Au Mexique, Sebastian Vettel a pulvérisé le record de piste établi par Max Verstappen pour le devancer de 86 millièmes de seconde.

Vettel met de la pression

MEXICO — En obtenant une brillante pole position au GP du Mexique samedi, la 50e de sa carrière, Sebastian Vettel a mis la pression sur Lewis Hamilton, qui s’élancera de la troisième place et devra donc s’employer pour être sacré dimanche.

Avec un temps de 1:16,488, l’Allemand de Ferrari, dauphin du Britannique de Mercedes au championnat, a pulvérisé e record du circuit établi le matin par Max Verstappen pour le devancer par 86 millièmes de seconde.

«Je savais que ça se jouerait à un rien», a expliqué Vettel. Il est le quatrième pilote de F1 avec le plus de positions de pointe, derrière Ayrton Senna (65), Michael Schumacher (68) et Hamilton (72).


Je suis super frustré de ne pas avoir obtenu la position de tête
Max Verstappen

Cette pole, il l’a dérobée dans les tout derniers instants de la Q3 au Néerlandais, très impressionnant samedi. Le pilote de 20 ans, qui prend part à son 58e Grand Prix, devra donc encore patienter avant de s’élancer en tête d’une course de F1 pour la première pole de sa carrière.

«Nous méritons un bon résultat, mais le championnat n’est plus en notre contrôle», a rappelé Vettel, promettant de «tout donner» en course.

Sacré un peu trop vite

En se basant sur les statistiques de la saison en cours, l’issue de cette fin de semaine mexicaine semblait inéluctable : un quatrième titre pour Hamilton, qui signerait la pole, sa 12e, puis la victoire. Tôt, samedi matin, avant la troisième séance d’essais libres, les organisateurs ont d’ailleurs fait résonner l’hymne britannique dans les travées désertes du circuit des Frères Rodriguez, en forme de répétition générale.

Mais Hamilton, qui peut être sacré dimanche s’il finit dans les cinq premiers de la course, a terminé à 446 millièmes de seconde de l’Allemand, une vraie contre-performance. «Les deux pilotes devant moi ont fait un travail remarquable. J’aurais pu aller quelques dixièmes plus vite mais ça n’aurait rien changé», a estimé l’auteur de la pole en 2016 sur le Circuit des Frères Rodriguez.

Inquiétude chez Mercedes

À un journaliste qui lui demandait après les qualifications quel type de célébrations il avait prévu pour l’après-course, il a répondu le visage fermé qu’il n’y avait pas songé. Un pieux mensonge évidemment, mais qui reflète l’état de légère inquiétude qui s’est emparé du clan Mercedes.

Le premier virage pourrait être aussi rocambolesque au Mexique. Trois pilotes ont été impliqués dans des incidents l’an dernier, lorsque des voitures se sont retrouvées dans le gazon avant de revenir en piste. Les commissaires ont installé de nouveaux vibreurs dans le premier virage afin que les voitures qui s’aventurent dans le gazon doivent effectuer un long détour avant de retourner en piste.

«Personnellement, je n’aime pas ça. Ils auraient aussi bien pu mettre un mur», a confié Vettel.

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Une victoire en cadeau pour Stroll...

Lance Stroll célébrera son 19e anniversaire de naissance en piste, dimanche à Mexico. «Le plus beau cadeau qu’on puisse me faire, c’est une victoire», a lancé à la blague le Québécois, qui s’élancera de la 12e position. «Mais honnêtement, ce sera simplement une autre journée, et une autre course comme les autres. Je devrai simplement rester concentré et faire mon boulot.»

Stroll connaissait une bonne séance de qualifications jusqu’à ce que le moteur de la Toro Rosso de Brandon Hartley ne rende l’âme, entraînant un drapeau jaune inopportun. Il est donc optimiste de pouvoir se faufiler dans le top 10 m, même si son bolide est reconnu pour ses faiblesses aérodynamiques. Un handicap à Mexico, puisque la piste est située à 2200 m d’altitude, ce qui rend la densité de l’air beaucoup moins importante et, donc, les appuis de la Williams quasi inexistants. «C’est très compliqué ici en raison de l’altitude, et pas seulement pour nous», a reconnu Stroll. «Ce sera une longue course, qui sera difficile pour tout le monde.» La Presse canadienne