Le pilote de Red Bull Max Verstappen n'a complété que la moitié des épreuves du Championnat du monde, principalement en raison d'ennuis mécaniques.

Verstappen essaie de rester positif

À 19 ans, le Néerlandais Max Verstappen vit une deuxième saison compliquée chez Red Bull, marquée par de nombreux abandons sur problèmes mécaniques, mais il veut «rester positif» avant le GP d'Italie, où il aura encore le soutien massif de nombreux partisans.
Q Comment expliquez-vous que vos fans soient souvent de loin les plus nombreux sur beaucoup de circuits cette saison?
R J'estime que la moitié d'entre eux étaient déjà des fans de mon père, il y a 20 ans. Ma victoire en Espagne l'an passé qui a fait de moi le premier pilote de mon pays à remporter une course en Formule 1 a évidemment joué un rôle majeur dans cet engouement. Et de manière générale, aux Pays-Bas il y a un suivi massif de la F1, dont je profite actuellement. Les Néerlandais ne sont peut-être pas très nombreux à l'échelle mondiale, mais ce sont des fanatiques de sport qui apprécient plusieurs disciplines. Et je fais en sorte de trouver à mes partisans les meilleurs tarifs possible avec des agences de voyages et des places moins chères pour qu'un maximum puisse venir me soutenir. C'est évidemment super à vivre. À Spa, c'était incroyable de voir cette marée orange dans les tribunes. Cela me donne davantage de motivation encore et je ressens plus de pression positive.
Q Que vous a dit Alain Prost après votre abandon en Belgique? 
R Il est venu s'excuser au nom de Renault [motoriste de Red Bull], ce que j'ai apprécié. On a une eu bonne discussion sur la situation actuelle, et sur les façons de faire mieux à partir de maintenant. J'étais très déçu, car ma première moitié de saison avait été gâchée par ces trop nombreux abandons, et j'étais rentré de vacances très motivé avec l'espoir que cela allait changer. J'essaie de rester positif pour la suite de la saison, mais ce n'est pas toujours facile. Ce week-end ne va ainsi pas être notre meilleur a priori en raison des pénalités sur la grille que je vais subir.
Q Que répondez-vous à ceux qui pensent que votre style de pilotage est en cause dans vos abandons?
R Qu'il est clair qu'ils ne comprennent rien à la Formule 1. De par la nature des voitures actuelles, même si je voulais casser un moteur, je ne pourrais pas y arriver. Et mon retrait à Spa est d'ailleurs dû à une erreur de logiciel, pas à une casse moteur.
Q Prenez-vous davantage de plaisir à conduire les monoplaces 2017?
R Cela a été un grand pas en avant par rapport à 2016 en terme de plaisir au volant, pas seulement avec la puissance accrue, mais aussi avec la meilleure adhérence des monoplaces. À Spa, avec peu d'essence dans la voiture, c'était par exemple très agréable d'attaquer au maximum dans les virages. La voiture a une très grande stabilité. Elle est plus lourde et on encaisse plus de G, mais on a fait en sorte de s'entraîner en conséquence durant l'avant-saison.
Q Avez-vous conscience d'avoir encouragé par votre succès précoce une tendance qui voit des pilotes de plus en plus jeunes arriver en F1?
R Oui, et j'espère que cette tendance va se poursuivre. Je pense que c'est toujours mieux de démarrer tôt en F1. Les équipes osent maintenant engager des pilotes plus jeunes, ce qui est très positif de mon point de vue.