Sebastian Vettel

Une trêve entre Hamilton et Vettel

Circulez, il n'y a plus rien à voir. Vraiment? Deux semaines après leur accrochage au Grand Prix d'Azerbaïdjan, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton ont enterré la hache de guerre en termes de communication, mais qu'en sera-t-il sur la piste lors du GP d'Autriche, cette fin de semaine?
Réunis en conférence de presse jeudi, à la veille de la neuvième manche de la saison, les deux pilotes semblaient vouloir en revenir au duel policé qui les opposait jusque-là pour le titre mondial. «J'ai toujours autant de respect pour lui que j'en avais jusque-là», a assuré le Britannique, très souriant. Et l'Allemand, plus fermé, de renchérir : «Le respect que nous avons l'un pour l'autre sur et hors de la piste facilite les choses».
Finies donc les invectives par médias interposés - Vettel : «La Formule 1, c'est une affaire d'adultes»; Hamilton : «S'il veut prouver qu'il est un homme, on devrait le faire en dehors de la voiture, face à face» -, l'heure est à la trêve.
Il y a deux semaines, un Vettel en furie avait donné un coup de volant pour heurter la voiture de Hamilton à basse vitesse, puisqu'il croyait que le Britannique venait de freiner brusquement directement devant lui. Il a appelé Hamilton au lendemain de l'incident de Bakou.
«J'ai dit à Lewis que je n'avais aucune intention de lui faire du mal, mais c'était tout de même une erreur, dangereuse et absolument pas nécessaire», s'est excusé Vettel. La Fédération internationale de l'automobile l'a jugé seul responsable, sans toutefois lui imposer de sanction supplémentaire.
Pas le choix d'être sage
Le quadruple champion du monde (2010-2013) a de toute façon intérêt à filer droit. Il totalise en effet 9 points de pénalité sur les 12 derniers mois. Or, à 12, la sanction tombe, sous la forme d'une suspension pour une course. S'il passe la manche autrichienne sans se faire remarquer des commissaires, le pilote Ferrari verra ses points de pénalité descendre à sept et pourra respirer un peu mieux.
Au Championnat du monde des pilotes, l'Allemand compte 14 longueurs d'avance sur le Britannique, alors que les deux hommes sont dans des dynamiques très similaires, ayant inscrit respectivement 67 et 66 points lors des quatre dernières courses. Avec AP