Sebastian Vettel (photo), qui tire de l'arrière par 24 points sur Lewis Hamilton, croit encore en ses chances de rattraper son grand rival d'ici la fin de la saison.

Vettel garde espoir de remporter le titre

BUDAPEST — La mauvaise nouvelle pour Sebastian Vettel, c’est que Lewis Hamilton a généralement l’habitude d’être encore plus fort après la pause estivale du Championnat du monde de Formule 1.

Hamilton devance Vettel par 24 points après avoir remporté les deux dernières courses, et le pilote allemand n’a sans doute pas besoin qu’on lui rappelle que son rival britannique a effacé un déficit de 14 points au même stade l’an dernier pour finalement remporter le titre par 46 points.

En dépit de l’avantage pour la vitesse — estimée à près de 0,5 seconde plus rapide que Mercedes sur certaines portions du circuit — Vettel a semblé sujet à un manque de concentration et son équipe a commis des erreurs grossières. Dimanche, Ferrari a raté les arrêts aux puits de Vettel et de Kimi Raikkonen après avoir eu du mal à installer un pneu assez rapidement.

Raikkonen a également dû disputer toute la course — près de 1h40 sous une chaleur étouffante — sans avoir à boire puisque son équipe n’a pas réussi à attacher correctement sa bouteille.

Plus tôt dans la saison, un mécanicien avait été victime d’une fracture de la jambe lorsqu’on a laissé repartir la voiture du pilote finlandais trop rapidement au Grand Prix de Bahreïn.

En Hongrie, Ferrari semblait être en position de force lors des essais libres, mais la pluie a joué les trouble-fêtes lors des qualifications. Cela a permis à Mercedes d’obtenir les deux premières position sur la grille, avec Valtteri Bottas aux côtés de Hamilton.

À la course précédente à Hockenheim, la pluie a aussi joué un rôle lorsque Vettel, nerveux, est sorti de piste vers la fin du Grand Prix d’Allemagne. Il profitait à ce moment d’une avance de 10 secondes.

Vettel demeure toutefois convaincu qu’il peut gagner le titre. «Le pendule semble osciller une fois de ce côté, une fois de l’autre, a-t-il déclaré après avoir terminé deuxième, dimanche. La constance est la clé. Je ne me suis pas rendu service [en Allemagne], mais ça fait partie de la course.»

Raikkonen sur une lancée

La bonne forme de Raikkonen est encourageante. Si le pilote de 38 ans n’a pas gagné depuis l’ouverture de la saison 2013 — au volant d’une Lotus — sa troisième place en Hongrie était un cinquième podium consécutif et une huitième en 12 courses.

Il compte 14 points d’avance sur Bottas, quatrième. Dix points séparent Mercedes et Ferrari, et la régularité de Raikkonen pourrait s’avérer vitale pour aider son équipe à décrocher son premier titre de constructeur depuis 2008.

Vettel espère que les points seront au rendez-vous, une fois que les problèmes seront aplanis. «L’an dernier, nous avons perdu le championnat parce que notre voiture n’était pas assez rapide lors la dernière partie de la saison, a-t-il expliqué. Cette année, notre voiture s’est montrée plus efficace, plus fiable et elle a encore beaucoup de potentiel de développement. Je suis donc assez confiant pour la suite.»

+

RELAXATION, CÔTE D'AZUR ET... MARIAGES

Suivre un programme d’entraînement structuré, comme tout au long de la saison, ou faire de l’exercice uniquement quand l’envie leur en prend : les pilotes de F1 n’ont pas tous le même programme pour les trois semaines de trêve du mois d’août.

«Qu’est-ce tu fais pour les vacances?» La question est revenue en boucle en marge du Grand Prix de Hongrie, remporté dimanche par le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), avant le prochain rendez-vous, à Spa-Francorchamp, en Belgique, le 26 août.

Le pilote jet-setter, très attentif à son physique, fait partie de ceux qui ne comptent pas freiner sur le sport. «Je ne suis pas vraiment le genre à rester couché sur la plage, assure-t-il. Je vais faire pas mal d’activités, m’entraîner et me préparer pour la seconde partie de saison. Bien sûr, je vais relaxer, mais le plus important pour moi est de refaire le plein d’énergie et je le fais en restant actif.»

Le quadruple champion du monde a également prévu de voyager — «parce que j’aime ça et que je veux en profiter tant que je suis célibataire» — et de passer du temps avec sa mère, sa sœur et les enfants de celle-ci, puis avec des amis. Il a également plusieurs mariages au programme, «donc je suis sûr que nous allons faire la fête», poursuit-il.

Bien sages à la maison

Vettel et son coéquipier finlandais Kimi Räikkönen ont au contraire prévu de rester chez eux, en Suisse, avec femme et enfants. «À part des excursions d’une journée à vélo ou aller à pêche», l’Allemand, fidèle à son personnage, assure ne pas avoir prévu grand-chose. «Ça va être assez ennuyeux, mais ça me convient très bien.»

Parmi ceux qui n’abandonneront pas l’activité physique, on compte le jeune Français Esteban Ocon (Force India), 21 ans, qui après des vacances sur la Côte d’Azur avec ses amis se rendra dans les Pyrénées pour un de ces stages de préparation physique qu’il effectue régulièrement.

L’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull) profite lui généralement de ses congés pour s’éloigner autant que possible de la F1. Mais, comme les pilotes restent des athlètes même loin des circuits, il ira courir quand il en aura envie et prévoit toujours beaucoup d’activités en extérieur, comme du VTT.

Le Français Romain Grosjean (Haas), qui compte parmi les plus grands amateurs de sport du paddock et participe l’hiver à la Transjurassienne (une course de ski de fond de longue distance dans le massif du Jura, dans l’est de la France), doit pour sa part disputer un triathlon.

Il prendra également «dix jours en vacances loin de tout, où [il ira] à l’envie. Si j’ai envie de m’entraîner, je m’entraînerais. Si j’ai envie de ne rien faire, je m’octroierais le droit de ne rien faire», explique-t-il.

Tous retrouveront le chemin des circuits le 23 août, pour le GP de Belgique. Avec pour la plupart un passage au simulateur pour se remettre en jambe et préparer le week-end dans les Ardennes.  AFP

LIRE AUSSI : CHARLES LECLERC, UNE ÉTOILE MONTANTE