Vasek Pospisil
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Vasek Pospisil renverse Milos Raonic; Auger-Aliassime défait Murray

La Presse Canadienne
NEW YORK — Après des performances productives sur le site des Internationaux des États-Unis la semaine dernière, Milos Raonic a vu ses espoirs de répéter l’exploit au même endroit, mais pendant le tournoi du Grand Chelem, anéantis par un compatriote canadien.

De son côté, le Québécois Félix Auger-Aliassime a renversé un ancien champion du tournoi. Auger-Aliassime a défait le Britannique Andy Murray 6-2, 6-3, 6-4 en fin de soirée.

Plus tôt dans la journée, Vasek Pospisil, 94e joueur mondial, a causé une forte surprise en éliminant Raonic, classé 18e, en quatre manches de 6-7 (1), 6-3, 7-6 (4), 6-3 dans un duel de deuxième ronde qui a duré 3 h 21 minutes, jeudi après-midi.

«Jouer contre Milos n’est jamais facile, parce qu’il est le genre de joueur qui possède tellement d’outils», a décrit Pospisil.

«Lorsqu’il a du temps pour frapper la balle, il vous place sur la défensive, et ce n’est pas la position dans laquelle vous voulez vous trouver quand vous jouez contre lui. Je voulais lui enlever ce temps.»

Selon Pospisil, les deux joueurs ont pris du temps pour devenir à l’aise face à un adversaire familier.

«Je pense que le premier set a eu un effet sur chacun de nous. Je pouvais sentir qu’il y avait un peu de nervosité de chaque côté, et j’ai commencé à me sentir de plus en plus à l’aise au fur et à mesure où le match avançait. J’ai trouvé un très bon rythme et je me déplaçais très bien. Il servait très bien, mais j’ai assez bien lu ses services.»

Samedi, Raonic avait atteint la finale de l’Omnium Western & Southern - déplacé de Cincinnati à New York à cause de la pandémie de la COVID-19 - avant de s’incliner devant le numéro un mondial Novak Djokovic en trois manches.

«Si vous regardez le tout dans un ensemble, je pense que je peux en tirer beaucoup de bonnes choses», a analysé Raonic.

«Si quelqu’un m’avait dit que j’allais amasser quelque chose comme 645 points, j’aurais considéré qu’il s’agissait de bonnes nouvelles. Globalement, il y a beaucoup de positif à en tirer. Évidemment, la journée d’aujourd’hui va m’embêter pendant un certain temps. Mais je dois regarder le portrait dans son ensemble.»

Pospisil, qui est originaire de Vancouver, a réalisé le bris crucial du quatrième set lors du huitième jeu, pour se donner une avance de 5-3. Il a consolidé le bris et mis fin au duel dès le jeu suivant en ne concédant qu’un seul point à son compatriote.

Raonic a dominé au chapitre des as, avec 29 contre 19, mais il a commis 11 doubles fautes contre cinq pour Pospisil. L’Ontarien a également fait face à dix balles de bris, le double de Pospisil.

En plus du bris en quatrième manche, Raonic a aussi perdu son service lors du sixième jeu du deuxième set et a été incapable de convertir une seule balle de bris.

«Lorsqu’il a dû le faire, il a livré la marchandise chaque fois», a noté Raonic, qui a commis 35 erreurs directes, contre 27 pour Pospisil.

En troisième ronde, Pospisil affrontera l’Espagnol Roberto Bautista-Agut, 11e joueur mondial, qui a défait le Serbe Miomir Kecmanovic jeudi. Bautista-Agut a gagné ses trois matchs en carrière contre Pospisil, le dernier remontant en 2015 à Marseille.

En fin de soirée, Félix Auger-Aliassime a eu besoin de deux heures sept minutes pour battre Murray, vainqueur du tournoi en 2012.

En fin de soirée, Auger-Aliassime a eu besoin de deux heures sept minutes pour battre Murray, vainqueur du tournoi en 2012.

Auger-Aliassime, 15e tête de série, a réussi 24 as et 52 coups gagnants, contre deux doubles fautes et 30 fautes directes. Il a perdu seulement cinq points sur sa première balle de service pour une efficacité de 89 %.

Murray, maintenant 115e au classement mondial après avoir été ralenti par des blessures au cours des dernières années, n’a jamais obtenu de balle de bris contre la sensation québécoise. Il a été victime de quatre bris de service.

Au troisième tour, Auger-Aliassime sera opposé au gagnant du duel entre le Britannique Daniel Evans, 23e tête de série, et le Français Corentin Moutet, 77e raquette mondiale. Ce match a été interrompu, jeudi, en raison de la pluie.

Fernandez déçue

Plus tôt en journée, le parcours de la Lavalloise Leylah Annie Fernandez avait pris fin au deuxième tour, après un revers de 6-4, 6-3 devant l’Américaine Sofia Kenin.

Fernandez, qui a semblé nerveuse par moments, n’a pas obtenu la moindre de balle de bris contre Kenin, la championne en titre des Internationaux d’Australie et quatrième raquette mondiale.

Leylah Annie Fernandez

Kenin a converti trois de ses cinq balles de bris pour prendre l’avantage dans la rencontre, dont la dernière a mis fin au match.

De plus, la Québécoise de 17 ans, 104e au monde, a commis six doubles fautes et un total de 26 fautes directes, contre 18 pour son adversaire.

Kenin a mis un terme à la rencontre après une heure et 21 minutes de jeu.

«Elle est une top-5 pour une raison. Elle retourne beaucoup de balles en jeu et elle a joué un excellent match, mais honnêtement, je n’ai pas bien joué. J’ai fait trop d’erreurs», a déclaré Fernandez, qui avait savouré sa première victoire en tournois du Grand Chelem contre la Russe Vera Zvonareva, mardi.

«Sans rien enlever à Sofia, elle a très bien joué. Mais au mieux aujourd’hui, je me donne une note de deux, peut-être, sur 10. Et c’est parce que je suis gentille envers moi-même.»