sur ses rapports avec le nouveau propriétaire de la F1, le groupe américain Liberty Media.
«Nous sommes dans une situation comparable à une lune de miel», a-t-il expliqué. «J'ai déjà rencontré les nouveaux propriétaires à Genève et à Paris pour discuter de comment améliorer les choses... Nous sommes prêts et décidés à mettre les forces et les efforts nécessaires pour élever la Formule 1 à son meilleur niveau.»
Jean Todt a par ailleurs assuré n'avoir pas encore décidé s'il serait candidat à un troisième mandat à la tête de la FIA à la fin de 2017. «J'ai beaucoup de pression pour annoncer si je serai candidat, car beaucoup de mes soutiens me poussent à postuler pour un autre mandat, ce qui est très important car, s'il y avait des résistances, ma décision serait plus facile!» a-t-il lancé. «Je déciderai dans les mois à venir ce que je veux faire.»  AFP