Sebastian Vettel a remporté, dimanche, le Grand Prix de Grande-Bretagne.

Vettel profite des malheurs de Hamilton

SILVERSTONE, Royaume-Uni — Sebastian Vettel a tiré profit d’un mauvais départ et d’un premier tour désastreux pour Lewis Hamilton, dimanche, remportant le Grand Prix de Grande-Bretagne pour ainsi accroître son avance au classement des pilotes, en Formule 1.

Hamilton s’élançait de la pole, mais Vettel l’a devancé, puis son complice de Ferrari, Kimi Raikkonen, a empiré les choses pour le Britannique en le heurtant, lui faisant quitter le tracé et le reléguant au dernier rang. Hamilton a néanmoins réintégré le top 6 en 10 tours, et lui et sa Mercedes ont fini au deuxième rang.

Valtteri Bottas, également du constructeur allemand, a mené avant l’arrivée en tête de Vettel, avec cinq tours à disputer. L’Allemand Vettel a finalement prévalu par 2,264 secondes, inscrivant sa quatrième victoire de la saison.

Le podium a été complété par Raikkonen. Bottas a dû se contenter de la quatrième place. Il a admis mériter la sanction de 10 secondes pour le choc hâtif avec la voiture de Hamilton. «Une course n’est pas toujours lisse», a t-il reconnu.

Hamilton était invaincu devant les siens depuis 2014. «Je suis désolé de ne pas avoir pu vous donner une victoire», a dit l’Anglais à la foule de plus de 100 000 personnes. «On encaisse au menton, mais croyez-moi, je ne vais pas abandonner.»

Avant cette 10e course sur 21, Vettel avait un seul point d’avance sur Hamilton au classement. Le coussin est passé à huit points.

Le cinquième rang est allé à Daniel Ricciardo, de Red Bull. Son coéquipier Max Verstappen y était avant d’éprouver des ennuis liés aux freins, à quatre tours de la fin.

Stroll en 13e place

Partant de l’avant-dernière place sur 20 pilotes, Lance Stroll a terminé en 13e position avec sa Williams. «Nous avons été un peu malchanceux dans le sens d’être passés aux pneus mous juste avant la voiture de sécurité, a dit le Québécois. Nous aurions pu gagner du temps.

«Cela dit, ç’a quand même été pas mal avec la voiture que nous avons. On a suivi un peu celles devant nous, au moins. C’est loin d’être parfait encore, mais c’est un peu mieux.»

La chaude température a compliqué la gestion des pneus. Vettel a fait changer les siens avec la voiture de sûreté en fonction, après une collision impliquant Marcus Ericsson, de Sauber. La voiture en question a de nouveau été déployée après une collision Romain Grosjean-Carlos Sainz (Haas et Renault).

Vettel s’est emparée de la tête au 47e tour. Bottas a ensuite cédé le terrain à Hamilton, pour qu’il tente de rejoindre l’Allemand. Bottas n’ayant pas les pneus optimaux, il a vite été éclipsé par Raikkonen.