Ayant évolué avec le Five de Sudbury en 2018-2019 et les Hurricanes d’Halifax cette année dans la Ligue nationale de basketball du Canada (LNBC) et les Stingers d’Edmonton de la CEBL l’été dernier, Mamadou Gueye avait encore le goût de voir du pays.
Ayant évolué avec le Five de Sudbury en 2018-2019 et les Hurricanes d’Halifax cette année dans la Ligue nationale de basketball du Canada (LNBC) et les Stingers d’Edmonton de la CEBL l’été dernier, Mamadou Gueye avait encore le goût de voir du pays.

Une quatrième province pour Mamadou Gueye

En signant jeudi avec les Bandits de Fraser Valley de la Canadian Elite Basketball League (CEBL), l’attaquant de Québec Mamadou Gueye poursuit le voyage à travers le Canada qu’il a entamé depuis qu’il a fait le saut chez les professionnels après une brillante carrière universitaire.

Ayant évolué avec le Five de Sudbury en 2018-2019 et les Hurricanes d’Halifax cette année dans la Ligue nationale de basketball du Canada (LNBC) et les Stingers d’Edmonton de la CEBL l’été dernier, Gueye avait encore le goût de voir du pays.

«Le nouveau «coach» de Fraser Valley, Kyle Julius était intéressé à mes services et moi, je me disais que ce serait bien de changer d’air un peu», déclare l’athlète de 26 ans qui avait été attiré avec les Stingers par son ancien entraîneur des Golden Bears de l’Université d’Alberta, Barnaby Craddock, qui est depuis retourné à son poste universitaire.

Après avoir marqué une moyenne de 11.9 points par match l’an dernier à Edmonton, Gueye avait maintenu une moyenne de 11.2 points, 5.6 rebonds et 1.3 aides par match à Halifax avant l’arrêt brutal de la saison en raison de la pandémie de COVID-19.

«Je me suis promené beaucoup depuis que je suis passé pro. J’ai joué en Allemagne avec le FC Schalke 04 de Gelsenkirchen. J’ai aussi eu des essais en Colombie, mais ça n’a pas marché», poursuit le produit du Laser de Rochebelle et des Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy.

Rêve de la NBA

Celui dont on se souvient encore pour son panier de trois points victorieux qui assurait Équipe Canada d’une médaille lors des Jeux du Commonwealth de 2018 est heureux de pouvoir poursuivre son cheminement au basketball professionnel.

«La LNBC et la CEBL offrent un bon calibre de jeu avec des joueurs super talentueux qui travaillent fort. Ce sont tous des gars qui ont l’ambition d’aller au prochain niveau», explique-t-il.

Gueye a même croisé sur son chemin quelques anciennes gloires de la NBA. «En 2018-2019, j’ai joué contre l’ailier Glen «Big Baby» Davis, qui a remporté le championnat de la NBA avec les Celtics de Boston en 2008. Il portait les couleurs du Edge de St. John’s. Il est gros, il prend de la place sur le terrain! C’est bien de voir que je peux tenir mon bout face à des gars comme lui.»

Gueye avoue d’ailleurs toujours entretenir le rêve de toucher un jour le parquet d’un terrain de la NBA. «Bien sûr que ce rêve est toujours présent, mais on ne sait jamais comment les choses arrivent. Je crois que c’est un objectif atteignable même si je sais que la NBA ouvre surtout ses portes aux joueurs qui sont passés par les universités américaines», poursuit-il.

L’attente

En attendant, Gueye vient de voir sa saison dans la LNBC être écourtée par la pandémie de COVID-19 et ne sait toujours pas quand débutera la prochaine saison de la CEBL, dont le lancement devait se faire en mai, mais qui a été repoussé à juin au plus tôt.

«C’est une situation extraordinaire pour tout le monde», poursuit celui qui est de retour à Québec avec sa famille. «On attend, j’utilise mon espace pour m’entraîner, je fais du «bench press», de la marche», raconte-t-il.

D’ailleurs, celui qui travaillé durant son adolescence à monter le terrain en vue des matchs des défunts Kebs ne cache pas qu’il aimerait bien voir un jour le basketball professionnel renaître dans la capitale.

«Je crois qu’il y aurait un marché pour ça. Plusieurs gars de Montréal vont maintenant jouer dans les universités américaines et, malheureusement, les jeunes ne restent pas dans le système québécois, car il ne leur donne pas assez de visibilité», explique celui qui est ami avec les anciens Kebs Jonas Pierre, Charles Fortier et Samuel Audet-Sow.

Gueye voit d’ailleurs dans la popularité des Raptors de Toronto d’un océan à l’autre l’indice que le basketball peut fonctionner au Canada. «Tout le monde s’intéresse au basket et aux Raptors maintenant. Je crois que plusieurs ont découvert notre sport grâce à leur championnat de 2019», conclut-il.