Thomas Chabot 
Thomas Chabot 

Une victoire amicale de Thomas Chabot en attendant son troisième combat

Inactif sur le ring depuis le début de la pandémie, Thomas Chabot, un jeune boxeur de 20 ans de Thetford Mines, a savouré une petite victoire amicale sur des collègues plus expérimentés, récemment, en remportant les premières Olympiades, un petit défi pour valoriser l’entraînement physique organisé par Eye of the Tiger Management et Punching Grace.

À tout de rôle, dans un parc de la Rive-Sud de Montréal, chaque boxeur devait participer à sept épreuves en lien avec l’entraînement de la boxe. Au terme de l’exercice, Chabot a remporté la bourse à l’enjeu de 1000$ qu’il devait remettre à la fondation de son choix.

«C’était amical et pour la bonne cause, mais on a tous l’esprit de compétition. Je ne savais même pas qu’il y avait une bourse rattachée à cela. J’ai donné le montant à la fondation Enfant Santé, de Thetford Mines. Présentement, je n’ai pas le moyen de le faire, mais dans l’avenir, j’espère pouvoir aider d’autres œuvres du genre dans ma région», expliquait celui qui rivalisait — sans jamais les voir en personne — avec David Lemieux, Steven Butler, Erik Bazinyan, Mathieu Germain et Clovis Drolet, originaire de Beauport.

Chabot (2-0) avait livré son dernier combat le 21 février, à Rimouski, et y avait signé sa deuxième victoire chez les professionnels contre le Mexicain Lux Marcos Garcia. Il avait réussi sa rentrée le 25 janvier contre le Polonais Robert Niedzwiedski. Il l’avait emporté par K.-O. dès le premier round dans les deux cas.

«Quand tout a arrêté à cause de la pandémie, en mars, j’étais sur le point de livrer mon troisième combat. En fait, je commençais la période de perte de poids pour la pesée et le combat devait avoir lieu, le samedi, au Casino de Montréal. Mais mon entraîneur m’a alors dit que le combat était annulé», racontait-il, jeudi.

Chabot, comme les autres boxeurs un peu partout au Québec, a repris l’entraînement de façon individuelle, mais à l’extérieur. Il peut frapper sur des sacs de sable, faire de l’entraînement supervisé, mais il n’a pas encore le feu vert pour effectuer des rounds d’entraînement avec un adversaire entre les câbles.

«Pendant la pandémie, je n’ai pas arrêté de m’entraîner à la maison. On ne peut pas encore boxer contre quelqu’un, mais c’est plus le fun maintenant», convenait celui qui réside sur la Rive-Sud de Montréal.

Pour ce qui est de son avenir immédiat, le protégé de l’entraîneur Vincent Auclair n’en sait rien, à part qu’un prochain combat pourrait avoir lieu à huis clos. «Ce serait de l’inconnu pour nous de faire un combat sans la présence de spectateurs qui t’encouragent. J’ai hâte, on est plusieurs à attendre ce moment.»

Ne resterait plus qu’à lui trouver un adversaire. Et dans son cas, l’exercice pourrait être un peu difficile, car les boxeurs de la catégorie des poids plumes sont peu nombreux au Canada. Et comme les frontières sont toujours fermées, on ne peut envisager la tenue d’un combat contre un étranger.

«Il n’y a pas beaucoup de gars de 130 livres au Canada. Il y a en deux ou trois, mais ils ont déjà entre 20 et 30 combats à leur crédit, tandis que moi, j’en ai seulement deux. À ce moment-ci de ma carrière, ce ne serait pas me rendre service que je les affronte. Mais je me prépare quand même et je veux être prêt dès que je pourrai me battre à nouveau. Je vais en profiter pour continuer à me développement et améliorer ma technique», ajoutait le boxeur gaucher.