Même si l'association de Michael Vick avec les Falcons s'est terminée dans la disgrâce en 2007, l'ex-quart-arrière sera derrière son ancienne équipe, dimanche, lors du Super Bowl.

Vick, le fan no 1 des Falcons

Le séjour de Michael Vick avec les Falcons a pris fin dans la disgrâce, mais il sera le plus fervent partisan d'Atlanta lors du Super Bowl, dimanche.
«Beaucoup de monde sont surpris quand ils découvrent à quel point je suis derrière les Falcons cette année», a écrit Vick dans une lettre de plus de 4000 mots au site The Players' Tribune, mercredi. «Ils assument qu'il y a de la tension, de l'amertume. Je leur dis que non, mais je ne suis pas certain qu'ils me croient.»
Vick a redéfini la position de quart avec ses habiletés de passeur et de porteur de ballon. Mais après six ans avec les Falcons, dont une participation au match de championnat de la Nationale, il a été envoyé en prison en 2007, pour son rôle dans l'organisation de combats de chiens. Pendant qu'il était derrière les barreaux, le club a repêché Matt Ryan et lui a confié la position maîtresse de l'attaque.
Dans sa lettre, Vick dit qu'il a toujours pensé qu'il aurait la chance de se joindre à nouveau aux Falcons, vu son lien privilégié avec la capitale de la Géorgie. «Je voulais les guider jusqu'au Super Bowl», écrit-il. «Dans ma tête, même en prison, il y avait ceci que je n'avais pas perdu : j'étais encore le quart-arrière des Falcons d'Atlanta.»
Le coeur brisé en prison
Au pénitencier de Leavenworth, au Kansas, Vick a appris que les Falcons avaient choisi Ryan au troisième rang en 2008. Le coeur brisé, il a réalisé qu'il ne figurait plus dans leurs plans. À sa sortie de prison, il a disputé cinq saisons avec les Eagles de Philadelphie, puis il a agi comme réserviste avec les Jets de New York et les Steelers de Pittsburgh. Il n'a pas joué en 2016.
La relation entre Vick et les Falcons s'est adoucie. Il a tout de suite accepté l'invitation d'être parmi les anciens joueurs au Georgia Dome à l'occasion du dernier match de saison régulière là-bas. La foule l'a acclamé à tout rompre quand il est apparu dans une décapotable avec Roddy White, à la mi-temps.
«Les lumières étaient si brillantes et je me suis laissé envelopper. Si j'étais devenu aveugle à ce moment-là, ç'aurait été correct», écrit Vick. «Les encouragements étaient si bruyants et je me suis laissé envahir. Si j'étais devenu sourd à ce moment-là, ç'aurait été correct. Et ça s'amplifiait et ça s'amplifiait. Je ne voulais pas littéralement mourir devant 70 000 personnes, mais c'était un de ces moments où vous dites : "Vous savez quoi? Je pourrais mourir à cet instant, et ça aussi, ce serait correct." C'était parfait.»
Initialement méfiant envers Ryan, Vick dit être énormément fier de ce que son successeur a accompli. Il prédit que les Falcons vont vaincre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre 23-16, dimanche.
«Je ne peux m'empêcher de me sentir comme si je bouclais la boucle : les Falcons retournent au Super Bowl et j'y serai. Pas sur le terrain, comme je l'ai déjà rêvé. Je ne vais pas soulever de trophée, ce que j'ai déjà pensé être mon destin. Mais je serai là à encourager mon équipe le plus ardemment possible, espérant et priant. J'y serai comme si j'étais encore un membre des Falcons d'Atlanta. Dans mon coeur, je le serai toujours.»
Madden 17 couronne les Patriots
Une simulation du Super Bowl sur le jeu vidéo Madden 17 d'EA Sports prédit que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre viendront de l'arrière pour inscrire une victoire de 27-24 aux dépens des Falcons d'Atlanta. Tom Brady serait élu joueur par excellence de cette rencontre avec 30 passes complétées en 39 tentatives pour 305 verges et 3 touchés. Avec moins de quatre minutes à jouer, il orchestrerait une remontée. Avec un quatrième jeu et quatre verges à franchir et seulement 20 secondes au cadran, il rejoindrait alors Julian Edelman pour le touché gagnant. Quant à Matt Ryan, il compléterait 24 de ses 36 passes pour 287 verges, 2 touchés, mais également une interception.  AP
Goodell n'a rien contre la Nouvelle-Angleterre
Le commissaire de la NFL, Roger Goodell
Malgré le bras de fer qui l'a opposé à Tom Brady et aux Patriots lors du scandale du Deflategate, le commissaire Roger Goodell a assuré mercredi qu'il n'avait rien contre l'équipe de la Nouvelle-Angleterre et son quart-arrière étoile. La semaine dernière, le père de Brady avait estimé que son fils avait été «victime d'une chasse aux sorcières» et avait dénoncé les «mensonges à répétition de Roger Goodell». Ironiquement, Goodell devra remettre le trophée Vince Lombardi à Brady si les Pats l'emportent dimanche... «Ce n'est pas étrange pour moi de me retrouver dans cette situation», a déclaré Goodell lors de sa conférence de presse annuelle en marge du Super Bowl. «Nous ne sommes pas d'accord sur cette question, mais cela n'enlève pas tout le respect et l'admiration que j'ai pour Robert Kraft [le propriétaire des Pats], pour cette équipe. Il faut avancer, il n'y a rien de personnel, contrairement à ce que beaucoup de gens veulent faire croire.» Par ailleurs, Goodell a indiqué que la NFL n'avait pas encore statué quant à l'implantation d'une équipe à Las Vegas, où les Raiders d'Oakland pourraient déménager. Le commissaire, qui croit qu'un casino ne devrait pas pouvoir être propriétaire d'une équipe, croit qu'une ligne claire doit être tracée entre les paris sportifs et le circuit.  AFP et AP