Le pilote allemand Sebastian Vettel a dominé les deux premières séances d'essais libres du Grand Prix de Bahreïn.

Vettel dans l'ombre de Button

Sebastian Vettel a dominé les deux premières séances d'essais libres du Grand Prix de Bahreïn vendredi, sous de fortes chaleurs, mais dans l'ombre de l'annonce du retour du Britannique Jenson Button au GP de Monaco fin mai.
La nouvelle a été annoncée par un communiqué de l'écurie McLaren-Honda en fin de matinée : c'est bien le vainqueur de l'édition 2009 en Principauté qui suppléera le 28 mai Fernando Alonso.
On le sait depuis mercredi, l'Espagnol fera l'impasse sur la sixième manche de la saison pour disputer les 500 miles d'Indianapolis, deuxième étape dans sa conquête de la Triple couronne du sport automobile (avec les 24 Heures du Mans et le GP de Monaco, qu'il a déjà remporté en 2006 et en 2007).
«Je suis ravi de faire mon retour en F1 pour une course», a réagi le champion du monde 2009, cité par l'écurie britannique, retiré des circuits à la fin de la saison dernière, mais toujours troisième pilote McLaren.
«J'ai hâte de me mesurer au défi unique qu'est le Grand Prix de Monaco. Je vais piloter la MCL32 [la monoplace McLaren-Honda pour la saison 2017] sur simulateur avant cela et j'estime que je serai prêt pour la course.»
«Je dois lui parler pour négocier un pourcentage sur sa course, s'est amusé Alonso vendredi soir. Jenson connaît l'équipe, la voiture, il maximisera ce qu'il aura entre les mains à Monaco».
Un autre retour a animé le paddock vendredi : celui de Bernie Ecclestone, maître incontesté de la F1 pendant quelque quatre décennies avant d'être remercié par les nouveaux propriétaires américains, Liberty Media, début 2017.
«Je ne suis pas parti», a assuré le Britannique, invité par le prince héritier de Bahreïn et qui n'avait pas assisté à une course depuis son éviction. «Les choses ont changé pour tout le monde, j'ai changé de position, mais, à part ça, tout reste pareil».
Deux pannes pour Ferrari
Sur la piste, Vettel a signé les meilleurs chronos des deux séances d'essais libres du jour, dont la première, disputée en plein après-midi sous des températures tutoyant les 40 degrés, ne saurait être représentative des qualifications et de la course, courues au crépuscule.
Dans la séance du début de soirée, les positions sont serrées entre les trois écuries de haut de tableau, avec Valtteri Bottas pour Mercedes et Daniel Ricciardo pour Red Bull à moins d'un dixième de Vettel. Suivent Kimi Räikkönen (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes), gêné à plusieurs reprises par des concurrents.
Tout à son duel avec les Flèches d'argent, triples championnes du monde en titre pilotes et constructeurs, Ferrari tirera toutefois un bilan mitigé de cette journée, après deux pannes.
Räikkönen a en effet été privé de la plus grande partie de la première séance à cause d'une surchauffe du turbo de sa monoplace, a indiqué la Scuderia, alors que Vettel a dû repasser au stand lors de la deuxième séance après l'arrêt soudain de sa voiture.
Le Finlandais a été contraint à un changement de moteur, comme le Belge Stoffel Vandoorne (McLaren-Honda), entre les deux séances. L'Espagnol Carlos Sainz Jr s'est pour sa part arrêté lors des deuxièmes essais, sa monoplace dégageant de la fumée.
Les hostilités reprennent aujourd'hui avec une troisième séance d'essais libres de nouveau peu représentative à 8h, avant les qualifications à 11h.
Stroll sort de sa voiture le «feu» aux pieds
Même s'il a obtenu un prometteur sixième chrono lors de la première séance d'essais libres en prévision du Grand Prix de Bahreïn, Lance Stroll (photo) avait certaines sources de préoccupation à l'issue de sa journée de travail.
«Tout s'est bien déroulé lors de la première séance, a dit le pilote recrue de l'écurie Williams. Je me sentais bien dans la voiture. J'ai tout de suite compris quoi faire.
«Lors de la deuxième, je ne me sentais plus aussi à l'aise dans la voiture. Je n'avais pas les mêmes sensations. Je ne sais pas pourquoi. Il faut voir ce qui s'est passé.»
Stroll, natif de Montréal, a même connu un problème qui l'a obligé à sortir de la voiture vers la moitié de la seconde séance.
«Mes pieds étaient en train de brûler. J'ai dû sortir de la voiture, car cela me faisait trop mal. La douleur était beaucoup trop intense pour continuer. Il devait forcément y avoir un problème sur la voiture.»
Stroll s'est finalement contenté du 16e temps en soirée, terminant à 1,3 seconde et neuf positions de son coéquipier Felipe Massa.  La Presse canadienne