Richard Holmes et Clovis Drolet s’affronteront au gala «Révolution» vendredi.

Une première pour Clovis Drolet

Pour la première fois de sa carrière, Clovis Drolet livrera un combat de 10 rounds, vendredi, à l’occasion du gala «Révolution» présenté au Complexe Capitale Hélicoptère. Un défi qui plaît au boxeur de Beauport.

Drolet (10-0, 6 KO) sera l’un des quatre boxeurs de la région de Québec à se battre à la maison, pour l’occasion. Il croisera le fer avec le Jamaïcain Richard Holmes, qui montre un dossier de 18-10 (8 KO).

«Ce sera mon premier 10 rounds, on a eu un bon camp d’entraînement avec plusieurs gars frais devant moi. J’arrive bien préparé pour affronter un gars en mesure aussi de faire les 10 rounds», confiait le pugiliste de 28 ans.

À la pesée officielle de la carte mise sur pied par le promoteur québécois Eye of the Tiger Management, jeudi, Drolet a fait le poids, l’aiguille s’arrêtant à 156 livres, soit la limite permise. Il voit ce combat comme un tremplin vers d’autres plus importants dans un avenir rapproché.

«L’objectif, c’est toujours d’augmenter le nombre de rounds, parce que chez les pros, les titres mineurs et les championnats du monde sont toujours des combats de 12 rounds. Pour moi, le but est de livrer un bon combat et offrir une belle performance, car c’est cela qui nous permet d’avancer.»

Drolet devait se battre, en juin, mais une blessure l’en a empêché. Il a pris le temps de bien se préparer pour ce retour dans le ring.

«La boxe n’est pas comme le hockey, on ne peut pas jouer malgré une petite blessure. On a préféré prendre le temps de se soigner comme il faut. Au hockey, j’aurais pu jouer, parce que si la douleur revient, on peut sauter un tour, le temps que le mal passe. Mais à la boxe, si on arrête en plein milieu du combat, on perd, et ce n’est pas ce qu’on veut.»

Il connaît un peu son rival, notamment pour avoir visionné des combats de ce dernier contre d’autres boxeurs canadiens.

«Il a souvent remporté des victoires dans des combats serrés, ce ne sera pas facile. Le gars sait boxer, il bouge bien, il attaque, je vais devoir faire preuve d’intelligence, ne pas me vider dans les cinq premiers rounds pour lui laisser les cinq autres.»

Professionnel depuis deux ans, Drolet pense être rendu à une étape où des ceintures pourraient être en jeu.

«Je veux me battre pour des titres mineurs d’ici deux ans. Et quand tu en as, tu montes dans les classements et tu peux te faire appeler n’importe quand. Je pense que des combats contre des top-30 et top-50, ça s’en vient pour moi.»

Vendredi, il se battra dans sa région, devant les siens, mais ne s’en émoustille pas plus que ça. «Mes proches sont majeurs et vaccinés, ils sont capables de s’occuper d’eux-mêmes. À mon premier combat à Québec, ça m’avait énervé, mais je pense que ce n’était pas un stress nécessaire. Dans le fond, les gens veulent je boxe de mon mieux.»

Tous les boxeurs ont réussi la pesée, jeudi, en prévision du gala de vendredi. La première cloche sonnera à 19h, huit combats seront au programme, incluant le Beauceron Hubert Poulin, Leila Beaudoin (Témiscouata) et Lexson Mathieu (Québec).