La défaite des Rangers contre les Capitals, mercredi, a confirmé l’élimination de l’équipe new-yorkaise, qui est officiellement en phase de reconstruction, ce qui pourrait devenir une source de frustration pour le vétéran gardien Henrik Lundqvist.

Une reconstruction, terrain inconnu pour Lundqvist

WASHINGTON — Henrik Lundqvist a eu droit à un bref aperçu de la période de reconstruction qui s’amorcera chez les Rangers de New York. Et ce n’est pas joli.

Mercredi dans la défaite de 3-2 en prolongation contre les Capitals de Washington, Lundqvist s’est fâché contre un jeune défenseur qui avait laissé le champ libre à l’adversaire, lui permettant d’égaler la marque. Ce but a finalement mené à la 44e défaite de la saison des Rangers. Pourtant, le gardien de but de 36 ans semblait serein, plus tôt dans la journée, avec le virage jeunesse qu’avait choisi de prendre l’organisation dans le but de bâtir de nouveau l’équipe avec un solide noyau de joueurs.

Néanmoins, la tête d’affiche de la concession depuis plus d’une décennie a semblé très dérangée par l’erreur causée par le manque d’expérience, ce qui pourrait se reproduire souvent dans les prochaines années. «C’est tellement frustrant», a souligné Lundqvist.

Lorsque le dg Jeff Gorton s’est engagé à instaurer un vent de fraîcheur dans l’organisation, réduisant considérablement les chances des Rangers de participer aux séries éliminatoires, Lundqvist a entamé une bataille intérieure. C’est que le Suédois n’a jamais disputé un match dans la LNH alors que son équipe n’avait aucune chance de participer aux séries.

«En tant que compétiteur, tu veux gagner, et je n’avais jamais expérimenté ça auparavant», a admis Lundqvist mercredi, quelques heures après que les Rangers eurent officiellement été éliminés des séries. «C’est assurément une nouvelle expérience. Mais nous sommes tous en faveur de cette décision.»

Lorsqu’il est devenu clair que l’équipe ne se taillerait pas une place en séries, Gorton a échangé le capitaine Ryan McDonagh et les attaquants Rick Nash, J.T. Miller et Michael Grabner avant la date limite des transactions et a bâti un plan pour l’avenir. Lorsque les Rangers se sont présentés sur la glace mercredi, il y avait 15 joueurs parmi la formation avait en bas de 26 ans.

Avec les trois ans restants au contrat de Lundqvist, à 8,5 millions $ par saison, il est impossible de savoir ce que l’avenir réservera au gardien de but. Avec 11 participations aux séries et une participation à la finale de la Coupe Stanley avec nul autre que Lundqvist comme pilier, les Rangers pourraient ne plus être en mesure de procurer à leur gardien un autre parcours en séries.

Vigneault sur la corde raide

Avec une clause de non-mouvement et avec la réputation qu’il s’est bâtie, Lundqvist pourra choisir son avenir. Alors que d’autres, comme Zuccarello et l’entraîneur-chef Alain Vigneault, ne bénéficieront pas de la même chance.

En février, lorsqu’il avait annoncé le plan de rajeunissement de l’équipe, Gorton n’a pas voulu répondre aux questions concernant l’avenir de Vigneault derrière le banc de l’équipe et il avait alors affirmé : «Nous sommes tous en partie responsables de ce que l’on voit.»

Ce sera la première fois depuis la dernière décennie que Vigneault ne sera pas à la barre d’une équipe lors des séries. Il s’agit d’un coup dur pour l’homme de 56 ans, qui se retrouvera certainement derrière le banc d’une équipe de la LNH la saison prochaine.

«Une décision difficile a été prise en tenant compte de l’avenir à long terme de l’organisation et nous devons le respecter et nous devons faire notre travail», a expliqué Vigneault, mercredi. «C’est ce que je tente de faire et c’est ce que mon équipe et les autres entraîneurs tentent également de faire.»